Libye: les US veulent armer les rebelles

Publié le par veritas

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Les États-Unis et leurs alliés sont en train d'étudier la fourniture d'armes à l'opposition libyenne, a rapporté aujourd'hui le Washington Post.

L'administration du président Barack Obama estime que la résolution de l'ONU qui a autorisé l'intervention internationale contre la Libye est assez "souple" pour permettre une telle aide en matériel, ajoute le journal qui cite des responsables américains et européens non identifiés.

Gene Cretz, ambassadeur américain à Tripoli qui est récemment rentré dans son pays, a indiqué que les responsables de l'administration étaient en train d'avoir des discussions sur toutes les options concernant "une aide potentielle que nous pourrions offrir en armes léthales et non léthales". Mais aucune décision n'a été prise, ajoute le quotidien.

La France, pour sa part, s'est prononcée pour entraîner et armer les insurgés, selon le Washington Post. L'Egypte, de son côté, fournirait des armes aux rebelles libyens pour combattre les forces du colonel Mouammar Kadhafi malgré l'embargo sur les armes décrété le 26 février par les Nations unies, avait affirmé hier le Wall Street Journal.

Sur le terrain, la coalition internationale a accentué la pression sur le colonel Kadhafi. Les insurgés libyens ont pris le contrôle d'Ajdabiya, ville de l'est de la Libye tenue par les forces fidèles à Mouammar Kadhafi. Ils ont été appuyés par des chasseurs-bombardiers de la coalition. Au sol, de nombreux combattants fidèles au dirigeant libyen ont été capturés à l'issue d'intenses combats, rapporte la chaîne de télévision panarabe al-Jezira. Mais d'autres fidèles contrôleraient toujours la porte Ouest, précise Reuters.

Vendredi soir, la coalition a également mené des raids sur la ville de Zliten à 160 km à l'est de la Tripoli et a bombardé un site militaire à Tajoura, dans la banlieue de la capitale, selon le télévision libyenne et un témoin.

A Misrata, troisième ville du pays, les forces fidèles au colonel Mouammar Kadhafi ont bombardé vendredi des faubourgs. «Six personnes ont été tuées, dont trois soeurs âgées de deux, cinq et douze ans», a déclaré par téléphone un insurgé à Reuters. Les forces loyalistes y ont tué 109 personnes et en ont blessé plus de 1300 depuis le début de leur offensive vendredi dernier, a indiqué un médecin. Jeudi, un Rafale français a détruit un avion libyen dans cette région. L'appareil libyen venait d'atterrir sur une base militaire, selon l'état-major français, et violait la zone d'exclusion aérienne. Il s'agit du premier avion libyen à s'être aventuré dans les airs depuis le début des opérations de la coalition et à être abattu.

Les DCA (défense anti-aérienne) sont entrées en action jeudi soir et au moins une explosion a été entendue depuis le centre de Tripoli. Deux autres ont été entendues à Tajoura (à 30 km de la capitale), où une colonne de fumée s'échappait d'un site indéterminé.

Selon un porte-parole des insurgés à Benghazi, Ahmed Omar Bani, certains des pro-Kadhafi à Ajdabiya sont «prêts à se rendre».lebelle-Libye.jpg

Sur le terrain, la coalition internationale a accentué la pression sur le colonel Kadhafi. Les insurgés libyens ont pris le contrôle d'Ajdabiya, ville de l'est de la Libye tenue par les forces fidèles à Mouammar Kadhafi. Ils ont été appuyés par des chasseurs-bombardiers de la coalition. Au sol, de nombreux combattants fidèles au dirigeant libyen ont été capturés à l'issue d'intenses combats, rapporte la chaîne de télévision panarabe al-Jezira. Mais d'autres fidèles contrôleraient toujours la porte Ouest, précise Reuters.

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