RIPRODHOR :Sur la crise politique du Burundi, l’ONU doit chercher un médiateur crédible et digne de ce nom !
Publicité
La déception du RIPRODHOR est à son comble quand il constate que le monde entier assiste impuissant à la descente en enfer du peuple burundais, déchiré par des luttes intestines sans merci. Alors que le Burundi est en feu et en sang, la Communauté Internationale refile sa responsabilité aux pompiers pyromanes de la Communauté de l’Afrique de l’Est en oubliant que le Burundi avait retrouvé son espoir de paix sous la médiation d’un grand homme du calibre du très vénérable Président Nelson Mandela.
Pour leur demander solidairement d’endosser sereinement leurs responsabilités envers le peuple burundais en manque de paix et de sécurité, d’arrêter et de prévenir toute escalade de la violence. A cet effet, la désignation d’un médiateur crédible et digne de ce nom pour sa neutralité et son autorité, du calibre de feu Nelson Mandela devrait intervenir incessamment. Il leur demande de contribuer positivement au retour et au maintien de la paix dans le respect de leurs lois nationales et des conventions internationales auxquelles ils ont souscrit notamment celles en rapport avec l’accueil et l’installation des réfugiés, le respect de leurs souverainetés nationales mais aussi des conditions d’ingérence humanitaire le cas échéant.
Les pays membres de l’EAC (Communauté des Etats de l’Afrique de l’Est) sont tellement mal mouillés dans la complexité de la crise politique et du paysage burundais, qu’ils sont incapables de prendre suffisamment d’altitude susceptible de les y extraire pour lui servir de médiateurs. Tout en continuant à se vêtir de peaux d’agneaux, ils n’ont jamais cessé de se comporter en loups voraces rivalisant pour investir leurs pions au détriment de la concorde nationale des Burundais... En témoignent leurs implications directes dans l’allumage des conflits qui ont secoué la Région des Grands Lacs ces dernières années.
Ce passé criminel des uns, les rend indignes de la confiance des peuples dont ils ont usurpé, pour la plupart, le pouvoir. A l’ exception de la Tanzanie et du Kenya qui sont adeptes de l’alternance démocratique les autres viennent d’instaurer dans leurs pays respectifs des modèles de gouvernements despotiques et totalitaires d’un autre âge. D’où leur médiation ne saurait aboutir aux résultats escomptés, si l’on sait qu’on ne donne pas ce qu’on n’a pas.
Pour ces motifs, le RIPRODHOR en appelle à la fois :
-
aux membres du Conseil de Sécurité
-
à l’Union africaine
-
à la Communauté des Etats d’Afrique
Pour leur demander solidairement d’endosser sereinement leurs responsabilités envers le peuple burundais en manque de paix et de sécurité, d’arrêter et de prévenir toute escalade de la violence. A cet effet, la désignation d’un médiateur crédible et digne de ce nom pour sa neutralité et son autorité, du calibre de feu Nelson Mandela devrait intervenir incessamment. Il leur demande de contribuer positivement au retour et au maintien de la paix dans le respect de leurs lois nationales et des conventions internationales auxquelles ils ont souscrit notamment celles en rapport avec l’accueil et l’installation des réfugiés, le respect de leurs souverainetés nationales mais aussi des conditions d’ingérence humanitaire le cas échéant.Il leur recommande de diligenter des enquêtes indépendantes sur les violations des droits de l’homme commises au Burundi par tous les acteurs nationaux et internationaux et d’engager des poursuites judiciaires visant leurs auteurs sans distinction aucune.
Fait à Paris le 08/11/2015

Théobald RUTIHUNZA,
Président du RIPRODHOR
