Soudan du Sud : Massacres de Bentiu et Bor: visite d'une délégation de l'ONU

Publié le par veritas

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La Haut-commissaire aux droits de l'Homme, Navi Pillay, arrive ce lundi 28 avril à Juba, la capitale du Soudan du Sud. Elle est accompagnée du conseiller spécial pour la Prévention des génocides, Adama Dieng. Alors que le Conseil de sécurité des Nations unies a menacé de prendre des sanctions contre les auteurs des massacres à Bor et Bentiu, atrocités qui ont horrifié les Nations unies, Nivi Pillay devrait s'enquérir des avancées dans l'enquête.


Si pour les responsables onusiens il ne fait aucun doute que la tuerie de Bentiu ont été le fait des unités rebelles qui ont attaqué la ville, les premiers éléments de l'enquête révèlent que tous les commandant ne se sont pas comportés de la même façon. Tandis que certains menaient la chasse aux ressortissants du Darfour, accusé d'être des rebelles du MJE à la solde du pouvoir central, d'autres commandants ont protégé les Darfouris. Ce sont même des unités rebelles qui auraient empêché que le massacre prenne une ampleur plus importante.


L'ONU exige des sanctions


Le bilan reste incertain mais il dépasse les deux cents tués à la mosquée, en grande majorité des Darfouris. Pour l'instant les insurgés de Riek Machar refusent de reconnaître l'évidence et affirment dans un communiqué que les Darfouris ont été tués la veille de l'entrée des rebelles dans la ville. Par ailleurs, les chefs rebelles affirment que ces Darfouris étaient des combattants, ce qui pour les Nations unies n'est pas prouvé, aucun équipement militaire n'ayant été retrouvé.


Les hommes de Riek Machar se défendent aussi en rappellant que les rebelles Darfouri du MJE, qui soutiennent le président Salva Kiir, ont commis de nombreuses atrocités ces derniers mois dans la région de Bentiu. Il y aurait donc eu une volonté de vengeance, soupçonne l'ONU. Quoi qu'il en soit, ce massacre de Bentiu risque fort d'entacher durablement le blason de Riek Machar s'il ne prend aucune mesure contre les coupables comme le réclame les Nations unies.

 

RFI

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