Le Brexit : "une chance historique pour la France de reprendre le leadership de la construction européenne" (Le Maire)
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Le Royaume-Uni s'est prononcé jeudi à 51,9% en faveur d'une sortie de l'Union européenne. "Je n'ai pas à juger la décision des Britanniques. C'est leur choix souverain", a réagi vendredi matin sur France Info, Bruno Le Maire, député Les Républicains de l'Eure et ancien ministre de l'Agriculture. "C'est la fin d'une certaine Europe et ce doit être le début d'une nouvelle Europe", a ajouté le candidat à la primaire de la droite.
Si on organisait un référendum en France, "évidemment que c'est le non qui l'emporterait", a estimé Bruno Le Maire. Donc pour lui, "il ne s'agit pas de demander aux Français s'ils veulent sortir ou rester dans l'Union européenne. Mais de dire, voilà le nouveau projet sur lequel nous avons travaillé avec l'Allemagne et les six pays fondateurs. C'est une Europe avec des frontières claires, déterminées, stables, qui n'inclut pas la Turquie". "Je propose que nous consultions le peuple français sur cette nouvelle orientation européenne", a ajouté l'ancien secrétaire d'Etat aux Affaires européennes. "Qu'est-ce qu'on attend pour comprendre qu'une Europe, sans cap, ni chef, est une Europe qui mourra. Qu'est-ce qu'on attend pour comprendre qu'une Europe qui tourne en rond dans ses certitudes technocratiques est une Europe à laquelle les peuples diront non. La France a une responsabilité historique", a demandé Bruno Le Maire.
Mais pour Bruno Le Maire, c'est "une chance historique pour la France de reprendre le leadership sur la construction européenne et de proposer très rapidement une réorientation de la construction européenne. Une Europe qui aurait des frontières, qui défendrait enfin ses intérêts économiques, une Europe qui serait capable de garantir la sécurité des citoyens européens."
Une des leçons fortes de ce scrutin, "c'est que lorsque l'Europe ignore les peuples, les peuples se vengent de l'Europe parce qu'on ne fait pas attention aux souffrances des peuples. La leçon du vote britannique elle est là. On se réinvente ou on disparaît", a estimé le député de l'Eure.
Bruno Le Maire (LR) veut consulter "peuple français sur (une) nouvelle orientation européenne"
Si on organisait un référendum en France, "évidemment que c'est le non qui l'emporterait", a estimé Bruno Le Maire. Donc pour lui, "il ne s'agit pas de demander aux Français s'ils veulent sortir ou rester dans l'Union européenne. Mais de dire, voilà le nouveau projet sur lequel nous avons travaillé avec l'Allemagne et les six pays fondateurs. C'est une Europe avec des frontières claires, déterminées, stables, qui n'inclut pas la Turquie". "Je propose que nous consultions le peuple français sur cette nouvelle orientation européenne", a ajouté l'ancien secrétaire d'Etat aux Affaires européennes. "Qu'est-ce qu'on attend pour comprendre qu'une Europe, sans cap, ni chef, est une Europe qui mourra. Qu'est-ce qu'on attend pour comprendre qu'une Europe qui tourne en rond dans ses certitudes technocratiques est une Europe à laquelle les peuples diront non. La France a une responsabilité historique", a demandé Bruno Le Maire.Pour l'ancien secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, "on ne peut plus imaginer la France sans la construction européenne" mais "elle ne va pas dans le bon sens. Il faut donc la réorienter". "Le projet que je propose c'est des frontières, la défense de nos intérêts économique, la capacité à protéger les Français et les Européens contre les menaces, en particulier le terrorisme et l'afflux de réfugiés", a-t-il poursuivi.
Législatives 2017 : "Je retirerai son investiture à Patrick Balkany si jamais je gagne" la primaire de la droite
Le parti Les Républicains a réinvesti jeudi presque tous ses députés sortants pour les élections législatives de 2017, dont Patrick Balkany, plusieurs fois mis en examen, une décision dénoncée par Bruno Le Maire, candidat à la primaire de la droite. "Je retirerai son investiture à Patrick Balkany si jamais je gagne la primaire et il y aura un autre candidat qui sera investi", a indiqué le député de l'Eure sur France Info vendredi matin.
Pour lui, "l'immense majorité des investitures sont légitimes. Il y en a d'autres avec lesquelles je ne suis pas d'accord. Je suis en désaccord avec l'investiture qui a été donnée à Patrick Balkany. Je pense que c'est la vieille politique. Notre parti pourrait, peut-être, faire émerger de nouvelles têtes, de nouveaux visages."
France info
