RDC : Joseph Kabila condamné à mort et sommé de payer 30 milliards $ à l’État congolais !
Kinshasa, 30 septembre 2025 – Le verdict est tombé : l’ancien président de la République Démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila, de son vrai nom Hyppolite Kanambe, a été condamné à la peine de mort par la Haute Cour de justice. Il est également tenu de verser 30 milliards de dollars américains à l’État congolais, somme exigée en francs congolais, ainsi que la confiscation intégrale de ses biens.
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Le tribunal a retenu contre lui la fraude sur sa nationalité : Kabila aurait caché ses origines rwandaises afin d’accéder illégalement au pouvoir en RDC en 2001, après l’assassinat de son père Laurent-Désiré Kabila. Outre cette fraude considérée comme une violation grave de la Constitution, l’ex-chef d’État devra répondre devant la Cour militaire de Kinshasa de plus de 120 chefs d’accusation supplémentaires, liés à des détournements massifs de fonds publics et à de multiples violations des droits humains.
Réparations financières.
En plus des 30 milliards dus au Trésor public, le jugement prévoit le versement de 2 milliards de dollars américains à trois entités directement touchées par la guerre et les violences sous sa présidence :
- la province du Nord-Kivu,
- la ville de Bukavu,
- la ville d’Isiro.
Réactions nationales.
La décision a déclenché une vague de réactions contrastées :
- Dans les rues de Kinshasa, Goma et Lubumbashi, une partie de la population a célébré ce jugement, le qualifiant de “victoire historique” contre l’impunité et la corruption.
- Les familles des victimes de guerres et massacres attendent que la justice aille encore plus loin en jugeant ses anciens collaborateurs.
- Toutefois, certains observateurs politiques estiment que cette condamnation pourrait accentuer les tensions entre l’Est et l’Ouest du pays, surtout si elle est perçue comme une décision politique plutôt que judiciaire.
Réactions internationales.
Sur la scène internationale, le verdict fait l’effet d’un séisme :
- Les Nations Unies appellent au respect des droits fondamentaux de l’accusé, malgré la gravité des charges retenues contre lui.
- L’Union Africaine redoute une déstabilisation politique et demande une médiation rapide.
- Le Rwanda a officiellement réagi avec prudence, affirmant suivre “avec attention l’évolution de la situation”.
- Les capitales occidentales – Washington, Bruxelles et Paris – se disent préoccupées par la peine de mort, tout en reconnaissant la souveraineté judiciaire congolaise.
Quelles conséquences pour la RDC ?
Ce procès marque une rupture historique dans l’histoire politique congolaise : jamais un ancien président n’avait été condamné avec une telle sévérité.
- Sur le plan politique, il pourrait renforcer le camp présidentiel actuel en affichant une volonté de lutte contre l’impunité.
- Sur le plan économique, la récupération hypothétique de dizaines de milliards de dollars représenterait un souffle inédit pour les finances publiques, même si beaucoup doutent de la faisabilité de ce remboursement.
- Sur le plan sécuritaire, des risques de représailles armées ou d’instabilité ne sont pas à écarter, notamment dans l’Est où Joseph Kabila conserve encore une base de partisans et d’alliés militaires.
Ce verdict, inédit dans l’histoire récente de l’Afrique, place la RDC au cœur d’un bras de fer entre justice, politique et géopolitique régionale. Le sort de Joseph Kabila, et les suites de ce jugement, pourraient redessiner profondément l’avenir institutionnel et sécuritaire du pays.
Veritasinfo.