Rébellion en RDC : le Conseil de sécurité demande une enquête sur les soutiens de l'étranger au M23

Publié le par veritas

m23.pngLe Conseil de sécurité de l'ONU demande une enquête sur les soutiens extérieurs dont bénéficient les groupes armés dans l’est de la République démocratique du Congo. Un message à peine voilé à l’intention du Rwanda. Kigali nie toujours tout lien avec le mouvement rebelle M23 actif au Nord-Kivu.

 

Le texte adopté par le Conseil de sécurité de l’ONU est un message envoyé au Rwanda. Ce pays n’est pas mentionné nommément, mais les membres du Conseil jugent « crédibles » les informations sur l’implication de pays extérieurs dans le soutien aux groupes armés dans la région du Kivu. Le défenseur des droits de l’homme congolais, Dimas Kitenge, estime que le Conseil de sécurité doit clairement condamner le Rwanda : « A partir du moment où nous avons de plus en plus de preuves que les soldats rwandais sont là, il est très important que la communauté internationale puisse avoir un langage clair et ferme vis-à-vis de tous ces pays, y compris le Rwanda qui veut encore troubler la paix. »

 

Cette enquête sur les soutiens aux groupes armés doit être menée par les services de l’ONU en RDC. Quelques dizaines de soldats se sont rendus à la Mission de l’organisation des Nations unies pour la stabilisation en RD Congo, la Monusco, à Goma. Mais Roger Meece, le représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, se refuse pour l’instant à dire s’ils sont ou non Rwandais : « Ce n’est pas à moi à le confirmer. Nous attendons toujours les résultats de ces vérifications. Mais je peux vous dire qu’effectivement, il y a certains qui disent qu’ils sont Rwandais, qu’ils se présentaient à nos bases, les autres qui étaient pris apparemment par les FARDC [Forces armées de la République démocratique du Congo]. » De leur côté, les rebelles du M23 ont écrit à l’ONU pour demander l’arrêt du soutien de la Monusco aux forces armées congolaises qu’ils accusent de massacres.

 

 

Correspondant à New York, Karim Lebhour  pour RFI

 

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