Qui a tiré sur l’avion du Président Habyarimana ? Charles Onana persiste et signe !

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Débat sur France 24 1ère partie


 

 

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<br /> A Mes questions à l’Ambassadeur Swinnen, J'AJOUTE QUE L'HISTOIRE DU RWANDA EST PROPHETIQUEMENT ECRITE <br /> <br /> <br /> ‎1. Sur Radio Muhabura: Comment oubliez-vous toujours la déclaration de Paul Kagame au soir du 6 avril 1994 après<br /> avoir reçu l’information sur l'attentat et cette déclaration fut, en effet, rapportée par J.-P. Chrétien dans Medias du génocide? Il affirmait que l'avion était descendu, écartant ainsi une thèse<br /> éventuelle l'accident! « Avant même que la nouvelle de la mort du président soit annoncée par les ondes de Radio Rwanda, le FPR, par la voix du général-major Kagame et par les ondes de sa<br /> radio, Radio Muhabura annonçait qu’il marchait sur Kigali, le soir même de cet attentat. Car l’appareil présidentiel ne s’est pas écrasé mais a été descendu. », écrit J.-P Chrétien. Il<br /> fallait voir la réaction à Bujumbura rwandais de Bujumbura dès cette annonce, alors qu’ils vivaient sous le régime du couvre-feu depuis l’assassinat du président  Ndadaye survenu en<br /> octobre 1993!<br /> <br /> <br /> 2. Les tirs ont été observés par les membres de la Garde Présidentielle [GP] qui étaient sur les lieux [et des habitants de la place]. En effet, chaque fois que l’avion de leur chef atterrissait, les GP étaient<br /> redéployes sur les lieux et les missiles étaient observés de partout. Je trouve aberrant qu’on cherche à cacher une vérité de polichinelle, car aucun des tireurs n’a survécu après cette bavure,<br /> quoiqu’on dise. Même si je n'étais pas à Kigali, j'en ai été informé que ces derniers furent surpris en train de rembarrer leurs outils dans la camionnette ; moi j’imagine la suite ;<br /> mais  ce soir même, je savais par téléphone, avant Muhabura, que Habyarimana et Ntaryamira étaient assassinés. Comment l'Ambassadeur Belge au Rwanda explique-t-il la présence du dixième<br /> corps sur les 9 cadavres des militaires connus pour d’être affectés à la qui garde d’Agathe Uwilingiyimana, la  premier ministre et qui étaient envoyés pour l’autopsie à Nairobi ; ce<br /> dixième corps blanc  dont on ne connait toujours pas l’identité ?<br /> <br /> <br /> <br /> 3. Témoignage du Père Theunis :<br /> Le prêtre Belge [Theunis] rentré du Rwanda dans des conditions déplorables, certes, a reconnu devant la commission parlementaire que les diplomates à Kigali connaissaient mieux que témoignage du<br /> fameux « Jean Pierre » dès janvier 1994, sur le dossier. Qu'en connaissait-il L’Ambassadeur Swinnen?4.<br /> Erreur embarrassante de  2 jours par le DCD :<br /> Le Doyen du Corps Diplomatique [DCD] d'alors s'est trompé de 2 jours et a annoncé le jour <br /> J <br /> le 4 avril mais il arriva le 6 avril! La date du 4 avril était-elle avancée lors de la réunion de Janvier 1994 tenue au bureau du DCD?<br /> <br /> <br /> Je crois qu’il n’est plus nécessaire de multiplier les mensonges, ces événements étaient connus d’avance, car sont prophétiques.<br /> En effet, il suffit de lire la prophétie Biblique de Jacob sur son fils, Dan (Gen :49 :16-18) :Dan jugera son peuple comme l’une des tribus d’Israël. Dan sera un serpent sur<br /> le chemin, une vipère sur le sentier, qui mord les paturons du cheval pour renverser le cavalier. J’espère en votre secours, Seigneur ». Celui qui pense que cette prophétie ne se réalise pas<br /> au Rwanda se trompe lui-même, mais  n’empêche pas qu’elle s’ y applique bel et bien tout en expliquant, sans erreur, l’origine de l’attentat : « un serpent » !<br /> <br /> <br /> D’abord : n’est-ce pas parce qu’ils se croient Juifs du Rwanda qu’ils font trembler la terre?<br /> <br /> <br /> Que cela ne tienne, cependant, la prophétie apocalyptique de Jean démontre le contraire de ceux qu’ils prétendent<br /> être: « Je connais ta détresse et ta pauvreté, -encore que tu sois riche,- et les insultes de ceux<br /> qui <br /> se prétendent Juifs sans l’être, n’étant qu’une synagogue de Satan » (Ap.2 :9) N’est-ce pas à travers le<br /> Serpent que Satan est connu ?<br /> <br /> <br /> Ensuite :<br /> Quand Jacob dit « une des tribus d’Israël », n’est-ce pas de la tribu de Juda [des Juifs] dont il parle » ?<br /> <br /> <br /> En effet,<br /> comment Dan se réclamerait-il Juda « Juif » ?<br /> <br /> <br /> En fin, la<br /> vision d’Anne Catherine Emmeri<br />
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K
<br /> Rwanda: une claque aux négationnistes(Mediapart 19/01/2012) <br /> <br /> Enfin la vérité éclate. Le 6 avril 1994, l’avion transportant le président du Rwanda Habyarimana était abattu par deux missiles à son approche de l’aéroport de<br /> la capitale Kigali. Le lendemain débutait le génocide déclenché par les extrémistes du « Hutu Power » contre les Tutsi et les Hutus modérés, entraînant la mort de 800 000 personnes en trois<br /> mois.<br /> <br /> Les auteurs du génocide s’employèrent aussitôt à dissimuler l’ampleur de leurs crimes et la nature génocidaire de leurs actes, comme l’avaient fait avant eux les auteurs du génocide des<br /> Arméniens, les nazis auteurs de la Shoah et les massacreurs de Srebenica. (voir Génocide arménien: la justice enfin?<br /> <br /> Génocide en Bosnie: début de justice aux Pays-Bas.)<br /> <br /> Lorsque la minorité tutsi qui avait survécu revint au pouvoir au Rwanda, les génocidaires accusèrent les Tutsis d’avoir été, à l’origine les auteurs de l’attentat déclencheur. La vérité sur<br /> l’attentat du 6 avril devint ainsi cruciale pour établir les responsabilités et définir les coupables du génocide. Grâce aux familles de l’équipage français de l’avion abattu, une instruction<br /> avait été ouverte en France et confiée au juge « anti-terroriste » Jean-Louis Bruguière. Celui-ci conclut, au terme d’une enquête partiale conduite depuis Paris, sans déplacement sur les lieux de<br /> l’attentat, à la responsabilité des rebelles tutsi (FPR) ; il lança des mandats d’arrêt internationaux contre de hauts responsables du FPR au pouvoir à Kigali. Le Rwanda répondit en rompant ses<br /> relations diplomatiques avec la France puis en procédant à la rédaction d'un rapport officiel sur le rôle de la France au Rwanda à l'époque du génocide (Commission Mucyo). Entre temps, avec les<br /> conclusions du rapport Bruguière, les thèses négationnistes se renforcent et obtiennent une sorte de droit de cité dans le discours public, notamment française et belge. L’attribution au FPR de<br /> la responsabilité de l’attentat du 6 avril a servi depuis 18 ans à protéger des questions embarrassantes les dirigeants politiques de cette époque de cohabitation : F. Mitterrand, Balladur,<br /> Léotard, Juppé, Roussin, Hubert Védrine, les responsables militaires et tous les officiels ayant joué un rôle dans la complicité militaire, politique, diplomatique et financière de la France dans<br /> le génocide.(voir) France-Rwanda: escalade et négation<br /> <br /> Bruguière parti à la retraite après avoir tenté une carrière politique dans les rangs de l’UMP, son successeur, le magistrat anti-terroriste Marc Trévidic est chargé de clore le dossier. Avec la<br /> magistrate Nathalie Poux, il décide alors de reprendre toute l’enquête et se donne pour cela les moyens intellectuels, techniques et humains nécessaires. Il réalise un déplacement au Rwanda sur<br /> les lieux même de l’attentat, accompagné d’experts : trois spécialistes en aéronautique, deux géomètres, un balisticien et un acousticien. Cette équipe analyse les débris de l’avion et les<br /> témoignages recueillis sur la chute de l’avion mais aussi sur le bruit et la lumière signalant le lancement des deux missiles.<br /> <br /> Les conclusions de rapport, qui ont été rendues publiques mardi 10 janvier à Paris, établissent que les deux missiles ont été tirés depuis le camp militaire de Kanombe contrôlé par des ultras du<br /> régime, recherchant à tout prix le basculement du Rwanda dans la guerre civile et la liquidation des Hutus modérés et des Tutsis. Le rapport démontre aussi que les missiles n’ont pas pu être<br /> tirés depuis la ferme de la colline de Masaka occupée par des rebelles tutsi.<br /> <br /> Cette vérité établie a une conséquence historique et politique considérable.<br /> <br /> En prouvant que les rebelles tutsi n’ont pas responsabilité dans l’attentat, elle détruit la thèse négationniste qui voulait que la preuve de la culpabilité tutsi du génocide soit apportée par<br /> leur responsabilité dans l’attentat du 6 avril 1994. Cette vérité établie possède une autre conséquence, capitale elle aussi, en ce que la planification du génocide par les extrémistes hutus<br /> s’impose dans son organisation criminelle. La préparation du génocide avait été accompagnée d’une violente campagne symbolisée par les dénonciations de la radio « Mille Collines », organe des<br /> génocidaires.<br /> <br /> L’enquête précise du juge Trévidic inflige ainsi une double défaite aux négationnistes du génocide rwandais. Mais ces derniers n'ont pas tardé à réagir en portant le soupçon sur les méthodes et<br /> les experts, et en suggérant qu'il s'agît là d'une opération politique.<br /> <br /> La lutte contre les négationnistes et leurs défenseurs a nécessité un travail d’enquête et d’établissement d’un constat rigoureux. Les faits existent, et notamment les 800 000 morts commises en<br /> vertu d’une injonction et d’une réalisation génocidaires. La connaissance de cette histoire est particulièrement essentielle en France, dont le rôle à cette époque au Rwanda est encore dissimulé<br /> derrière la raison d’Etat et le « secret défense »<br /> <br /> Avec les associations qui combattent pour la vérité sur ce génocide, nous demandons la poursuite de l’instruction des juges Trévidic et Poux ainsi que :<br /> <br /> -La levée du secret défense sur tous les documents concernant l’implication française au Rwanda, y compris les archives de l’Elysée,<br /> <br /> - L’indépendance de la justice et l’arrêt des pressions politiques sur les juges notamment le juge Trévidic soumis à un harcèlement de sa hiérarchie<br /> <br /> -Une commission d’enquête parlementaire sur l’implication politique et militaire française.<br /> <br /> Nous signalons la réédition du livre « Survivantes » sur le génocide rwandais coécrit par Esther Mujawayo et Souâd Belhaddad (éditions Metispresse)<br /> <br /> 19 Janvier 2012 Par albert herszkowicz<br /> <br /> <br /> <br /> voir aussi :<br /> <br /> <br /> Génocide rwandais : un anniversaire particulier .<br /> <br /> Négationnisme: ensemble le 25 avril à Paris<br /> <br /> Srebrenica : l’impunité jusqu’à quand ?<br /> <br /> Rwanda : faire la lumière sur le génocide.<br /> <br /> Génocide arménien: la justice enfin?<br /> <br /> Semaine rwandaise à l'Unesco du 15 au 17 mars<br /> <br /> Rwanda: 7 Avril souviens toi du génocide des Tutsis!<br /> <br /> Rwanda: récits du génocide le 16 juin à Paris<br /> <br /> Rwanda: quatorzième anniversaire du génocide<br /> <br /> Document exceptionnel: entretien avec Raul Hilberg<br /> <br /> Arménie:contre tous les négationnismes<br /> <br /> Sri Lanka : ONU silencieuse, régime impuni.<br /> <br /> L'étrange procès de Florence Hartmann<br /> <br /> http://blogs.mediapart.fr/blog/albert-herszkowicz/190112/rwanda-une-claque-aux-negationnistes<br /> <br /> <br /> 19 Janvier 2012 Par albert herszkowicz<br />
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K
<br /> Rwanda : les juges n’écrivent pas l’histoire<br /> <br /> <br /> Par ETIENNE SMITH, HÉLÈNE DUMAS Centre de recherches historiques (CRH) Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS)<br /> <br /> <br /> <br /> <br /> La récente présentation des conclusions de l’expertise commandée par les juges Marc<br /> Trévidic et Nathalie Poux sur l’attentat du 6 avril 1994 contre le président Habyarimana (Libération du 11 janvier) ne désigne pas encore formellement les auteurs de cet<br /> assassinat. Si bien des incertitudes demeurent, elle prive cependant les révisionnistes de l’histoire du génocide de leur principal argument. Les enjeux ne sont pas minces en France, tant<br /> l’inflation des discours récusant la spécificité du génocide des Tutsis a placé l’histoire de cet événement majeur du XXe siècle dans le champ des polémiques, de l’invective et des<br /> procès d’intention.<br /> <br /> <br /> S’appuyant sur des constructions idéologiques du passé, beaucoup d’auteurs revendiquant le statut «d’experts» ou de «journalistes d’investigation» fondèrent leurs prétentions historiques sur le<br /> postulat, qui s’avère aujourd’hui faux, selon lequel le Front patriotique rwandais (FPR) était «nécessairement» à l’origine de l’attentat afin de déstabiliser le pays et ainsi prendre le<br /> pouvoir par les armes. Dans ces récits, nourris de «révélations» et de «scoops» médiatiques, le massacre des Tutsis s’est alors trouvé ravalé au rang de réaction de «fureur» d’une population<br /> hutue ivre de vengeance. Une autre version, relevant d’un négationnisme plus radical encore, a également imputé à Paul Kagamé la responsabilité de l’attentat, cette fois dans le dessein de<br /> déclencher l’extermination de son propre peuple. Les victimes devenaient responsables de leur mise à mort et, dans le même temps, le FPR pouvait asseoir sa légitimité politique sur ce million<br /> de morts. Dans toutes ces déclinaisons révisionnistes, le FPR apparaît comme le seul acteur mu par une intention machiavélique, tandis que le génocide des Tutsis est renvoyé pour sa part du<br /> côté de l’improvisation ou d’une réaction spontanée d’une partie des Rwandais hutus.<br /> <br /> <br /> Aujourd’hui, cette présentation est à terre. Ceux qui ont contribué depuis tant d’années à présenter l’attentat comme une donnée d’interprétation indiscutable de l’histoire de la guerre et du<br /> génocide sont pris à leur propre piège. Il est à craindre pourtant qu’ils parviendront à tisser de nouveaux fils de type «conspirationniste» pour adapter l’entreprise négationniste à<br /> cette nouvelle donne. Il serait naïf de croire au discrédit définitif de ces thèses.<br /> <br /> <br /> Pourtant, ce rebondissement de la chronique judiciaire inflige une sévère leçon d’humilité à tous ceux qui ont prétendu «réviser» le passé sur la base de leur parti pris idéologique.<br /> Travailler l’histoire du temps présent exige de la prudence et, parfois aussi, des aveux d’ignorance quand certains événements ne peuvent être élucidés par les moyens d’enquête à la portée des<br /> chercheurs. Les sciences sociales ne peuvent se substituer au travail judiciaire, tout comme le débat sur les lois dites «mémorielles» rappelle que le droit ne saurait forger une vérité<br /> historique. Or, sur le Rwanda, les deux registres du droit et des sciences sociales furent abondamment confondus. Là où des juges (Jean-Louis Bruguière et Fernando Merelles) ont prétendu<br /> «réécrire» l’histoire, des universitaires, journalistes ou acteurs politiques de l’époque se sont pour leur part érigés en procureurs.<br /> <br /> <br /> Cette confusion des genres a relégué la recherche historique au second plan, comme si la compréhension véritable d’un tel génocide reposait exclusivement sur des expertises judiciaires. Or, pas<br /> plus hier qu’aujourd’hui, l’attentat du 6 avril 1994 ne constitue la clé de voûte expliquant cet événement historique et le processus qui y a conduit.<br /> <br /> <br /> Toutefois, les sources mobilisées et suscitées par la justice (en France, au TPIR et au Rwanda) sont susceptibles de nourrir la recherche en sciences sociales, à condition d’en faire un usage<br /> critique et de les placer dans le contexte précis de leur production. Ce sont là des précautions méthodologiques bien connues, pourtant ignorées avec une désinvolture surprenante depuis bientôt<br /> dix-huit ans par une série d’«experts» de la question rwandaise. Ajoutons que l’accès aux sources et au terrain ne peut se passer d’une familiarité avec la langue et avec les lieux du Rwanda.<br /> Exigences scientifiques là encore trop souvent négligées et qui débouchent sur le recours à des arguments de type culturaliste pour cautionner des témoignages qui s’avèrent fragiles. Le récit<br /> d’Abdul Ruzibiza (témoin clé de l’ordonnance Bruguière), auquel deux malheureux universitaires apportèrent leur caution, est emblématique de ce manque de rigueur. Les derniers développements de<br /> l’instruction menée par les magistrats français permettent de rappeler ces règles fondamentales. Car, si l’ampleur et la radicalité de ce génocide obligent les chercheurs à forger de nouveaux<br /> outils d’enquête et d’interprétation, ces derniers ne sont ni policiers, ni juges, ni experts en balistique.<br /> <br /> <br /> En revanche, et de manière plus générale, on doit interroger les effets des conclusions de l’expertise commandée par les juges Marc Trévidic et Nathalie Poux sur les conditions d’écriture de<br /> cette histoire. Le contexte politique et diplomatique s’en trouvera sans doute un peu plus apaisé à terme, contribuant probablement à l’émergence de nouvelles approches et de nouveaux<br /> questionnements historiques. Lorsqu’il sera débarrassé d’un climat de suspicion alimenté par les accusations relatives à l’attentat, gageons qu’il sera plus aisé d’entamer des recherches neuves<br /> sur les aspects encore méconnus de ce passé. Par exemple l’histoire du FPR et de la guerre qu’il mena au Rwanda entre 1990 et 1994 qu’il faudra écrire en historien. Et non en<br /> procureur.<br /> <br />
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