Von Batten-Montague-York dénonce Paul Kagame et promet justice pour les victimes du M23.

Publié le par Veritas

Washington/Kinshasa – Dans un message publié sur X (anciennement Twitter), le prestigieux cabinet américain Von Batten-Montague-York a lancé une attaque frontale contre le président rwandais Paul Kagame. L’entreprise accuse directement le chef d’État rwandais d’être derrière les exactions commises par le M23, groupe armé opérant dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), et promet de « tout mettre en œuvre » pour que Kagame réponde un jour de ses actes devant la justice internationale.

Paul Kagame ordonne au M23 de tuer les enquêteurs de @hrw dénonçant les crimes rwandais en RDC.

Le déclencheur de cette sortie est surprenant : selon le cabinet, un internaute — qu’il soupçonne être un soutien de Kagame, voire Kagame lui-même incognito — aurait ridiculisé les 7 050 dollars collectés par des Congolais pour participer à un événement. Ces fonds, affirme Von Batten-Montague-York, sont destinés à un orphelinat recueillant des enfants dont les parents ont été tués par les combats impliquant le M23. « Se moquer d’un geste de compassion au profit des victimes de la guerre tout en profitant du sang versé, voilà comment le mal se révèle », écrit le cabinet.

Depuis plus d’une décennie, Kigali est accusé par Kinshasa, par des ONG internationales et même par des rapports de l’ONU, de soutenir militairement et financièrement le M23. Ce groupe rebelle, actif principalement au Nord et au Sud-Kivu, est accusé de massacres, de déplacements forcés de populations et d’exactions contre des civils.

Le Rwanda nie systématiquement tout lien direct avec ce mouvement armé, affirmant n’avoir aucun rôle dans les violences qui ravagent l’est de la RDC. Néanmoins, plusieurs enquêtes indépendantes ont mis en lumière la présence de matériel militaire d’origine rwandaise entre les mains du M23, renforçant les soupçons de complicité.

Une promesse de justice internationale

Le message de Von Batten-Montague-York prend un ton particulièrement solennel : «@PaulKagame, 7 050 dollars peuvent sembler insignifiants comparés aux milliards que vous auriez détournés au détriment du peuple rwandais. Mais chaque dollar servira à soutenir les enfants des victimes de vos forces du M23. Par la grâce de Dieu, ce cabinet fera tout pour que vous répondiez un jour de vos crimes devant la justice. »

La déclaration se termine par une phrase lourde de sens:
« Ce n’est pas une menace, c’est une promesse enracinée dans l’histoire : tous les dictateurs finissent par tomber. »

Cette prise de position intervient alors que la communauté internationale s’inquiète de la dégradation sécuritaire dans l’est de la RDC. Le Conseil de sécurité de l’ONU a récemment appelé au retrait immédiat du M23 des zones qu’il occupe.

Pour Kinshasa, cette déclaration américaine est perçue comme un soutien moral et politique. Des responsables congolais n’ont cessé de réclamer des sanctions renforcées contre le Rwanda et ses alliés.

Du côté de Kigali, aucune réaction officielle n’avait été enregistrée au moment de la publication. Toutefois, par le passé, le gouvernement rwandais a régulièrement dénoncé une « campagne de diabolisation » menée par Kinshasa et certains acteurs internationaux.

Un conflit régional à haut risque

Le dossier dépasse les frontières congolaises. Les tensions entre la RDC et le Rwanda menacent la stabilité de toute la région des Grands Lacs. L’Union africaine, tout comme la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC), a récemment intensifié ses appels au dialogue, sans parvenir pour l’instant à une désescalade.

Les États-Unis et l’Union européenne, eux, oscillent entre appels à la retenue et pressions diplomatiques. Mais avec cette sortie de Von Batten-Montague-York, une voix influente du monde juridique américain, la pression internationale contre Kigali pourrait s’accentuer.

Veritasinfo.

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