RDC : halte au consulat kényan de la honte à Goma.
Le Kenya a franchi une ligne rouge. En annonçant l’ouverture d’un consulat à Goma, ville occupée par le M23, Nairobi tourne le dos au droit international et poignarde la RDC en pleine guerre pour sa survie. Ce n’est plus de la diplomatie : c’est une gifle à la souveraineté congolaise.
Qu’on ne s’y trompe pas : installer un consulat dans une zone contrôlée par une rébellion, c’est légitimer cette rébellion. C’est offrir une reconnaissance de fait à des criminels accusés de massacres, de viols et de pillage des minerais stratégiques. C’est faire de Goma une capitale parallèle, au mépris de Kinshasa.
William Ruto, qui se présente comme médiateur de paix, se révèle ici comme allié objectif de Paul Kagame. Ce consulat n’est rien d’autre qu’une caution diplomatique à l’agression rwandaise par procuration. Sous couvert de coopération, le Kenya prend parti, et son parti n’est pas celui du peuple congolais.
La RDC ne doit pas céder. Accepter cette imposture reviendrait à reconnaître l’occupation. Le silence, dans ce cas, serait une trahison. Kinshasa doit hausser le ton, saisir l’Union africaine, l’ONU et tous les partenaires bilatéraux pour dénoncer cette violation flagrante de la Convention de Vienne.
Ce consulat de la honte restera dans l’histoire comme un test : celui de savoir si la communauté congolaise, du Nord-Kivu à Kinshasa, est prête à défendre sa souveraineté jusqu’au bout. Car Goma n’est pas à vendre. Goma appartient au Congo. Et aucun pays, fut-il frère africain, n’a le droit de la transformer en monnaie d’échange diplomatique.
Par La rédaction de Veritasinfo.