Rwanda : L'Opposition demande une révision du processus politique après les sanctions à la « Force de Défense du Rwanda (RDF) » par Washington.

Publié le par Veritas

COMMUNIQUÉ DE PRESSE CONJOINT Réf. : 01.2026/RAC/RDI/ISCID/IGL-P

Ottawa, Bruxelles, Berne, 3 mars 2026- Les organisations rwandaises de la société civile et de l’opposition appellent à l’ouverture politique après les sanctions américaines visant la Force de Défense du Rwanda (RDF).

L’Alliance Rwandaise pour le Changement (RAC – Urunana), Rwanda-Dream Initiative – Rwanda Rwiza (RDI), l’Institut Seth Sendashonga pour la Citoyenneté Démocratique (ISCID) et l’Initiative pour la Paix dans la Région des Grands Lacs (IGL-P) prennent acte de l’annonce du 2 mars 2026 du Bureau du contrôle des avoirs étrangers (OFAC) du Département du Trésor des États-Unis, intitulée : « Le Trésor sanctionne des responsables rwandais et condamne les violations flagrantes des Accords de paix de Washington ».

Cette décision, qui vise la Force de Défense du Rwanda (RDF) et plusieurs de ses hauts responsables en vertu du décret exécutif 13413, intervient dans un contexte marqué par des rapports internationaux et des résolutions du Conseil de sécurité des Nations Unies relatives à la situation dans l’est de la République démocratique du Congo.

Nous considérons ces développements comme un signal d’alerte sérieux pour le Rwanda et pour l’ensemble de la région des Grands Lacs.

Sans nous substituer aux mécanismes internationaux compétents, nous estimons que toute situation exposant le pays à des sanctions internationales exige une réponse politique responsable, fondée sur la transparence institutionnelle et le respect des obligations juridiques internationales.

Nous appelons :

  1. À la responsabilité institutionnelle : À une communication officielle claire des autorités rwandaises concernant les allégations mentionnées et à l’exercice effectif du contrôle constitutionnel et parlementaire sur les engagements militaires extérieurs.
  2. À l’ouverture d’un dialogue politique inclusif : À la facilitation d’un dialogue structuré entre le Gouvernement rwandais et les forces d’opposition, à l’intérieur du pays comme à l’extérieur, afin d’élargir l’espace politique, de restaurer les libertés publiques et de renforcer l’État de droit.
  3. À la libération des prisonniers politiques : À la libération immédiate des personnes détenues pour avoir exercé pacifiquement leurs droits à la liberté d’expression, d’association et de participation politique.
  4. Au retour volontaire et sécurisé des réfugiés rwandais: À la mise en place de garanties crédibles permettant le retour sûr, digne et volontaire des réfugiés et exilés politiques, conformément au droit international.
  5. À une intégration régionale orientée vers la prospérité : À une réorientation stratégique privilégiant la coopération économique légale, la transparence dans la gestion des ressources et le respect des cadres régionaux afin de promouvoir une prospérité partagée dans la région des Grands Lacs.

Les sanctions ne doivent pas être perçues comme une fin en soi, mais comme un indicateur de tensions structurelles qui nécessitent des réponses politiques courageuses.

La stabilité durable du Rwanda dépend de la légitimité démocratique, du respect des droits fondamentaux et d’une gouvernance inclusive. La souveraineté nationale se consolide par l’État de droit et la confiance des citoyens.

Nous réaffirmons notre engagement en faveur d’une transformation politique pacifique et d’un Rwanda contribuant activement à la stabilité régionale par une gouvernance responsable et conforme au droit international.

Cordialement,

Fait le 3 mars 2026

 

Ottawa,

ARC Urunana

Sikubwabo Maximilien

 

Bruxelles,

RDI-Rwanda Rwiza

Kayibanda Hildebrand

 

Bruxelles,

Institut Seth Sendashonga pour la citoyenneté démocratique (ASBL)

Kabagema Jean Claude

 

Berne,

Initiative pour la paix dans la région des Grands Lacs (ASBL)

Ingabire Julienne

 

Veritasinfo

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