Selon NGBANDA, « Hyppolite Kanambe » sous le nom d’emprunt de « Joseph Kabila » est un officier de l’armée rwandaise astucieusement imposé à la tête de la RDC !

Publié le par veritas

Ngbanda.pngDans une lettre ouverte adressée au Président YAYI BONI, Président du Benin et Président en exercice de l’Union Africaine, Honoré NGBANDA, alias, « TERMINATOR », menace de perturber le déroulement du XIVème Sommet de la Francophonie prévue à Kinshasa du 12 au 14 octobre 2012 : « Quoiqu’il arrive, le peuple congolais qui a beaucoup supporté et enduré toutes sortes d’humiliation, d’oppression et de privation n’acceptera pas que les travaux et les festivités du sommet de la Francophonie prévue à Kinshasa se déroulent normalement au moment où des milliers des familles congolaises continuent encore de pleurer les membres de leurs familles disparus ou tombés sous les balles des sbires de «Joseph Kabila» que l’OIF voudrait ainsi congratuler pour ses crimes. »


Ci-après l'intégralité de la lettre de NGBANDA au Président Boni YAYI

XIVème Sommet de la Francophonie : Lettre ouverte au Président YAYI BONI, Président du Benin et Président en exercice de l’Union Africaine


Paris, le 25 juin 2012

Monsieur le Président,

C’est en votre qualité de Président en exercice de l’Union Africaine que je me permets de m’adresser à vous pour vous faire connaître les profondes préoccupations de la grande majorité du peuple bâillonné de la République Démocratique du Congo, à quelques mois de la tenue du sommet de l’Organisation Internationale de la Francophonie prévue à Kinshasa du 12 au 14 octobre prochain.


Monsieur le Président,

Comme vous le savez certainement, depuis 1996, le Zaïre, aujourd’hui la République Démocratique du Congo, a été agressé et déstabilisé par la coalition des six armées régulières des pays membres de notre organisation africaine, sous prétexte d’une rébellion interne qui n’avait de rébellion que le nom. L’histoire de l’Afrique indépendante retiendra que cette agression a détruit l’armée congolaise et a placé à la tête d’une nouvelle armée fantoche de la RDC un officier supérieur rwandais, James Kabarebe pour ne pas le citer, avec une prétendue nationalité congolaise octroyée pour la circonstance. Il ne fut pas le seul à bénéficier de ce statut de fortune. Et aujourd’hui, cet officier se trouve être ministre rwandais de la Défense !

C’est dans ce même élan qu’après l’assassinat du Président Laurent-Désiré Kabila, un autre officier de l’armée rwandaise, Hyppolite Kanambe, sous le nom d’emprunt de «Joseph Kabila», sera astucieusement et arbitrairement imposé à la tête des institutions de la République Démocratique du Congo.

Dans un témoignage public, l’actuel ministre rwandais de la Défense, James Kabarebe qui était alors Colonel et commandant de l’armée rwandaise lors des opérations en RDC, a reconnu que l’officier «Joseph Kabila» a servi durant la guerre d’agression de la RDC sous ses ordres.

Depuis cette imposture au plus haut sommet de l’Etat, une dictature féroce et sanguinaire s’est installée et continue de s’enraciner en République Démocratique du Congo, avec pour objectif avéré de détruire l’Etat congolais par l’infiltration et la liquéfaction de l’armée nationale, le pillage systématique des ressources nationales et le développement du processus d’occupation de la partie Est de la RDC en vue de sa partition.

Pour donner à cette imposture et à ce pouvoir dictatorial un semblant de légitimité internationale, certains puissants lobbies financiers internationaux tapis derrière la nébuleuse de la Communauté internationale ont initié et soutenu un simulacre d’élections organisées en RDC, en 2006. Ces élections, on le sait, ont abouti à un bain de sang, suivi d’une vaste et longue opération d’épuration des congolais originaires de certaines régions catégorisées et ciblées pour leur résistance à la dictature. Cette chasse aux sorcières s’est poursuivie durant toute la mandature de 2006 à 2011.

Toutefois, le peuple congolais, reconnu pour sa patience et son endurance, a attendu paisiblement l’avènement des élections de 2011 pour se débarrasser définitivement de ce régime d’imposture et de prédation. A ce sujet, plusieurs rapports des observateurs internationaux et nationaux crédibles dont notamment ceux de l’Union Européenne, du Centre Carter et de l’Eglise catholique en RDC ont stigmatisé des nombreuses tricheries et irrégularités commises par le pouvoir organisateur, poussant certains à réclamer en vain que «la vérité des urnes» soit simplement rétablie. Malheureusement, comme en 2006, aujourd'hui encore, le dictateur Kabila a décidé de gouverner par défi en confisquant le vote du peuple congolais.

Hier comme aujourd'hui, toutes les réclamations pacifiques du peuple congolais ont été réprimées violemment dans le sang. Des représailles de toute nature ont été entreprises par l’armée et la Police sur ordre de « Kabila » contre les opposants politiques et leurs partisans. On a dénombré plusieurs enlèvements de personnes de tout âge, des incarcérations arbitraires, des tortures et des assassinats des civils innocents parmi lesquels beaucoup de jeunes gens dont les corps démembrés ont été repêchés dans le fleuve Congo. Toutes ces violations graves et massives des droits de l'homme ont été suffisamment stigmatisées par les différents rapports de l’ONU et des ONG des droits de l’homme opérant en RDC.


Monsieur le Président,

Ces circonstances de violence sauvage et de tricherie dans lesquelles « Joseph Kabila » s’est fait proclamer Président de la République n’ont pas échappé aux Chefs d’Etats africains démocrates. Car tous, dont vous-même, ont décliné l’invitation des cérémonies de son investiture organisée à Kinshasa, loin des regards du peuple congolais. Et fait rare dans l’histoire de l’Afrique, tous les Chefs d’Etat des sous-régions auxquelles appartient la RDC ont superbement ignoré cet événement, à l’exception d’un seul pour des raisons évidentes.


C’est dans cette atmosphère de colère légitime que le peuple congolais se tourne vers vous, Monsieur le Président, pour vous exprimer son indignation à l’égard de l’Organisation Internationale de la Francophonie qui donne l’impression de vouloir ignorer tous ces faits, ainsi que la nature réelle du pouvoir dictatorial, sauvage et impitoyable de « Joseph Kabila ». En effet, le peuple congolais a l’impression que les pays membres de l’OIF veulent fouler aux pieds les principes et les valeurs de respect des droits de l'homme, de démocratie et de l'état de droit qui constituent les fondements de l'OIF.


Cette indignation est d’autant plus grande qu’il se souvient encore qu’en 1994, suite à un prétendu « massacre des étudiants de Lubumbashi » en RDC, massacre qui s’est révélé être un faux après toutes les enquêtes nationales et internationales, les Chefs d’Etats membres de l’OIF n’ont pas hésité en ce temps-là à décider la délocalisation du sommet prévu à Kinshasa pour la tenir à Biarritz en France.


Monsieur le Président,

Depuis l’entrée de l’Afrique dans l’ère de la démocratisation au début des années 1990 à ce jour, votre pays le Bénin et sa classe politique ont servi de modèle à beaucoup de pays et ont fait la fierté de l’Afrique.

Aussi, le peuple congolais a-t-il des sérieuses raisons d’espérer que sous votre présidence de l’Union Africaine, vous assumerez dignement la lourde responsabilité de faire respecter et de défendre les valeurs sacrées de la démocratie et du respect des droits de l’homme qui sont bafouées en République Démocratique du Congo. La tenue du sommet de la Francophonie à Kinshasa dans des conditions politiques et sociales actuelles décrites ci-dessus serait perçue par le peuple congolais, non seulement comme une prime aux crimes de sang et de violation des valeurs démocratiques en RDC, mais elle sera surtout considérée comme une injure aux nombreux victimes et martyrs congolais qui sont tombés pour la défense de leur liberté et de la souveraineté de leur pays.


Quoiqu’il arrive, le peuple congolais qui a beaucoup supporté et enduré toutes sortes d’humiliation, d’oppression et de privation n’acceptera pas que les travaux et les festivités du sommet de la Francophonie prévue à Kinshasa se déroulent normalement au moment où des milliers des familles congolaises continuent encore de pleurer les membres de leurs familles disparus ou tombés sous les balles des sbires de «Joseph Kabila» que l’OIF voudrait ainsi congratuler pour ses crimes.

Je crois personnellement, Monsieur le Président, à vos convictions de démocrate et de chrétien, et je suis donc persuadé que vous ne resterez pas indifférent au cri du cœur du peuple meurtri de la République Démocratique du Congo qui compte sur la solidarité de l’Afrique et du monde épris de justice et de liberté pour l’aider à sortir du joug de l’occupation et de l’oppression.

 


Honoré NGBANDA-NZAMBO KO ATUMBA

Président de l’Alliance des Patriotes pour la Refondation du Congo

(APARECO)

 

Source : afrique.kongotimes

 

 

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