Un tueur en série à l’Ambassade du Rwanda à Bruxelles ?
Si VeritasInfo.fr est une référence, alors ce qui est écrit dans cette publication en ligne à propos du diplomate rwandais basé à Bruxelles Joseph Uwamungu devrait-être la vérité mais en ce qui concerne celui-ci, la première référence c’est lui-même quand ce qu’il dit est vérifiable. Nous lui avons parlé et ce qu’il nous a dit est très clair. Et nous vous le faisons suivre ci dessous.
En ce qui concerne, le titre de l’article qui évoque des femmes abusées sexuellement et assassinées, l’intéressé nous a affirmé qu’il n’avait pas séjourné à Giti. Il a même précisé qu’il n’y a jamais été que ce soit avant, pendant ou après la période des violations de droit perpétrées en cet endroit.
Il n’a pas nié être aussi responsable du renseignement à cette représentation diplomatique ou il est 2e conseiller par contre il nous a juré qu’il n’était pas la personne qui utilise le pseudo Jules Mutabazi et qui diffuse beaucoup d’information anti opposition sur les groupes de discussions rwandais d’Internet. Son explication était très convaincante. Il connait très bien le vrai “Jules Mutabazi”… c’est son boulot d’être bien renseigné ! Il connaîtrait même le/la pseudo Uwase (uwaseliliane108@yahoo.com) qui est en signature au bas de l’article.
En ce qui concerne son entrée dans l’Armée patriotique rwandaise en 1991, il nous a affirmé que ce ne pouvait pas être à cette époque parce que les Rwandais de l’intérieur n’avait pas encore commencé à être intégré dans les rangs des rebelles. S’il ment il sera facilement contredit. Quant à notre suggestion qu’il aurait pu être intégré puis infiltré au pays, il nous a dit que cette pratique datait de 1993, vers la fin de l’année.
Pour ce qui est de son emploi sous les ordres du colonel devenu général Jack Nziza, il nous a tout simplement répliqué qu’il n’avait pas eu cette “opportunité” dans sa carrière qu’il dit avoir passé dans des bureaux plutôt que sur le terrain à trucider à qui mieux mieux des innocentes sur les rives du lac Muhazi ou des recrues suspectes au QG du FPR ou ailleurs.
L’article en question poursuit en évoquant qu’au moment de la prise du pouvoir par le FPR, Uwamungu a, lorsqu’il était responsable de sa commune d’origine, enfermé jusqu’à la mort des Hutu dans des containers. Sa réponse a été claire et vérifiable : il n’a été chargé de cette fonction que bien plus tard, bien après la période des containers de la mort.
En ce qui concerne l’autre accusation contenue dans le titre, l’assassinat d’Assiel Kabera, le conseiller du président Pasteur Bizimungu (1994-2000), la dernière version impliquant Joseph Uwamungu nous avait paru tout à fait invraisemblable. Imaginez-vous le chef de l’Etat et son conseiller déterminé à faire poursuivre un Joseph Uwamungu pour le meurtre présumé d’un garde du corps (escort) d’un officier de l’armée pour une affaire de coucherie.
Mais Uwamungu nous a dit que cette affaire a bien eu lieu mais il s’agissait d’une tentative de viol dans laquelle la victime – Mme Nziza – a dû se faire soigner à l’extérieur du pays parce que son agresseur lui avait lancé une grenade ! Uwamungu était à l’époque en poste en Allemagne (dans les années 2000, la période exacte peut être retrouvée).
L’article nous a aussi appris qu’Uwamungu aurait rencontré son épouse grâce à l’ancien chef du renseignement rwandais Jack Nziza. Il a admis que leurs deux épouses ont des lointains liens de parenté mais qu’il s’est marié avant le marieur présumé et que celui-ci ne l’a donc pas fait rencontrer la grande soeur de sa propre épouse pour sceller le pacte de sang qui les lierait.
Pour ce qui est des belles de bistrot et/ou d’ailleurs qui lui sont offertes généreusement sa réponse a été : “laisse tomber ces bassesses”.
Source: NKB 29/01/2013
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