Rwanda–Iran : ces États qui tiennent tête à l’Amérique malgré les sanctions!

Publié le par Veritas

Alors que la situation sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo demeure explosive, les États-Unis tentent de reprendre la main sur un conflit régional de plus en plus internationalisé. Ce mercredi, des discussions se tiennent sur le sol américain entre des représentants du Rwanda et de la RDC, sous l’égide du président américain Donald Trump, dans l’objectif affiché de mettre fin aux hostilités dans le Nord et le Sud-Kivu.

Une guerre qui persiste malgré les déclarations américaines.

Malgré les déclarations de Donald Trump affirmant avoir « mis fin » au conflit, les combats se poursuivent sur le terrain. Kinshasa accuse toujours Kigali de soutenir, voire de diriger, les rebelles du M23, une accusation que le Rwanda continue de rejeter officiellement.

Cette contradiction entre discours politique et réalité militaire fragilise la crédibilité de la médiation américaine, déjà mise à l’épreuve par des développements récents.

Des sanctions annoncées… mais ignorées ?

Début mars, les États-Unis ont annoncé des sanctions contre les Forces de défense rwandaises RDF, accusées d’avoir violé les engagements pris lors des accords de Washington du 4 décembre 2025. Ces mesures visaient à contraindre Kigali à retirer ses forces du territoire congolais.

Cependant, selon plusieurs sources et observations sur le terrain, ces sanctions n’ont pas entraîné de changement notable dans la posture militaire rwandaise. Paul Kagame semble avoir ignoré ces pressions et poursuivi les opérations dans l’est congolais.

Cette situation soulève une question centrale : les sanctions américaines sont-elles réellement appliquées, ou relèvent-elles d’une stratégie diplomatique destinée à calmer temporairement les tensions du côté congolais ?

Une crédibilité américaine en jeu.

L’apparente indifférence de Kigali face aux sanctions américaines alimente un débat plus large sur l’influence réelle de Washington. Certains observateurs établissent un parallèle avec l’attitude de l’Iran, qui a lui aussi défié les pressions américaines dans divers dossiers internationaux.

Si un pays comme le Rwanda peut ignorer les injonctions américaines sans conséquences immédiates, cela pourrait affaiblir l’autorité diplomatique des États-Unis sur la scène internationale.

Pourquoi Washington maintient le dialogue ?

Entrée de RDF à Goma (photo le Monde)

Malgré ces tensions, les États-Unis ont choisi d’inviter le Rwanda à la table des négociations avec la RDC. Une décision qui peut sembler paradoxale, mais qui s’explique par une logique pragmatique : Washington privilégie une solution diplomatique pour éviter une escalade régionale incontrôlable.

En engageant directement Kigali, les États-Unis cherchent probablement à obtenir, par la négociation, ce que les sanctions seules n’ont pas permis d’imposer : un retrait des forces rwandaises et une désescalade durable.

Vers un basculement géopolitique ?

La question reste ouverte : assiste-t-on à un affaiblissement durable de l’influence américaine ? Si des États de taille moyenne comme le Rwanda, ou des puissances régionales comme l’Iran, contestent ouvertement Washington, cela pourrait annoncer une recomposition des équilibres internationaux.

Pour l’heure, les discussions en cours aux États-Unis seront déterminantes. Elles permettront de mesurer si la diplomatie américaine peut encore peser sur des conflits complexes, ou si son influence est en train de s’éroder face à de nouveaux rapports de force.

Veritasinfo.

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