Le sénateur américain "Cory Booker" déclare la fin du règne de Paul Kagame et soutient la RDC.
Dans une déclaration choc, le sénateur démocrate américain Cory Booker, proche du président Joe Biden, a brisé le silence autour du conflit dans l’Est de la République Démocratique du Congo. Dans une tribune publiée en 43 points, il dénonce la politique du président rwandais Paul Kagame, qu’il qualifie ouvertement de “génocidaire” et de “chef d’État voyou”.
Le sénateur ne parle pas seulement en tant qu’élu, mais aussi, dit-il, “en tant qu’homme de conscience”. Il affirme que ce qui s’est joué récemment entre la RDC et le Rwanda à Washington n’est pas un simple accord de paix, mais un acte de justice historique. “Le règne de Paul Kagame sur la région des Grands Lacs touche à sa fin.” — Cory Booker
Cory Booker revient sur trois décennies de guerre, de silence complice et d’exploitation de la RDC. Il pointe du doigt une stratégie rwandaise maquillée en lutte contre les génocidaires, mais dont l’objectif réel aurait été le pillage systématique des ressources congolaises. “Des milliards de dollars de minerais sont passés entre des mains invisibles. Et pendant que le peuple congolais pleurait ses morts, des accords secrets se signaient dans l’ombre.”
Le sénateur salue le président Félix Tshisekedi pour avoir rompu un accord inéquitable conclu par ses prédécesseurs, qui transférait des ressources au Rwanda en échange d’une fausse paix. “Il a compris que la RDC ne devait plus être une vache à lait. L’Histoire jugera ce moment comme une renaissance.”
Dans un passage très fort, Cory Booker accuse Joseph Kabila et Corneille Nangaa de collaborer avec le Rwanda à travers une coalition armée, mettant leurs ambitions personnelles au service d’une puissance étrangère. “Leur crime ? Avoir mis leurs ambitions personnelles au service d’une puissance étrangère.”
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Pour Booker, le nouvel accord de Washington symbolise la fin du chantage, de la peur, et de la soumission. La RDC, affirme-t-il, ne doit plus rien au Rwanda. Il appelle à une reconstruction souveraine du pays, soulignant son immense potentiel. “Avec une bonne gouvernance, la RDC peut générer jusqu’à 45 milliards de dollars de revenus annuels. Une somme capable de reconstruire le pays et de restaurer la fierté d’un peuple qui a trop longtemps souffert.”
Dans un ton sans équivoque, le sénateur affirme que les États-Unis ne veulent plus être complices des guerres de prédation. Il appelle à tourner la page de Kagame, à soutenir la vérité, la justice, et la souveraineté du Congo. “L’Amérique ne financera plus des guerres d’ombre. L’Amérique a parlé. L’Afrique doit agir.”
Cory Booker conclut sa tribune en rappelant une vérité fondamentale : “La paix, ce n’est pas l’absence de conflit. La paix, c’est la présence de la justice.” Cette prise de position exceptionnelle d’un sénateur influent de Washington met une pression diplomatique énorme sur les acteurs régionaux et internationaux. Elle pourrait bien marquer le début d’un nouveau chapitre dans la région des Grands Lacs.
Auteur : Rédaction VeritasInfo
Source : Déclaration publique du sénateur américain Cory Booker.