Rwanda- Kagame dévoile enfin son jeu : un président qui souffle sur la guerre, affame les civils, et sabote la paix dans les Grands Lacs.

Publié le par Veritas

Paul Kagame ne se cache plus. En déclarant qu’à la place du M23 il refuserait la réouverture de l’aéroport de Goma, le président rwandais a abandonné le masque diplomatique qu’il portait depuis des années. Il s’affiche désormais comme le parrain politique du M23, un mouvement armé responsable de massacres, de déplacements massifs et de l’effondrement humanitaire du Nord-Kivu. Cette fois, Kagame ne parle pas comme chef d’État. Il parle comme stratège d’une rébellion.

Comme mentor. Comme partenaire politique et idéologique d’un groupe armé étranger. Son message est clair : la guerre est un outil légitime de négociation. Sa cible est limpide : la souveraineté congolaise. Sa stratégie est constante : avancer masqué, puis accuser Kinshasa d’être responsable de son propre chaos.

Tshisekedi brise le silence : “La RDC est victime d’une agression barbare du Rwanda”.

Depuis Belgrade, Félix Tshisekedi a enfin dit ce que tout le monde pense depuis des mois, voire des années : «Mon pays est victime d’une agression injuste et barbare de la part du Rwanda. » Le mot “barbare” n’est pas une exagération.
Il reflète la réalité quotidienne : pillages, viols, exécutions, villages brûlés, exode massif.

Une catastrophe humaine alimentée par un voisin déterminé à remodeler les frontières et à contrôler les ressources minières du Congo au profit de ses élites. Kagame n’a pas seulement franchi une ligne rouge : il l'a effacée.

Washington convoque les protagonistes : un sommet arraché sous pression américaine.

La situation est si explosive que les États-Unis ont forcé Tshisekedi et Kagame à se retrouver le 4 décembre à Washington. Un rendez-vous imposé. Un sommet sous contrainte.

Kinshasa n’en voulait pas : comment serrer la main d’un homme qui félicite implicitement une rébellion active sur votre sol ? Mais Washington veut une signature. Un accord. Une “photo de paix”.

Sauf que rien n’indique que Kigali veut la paix. Tout montre qu’il veut le rapport de force. Et les propos de Kagame, prononcés juste avant ce sommet, ressemblent plus à une provocation qu’à un geste d’apaisement.

Kagame transforme la faim, la mort et l’exil en armes de négociation.

En bloquant la réouverture de l’aéroport de Goma, le M23 — encouragé désormais publiquement par Kagame — prend en otage : les malades en attente d’évacuation, les enfants souffrant de malnutrition, les déplacés sans abri ni eau potable, les blessés des dernières attaques, les familles piégées entre deux lignes de front.

Et Paul Kagame dit : « À leur place, je maintiendrais le blocage. »

C’est un cynisme absolu. Une cruauté politique. Une stratégie qui consiste à affamer une population pour faire plier un gouvernement. Quel chef d’État digne de ce nom ose tenir un discours pareil ?

Un incendiaire régional : Kagame met en péril la stabilité de tout un continent.

Cette prise de position radicalise : Les groupes armés. Ils voient que la violence rapporte. Ils observent qu’un président en exercice soutient publiquement une rébellion armée. Le message est dangereux : prenons les armes, on aura des concessions.

Les relations entre États: La confiance entre la RDC et le Rwanda est brisée. La région se recompose dans un climat de guerre froide. Des alliances nouvelles se forment pour contrer Kigali.

Les processus de paix africains: Union africaine? Discréditée. Communauté d’Afrique de l’Est ? Marginalisée. Cette déclaration pulvérise des années d’efforts diplomatiques.

Les risques pour Kagame lui-même : l’arrogance peut coûter cher.

Ce geste pourrait signer le début d’un isolement international sévère pour Kigali : Des sanctions ciblées. Des réductions d’aide. Une rupture du narratif du « Rwanda modèle de stabilité ». Un affaiblissement du soutien américain et européen. Une remise en cause des alliances régionales.

Mais il y a plus grave pour lui : une contestation interne pourrait émerger, alimentée par : l’impasse diplomatique, les risques économiques, la pression internationale, la lassitude d’une partie de l’élite militaire et politique.

Le Rwanda n’est pas un monolithe. Et Kagame n’est pas invincible. Une erreur stratégique majeure — comme s’afficher publiquement avec une rébellion — peut fissurer un édifice qu’il croyait inébranlable.

Ce que révèle cette déclaration : Kagame a cessé de cacher ses ambitions!

Ce moment restera dans l’histoire comme celui où Paul Kagame a enfin abandonné la diplomatie feinte. Sa vision est désormais explicite : contrôler l’Est de la RDC par procuration, affaiblir Kinshasa, imposer ses conditions à la région, et manipuler les crises humanitaires comme outils politiques.

Ses mots, prononcés sans pression, montrent le vrai visage d’une stratégie qui se joue des frontières, des vies humaines et des institutions africaines.

Il faut dire les choses — Kagame est devenu un facteur majeur d’instabilité.

Le Rwanda n’est pas “neutre”. Le M23 n’est pas une « force locale ». Les propos de Kagame ne sont pas un accident. Ils sont le symptôme d’une politique réfléchie, assumée, dangereuse. Une politique qui : détruit les vies, fragilise la paix, alimente la haine, instrumentalise les civils, et met en péril la stabilité de tout un sous-continent.

Il est temps que la communauté africaine et internationale cesse de fermer les yeux. Car un président qui conseille publiquement une rébellion armée est un président qui a choisi son camp : celui du chaos.

Veritasinfo.

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