Les accords de Luanda: un piège pour la RDC?

Publié le par veritas

Les accords de Luanda signés entre la République Démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda soulèvent de nombreuses interrogations et controverses. Leur mise en œuvre pourrait avoir des conséquences dramatiques pour le gouvernement congolais, déjà confronté à une situation sécuritaire fragile à l’est du pays.

Des combattants des FDLR en 2012

Un contexte complexe et explosif.

En juillet 1994, l’arrivée au pouvoir du Front Patriotique Rwandais (FPR), dirigé par Paul Kagame, a entraîné un exode massif de Hutus vers l’est de la RDC, alors appelé Zaïre. Craignant des représailles, ces réfugiés ont établi des camps dans la région, bientôt ciblés par des attaques militaires orchestrées par le Rwanda à partir de 1996. Ces violences, documentées notamment dans le rapport Mapping des Nations Unies publié le 1er octobre 2010, ont entraîné des massacres massifs de réfugiés hutus et de populations congolaises locales, souvent considérés comme proches de ces réfugiés.

Depuis lors, le Rwanda, sous la direction de Kagame, est régulièrement accusé de maintenir une présence militaire informelle en RDC pour poursuivre les réfugiés hutus, piller les ressources minières, et consolider son influence géopolitique.

La création des FDLR et l’échec des offensives congolaises.

En 2000, des réfugiés hutus traqués ont formé les Forces Démocratiques de Libération du Rwanda (FDLR), un groupe armé visant à se défendre face à l’offensive rwandaise. Malgré des collaborations militaires entre Kinshasa et Kigali pour neutraliser les FDLR, les résultats ont toujours été décevants.

En parallèle, la situation sécuritaire à l’est de la RDC s’est encore dégradée en 2021 avec l’émergence du M23, un groupe rebelle soutenu par le Rwanda selon de nombreux rapports internationaux. Kagame a justifié cette intervention en évoquant des prétextes tels que la protection des Tutsis congolais et la lutte contre les FDLR.

Les accords de Luanda : une porte ouverte aux incertitudes.

Les accords de Luanda, conclus sous l’impulsion des États-Unis, stipulent que le Rwanda retirera ses troupes de la RDC si Kinshasa mène des actions militaires contre les FDLR. Cependant, ces accords restent silencieux sur la question des territoires conquis par le M23. Cela soulève une question cruciale : qui a conseillé au gouvernement congolais d’inclure les FDLR dans ces discussions, alors que ce groupe armé ne contrôle aucun territoire ni au Rwanda ni en RDC ?

Pour Kigali, les FDLR représentent une menace idéologique et militaire. Le Rwanda affirme également que certains membres des FDLR sont intégrés aux Forces Armées de la RDC (FARDC), ce qui complique davantage toute action militaire contre ce groupe. Si cela est vrai, quelles troupes congolaises pourront combattre les FDLR ?

Un piège stratégique pour la RDC.

Ces accords placent Kinshasa dans une position impossible. Alors que près de 30 ans de tentatives, impliquant même la communauté internationale via la MONUSCO, n’ont pas réussi à neutraliser les FDLR, la RDC se retrouve aujourd’hui seule face à cette mission quasi impossible. Pendant ce temps, le Rwanda pourrait continuer à exploiter cette situation pour maintenir une emprise sur les riches ressources minières de l’est congolais et perpétuer l’insécurité.

Des risques pour le gouvernement Tshisekedi.

Si le président Félix Tshisekedi ne réexamine pas les implications des accords de Luanda, il risque non seulement de perdre le soutien des populations locales, mais aussi de voir l’est de la RDC s’éloigner définitivement du contrôle de Kinshasa. Les populations, lassées des exactions du M23 et de l’inaction du gouvernement, pourraient le percevoir comme un traître.

Les accords de Luanda pourraient bien être un piège soigneusement orchestré par Kigali pour diviser davantage la RDC, affaiblir son gouvernement, et poursuivre l’exploitation de ses ressources naturelles au détriment de la stabilité et de la souveraineté du pays. La vigilance s’impose, car chaque décision prise aujourd’hui pourrait déterminer le futur de l’est congolais et l’unité de la nation tout entière.

Veritasinfo.

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C
Les Rwandais et étrangers qui suivent la guerre en RDC ne comprennent rien au jeu de Tshisekedi, président démocratiquement élu de la RDC.<br /> Sur les FDLR<br /> 1/ Devant le monde entier, Tshisekdi, son ministre Paluku et l'ambassadeur de la RDC à l'ONU ont dit que les FDLR n'existent pas et FDLR=coltan, cobalt, uranium= cuivre etc.<br /> 2/ Devant le monde entier, Kagame, président du Rwanda, Kabarebe alors ministre de la défense du FPR, Mukuralinda, porte-parole du Gouvernement rwandais et autres oligarques et excroissances du régime ont dit que les FDLR n'existent pas et qu'elles sont devenues l'engrais (ifumbire) des forêts congolaises. L'inexistence des FDLR comme organisation politico-militaire susceptibles de porte atteinte à la sécurité de l'Etat Rwandais est limpidement confirmée parKagame et les siens. Ces faits sont établis. Par conséquent, sous peine de mauvaise foi, nul ne peut les contester.<br /> Au regard des affirmations publiques des dirigeants rwandais et congolais, comment le Président Congolais a-t-il fait entrer les FDLR inexistantes dans le jeu politique congolo-rwandais ou dans les négociations entre son pays et Kagame? Kagame car celui-ci n'est pas le Rwanda et celui-ci n'est pas Kagame. Une confusion est faite entre le Rwanda et Kagame. C’est Kagame qui a unilatéralement pris la décision d’envahir militairement la RDC au mépris de la constitution rwandaise en vigueur et en toute impunité. Au Rwanda, Kagame= loi= justice et vice versa.<br /> Pourquoi, Tshisekedi n'a-t-il pas opposé à Kagame ses propres déclarations publiques contradictoires sur l'inexistence des FDLR car nul ne peut prétendre mieux les connaître que lui? Qui lui a conseillé de commettre une telle énormité?<br /> Sur les prétendues négociations de Luanda<br /> 1/ Kagame a maintes fois dit devant des millions Rwandais et étrangers que le Rwanda n'a aucun soldat et encore moins des prisonniers sur le territoire congolais. Il a plusieurs fois réitéré ses affirmations, même devant le Conseil de Sécurité de l'ONU.<br /> La présence des soldats rwandais sur le territoire congolais n'est plus discutable. C'est donc un fait établi. <br /> Il s'ensuit que reconnaitre cette présence signifie reconnaître tous les crimes de masse qui ont été commis par les soldats rwandais contre des milliers voire des millions de Congolais. <br /> <br /> C'est également reconnaitre les pillages à grande échelle des minerais de la RDC par Kagame et sa clique, sans oublier les trafics d'organes surtout d'enfants à grande échelle dans le Nord Kivu. Le Rwanda est le premier pays en Afrique dans le domaine de commerce d'organes des êtres humains d'une part et a fabrication de la fausse monnaie d'autre part. Des centaines de corps de Rwandais sans vie sont retrouvés sans tête et/ou éviscérés. <br /> <br /> Dans le Nord Kivu, combien d'enfants congolais sans parents ni proche pour les prendre en charge disparaissent? Combien d'enfants congolais du Nord Kivu sont des campas de concentration dont les images ont fait et font encore les tours du monde? <br /> In fine, la reconnaissance expresse par Kagame quant à ses méfaits pourra faciliter le travail du Procureur Général de la CPI qui a déjà le dossier Kagame et autres devant son bureau mais à conditions que le Gouvernemet Congolais n'excelle pas dans le verbiage mais dans les actions. Les Congolais du Nord Kivu veulent l'action et nullement les discours stériles. Ce Procureur a émis des mandats d'arrêt internationaux contre Poutine, Président de la Russie, Netanyahu, Premier Ministre d'Israël et autres. Il faut espérer qu'il agira identiquement et vite contre Kagame et autres, notoirement connus. Dans un mois, le nouveau Président USA entrera en fonction. <br /> Question; Trump continuera-t-il la politique de Biden en Afrique Centrale à savoir continuer à appuyer le plus sanguinaire dans les annales de l'histoire de l'Afrique Moderne, soit Kagame, Président du Rwanda? <br /> <br /> Aura-t-il aussi peur que Kagame ne débarre comment les USA ont fabriqué le génocide rwandais d'abord, devenu génocide des Tutsi en 2008 par l'Agence américaine de communication Rendon Group qui était chargée de superviser la communication de la CIA et du Pentagone lors de la guerre américaine contre l'Irak en 1990 moyennant plusieurs millions de dollars US?<br /> <br /> Sa machination a réussie car le génocide concocté est devenu un génocide exclusivement des Tutsi depuis 2008 mondialement et enseigné dans toutes les écoles des grands pays dits démocratiques comme la France,US, le Canada etc.<br /> 2/ Devant des milliers de Rwandais, Kagame a dit que la guerre en RDC est une guerre entre les Congolais et donc interne et nullement internationale et que Tshisekedi doit négocier avec les pseudos congolais, que les éléments de M23 doivent être intégrés dans les FARDC mais uniquement dans le Kuvu par jeu de négociation avec le M23.<br /> 3/ Le Président congolais a dit que aussi longtemps qu'il sera président de la RDC, il ne négociera jamais avec le M23. Il l'a qualifié d'organisation terroriste et/ou un groupe de bandits qui sèment la mort et la terreur dans le Nord et Sud Kivu.<br /> <br /> Selon le Président Congolais, l'auteur de la guerre contre son pays est le Rwanda. Ses demandes formulées auprès du Conseil de Sécurité et de l’Union Européenne aux fins de sanctions contre le Rwanda et Kagame sont restées vaines c’est-à-dire ceux deux organisations lui ont opposé une fin de non-recevoir. Il n’a pas tiré des conséquences idoines de ces rejets. Il a opté pour la dépense des milliers de dollars US dans les verbiages dits négociations de Luanda et des rencontres stériles des envoyés de Kagame et ceux de Tshisekedi à Gisenyi, Rubavu.<br /> Il a ajouté que s'il y a une moindre escarmouche à Goma ou dans un camp de déplacés de guerre congolais de la part du Rwanda, il répliquera immédiatement après avoir obtenu l'autorisation du Parlement Congolais comme le prévoit la constitution de son pays. <br /> Le constat macabre est que Monsieur la moindre escarmouche avant sa réélection est devenu un sourd-muet après le renouvellement de son mandat et expert en FDLR.<br /> Lorsqu'un président donne sa parole à son peuple et qu'il ne la respecte pas, même son chien ne peut pas le respecter. Pour exiger le respect, l'homme doit prouver qu'il le mérite. A défaut, il est ou sera traité tel qu'il est, soit un comique de très mauvaise qualité. <br /> 4/ Selon les négociations de Luanda qui ont fait dernièrement la Une des médias congolais en tous genres, la RDC s'est engagée à neutraliser les FDLR c'est-à-dire tuer les femmes, enfants et hommes de tous âges, réfugiés Hutu désarmés, vivant à la marge de la société congolaise dans des conditions infra-animales. Tous ces pauvres réfugiés sont appelés collectivement FDLR, inexistantes selon les propres affirmations de Kagame et de Tshisekedi. <br /> Il s'ensuit que pour le Président Congolais et ses conseillers, la cause de la guerre qui fait rage dans son pays est les FDLR, inexistantes selon ses propres déclarations publiques.<br /> De son côté, le Rwanda s'est engagé à relever ses mesures défensives et retirer les forces.<br /> Que signifie relever des mesures défensives ? Que signifie retirer les forces ? <br /> Il s’agit d’un jeu de mots fabriqués par Kagame et les siens, dépourvus de sens. <br /> Ceux qui affirment qu’il est écrit dans cet accord « Les accords de Luanda, conclus sous l’impulsion des États-Unis, stipulent que le Rwanda retirera ses troupes de la RDC si Kinshasa mène des actions militaires contre les FDLR » n’ont pas bien lu le texte ou écouté les déclarations des représentants du gouvernement rwandais. <br /> En effet, nulle part dans cet Accord est mentionné...ses troupes… Il est écrit retirer les forces. Les forces ne signifient pas retirer ses soldats. <br /> De même lever les mesures défensives signifie que les soldats rwandais sont en position de défense. Question : contre qui ? <br /> Immédiatement après son retour d’Angola, le Ministre Nduhungirehe a bien précisé ce qui suit.<br /> 1/ Le Rwanda ne retirera pas les forces sut le sol congolais car il n’y en a pas sur le territoire Congolais. Cette affirmation a été confirmée par la porte-parole du gouvernement rwandais, Yolande Makolo, Congolaise par le père et Rwandaise par la mère mariée au frère de Ntaganda Bernard, ex-cadogo dans l’armée de Kagame, natif de Ruhengeri, commune de Kinigi et fils de Kanyabugoyi, ex-Directeur Général au Ministère des travaux publics, devenu ensuite Général dans l’armée congolaise, et actuellement en prison de la CPI. Kagame et autres le rejoindront-ils ? Il faut espérer. <br /> 2/ Le Rwanda ne relèvera ses mesures défensives car sa sécurité n’est pas négociable <br /> C’est un fait que Kagame dispose d’une haute expertise en mépris total des personnes comme le Président Congolais, en fourberie, mensonges, non-respect de la parole donnée. Quant au Président Congolais, il est d’une extrême naïveté et son impéritie a gravement altéré ses capacités de jugement, de décisions et commandement. Ses capacités décisionnelles se limitent au cessez-le-feu qui affecte gravement moral des soldats de son armée et la capacité opérationnelle de celle-ci.<br /> Au regard des faits, est-il président qu’il faut pour la RDC ?<br /> Il résulte de tout ce qui précède que Kagame et Tshisekedi sont deux lignes parallèles.<br /> Même une personne dépourvue de discernement ne peut imaginer une seconde que Kagame signera un document dans lequel il est écrit : le Rwanda s’engage à retirer ses soldats du territoire congolais c’est-à-dire il reconnait être l’auteur des crimes et pillages qui lui sont imputés par la RDC.<br /> Le prétendu accords de Luanda n’est qu’un vulgaire chiffon comme le fut le fameux Accord de Paix d’Arusha entre le Rwanda et un groupe armé et de bouchers de milliers de Rwandais du nord du Rwanda appelé FPR.
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