Soudan du Sud: Riek Machar demande à l'Igad de trouver une solution ou de jeter l'éponge

Publié le par veritas

http://www.rfi.fr/sites/filesrfi/imagecache/rfi_43_large/sites/images.rfi.fr/files/aef_image/riek_machar432.jpgAu Soudan du Sud, des combats font rage, ce jeudi, aux abords de la ville de Bentiu dans l'Etat de l’Unity et dans l'Etat de Jonglei, autour de la ville de Bor. En Ethiopie, les pourparlers de paix sont dans l'impasse. Le président Salva Kiir ne veut pas libérer les onze responsables du SPLM qu'il détient, comme le réclame le chef des insurgés, l'ex-vice-président Riek Machar. Celui-ci demande désormais à l'Igad, l'organisation des pays de la région, de trouver une solution ou de jeter l'éponge. Il répond aux questions d’Olivier Rogez.


« Salva Kiir refuse de libérer les prisonniers politiques, dit Riek Machar à RFI. Il en a fait des otages. Tous les détenus politiques sont devenus des otages. D'après ce que l'on m'a rapporté, Salva Kiir souhaite que les négociations se déroulent désormais à Juba, et pour moi c'est une indication claire qu'il n'est pas favorable à ces pourparlers de paix. »


« De plus, poursuit l'opposant, Salva Kiir s'est ingénié à paralyser la médiation des pays de l'Igad. Maintenant, la balle est dans le camp de l'Igad qui doit décider ce qu'il convient de faire. Mais en ce qui nous concerne, nous restons attachés à ces négociations, en rappelant cependant qu'il ne saurait y avoir de cesser le feu sans libération de nos prisonniers politiques. »


C'est donc l'incertitude sur la poursuite des négociations. « S'ils ne font rien, termine Riek Machar, alors nous n'aurons plus personne à qui parler. Je crois comprendre que Salva Kiir ne veut pas avancer, donc l'Igad devra décider si elle abandonne ou non sa médiation. »

 

 

RFI

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