RDC : Sultani MAKENGA prépare l'attaque du Nord-Kivu

Publié le par veritas

http://afrique.kongotimes.info/thumbnail.php?file=images/sultani_makenga_329918656.jpg&size=article_mediumLe général autoproclamé Sultani Makenga, chef militaire de l'ex-M23 et son adjoint le colonel Bisamaza qui se sont réfugiés en Ouganda où ils bénéficient de la protection des autorités ougandaises, ont été aperçus dans un camp militaire à Kasese, près de la frontière de la RDC. Selon ces sources, ils sont en train de mettre au point leur plan d'attaque du Nord-Kivu par Beni-territoire. Cette information, qui vient de la Société civile de Beni-ville, a été confirmée par des sources sécuritaires à Kasindi, un important nœud douanier, en face de l'Ouganda et à quelques jets de pierre de Kasese. Les Services parlent d'un recrutement des hommes pour une opération en RDC avec l'appui discret de l'armée ougandaise. On comprend dès lors pourquoi Museveni Kaguta a catégoriquement refusé de livrer les deux criminels de guerre Sultani Makenga et Bisamaza qui sont sous sanctions onusiennes et qui ont lancé des bombes sur les populations civiles de Goma et de Bunangana.


La raison a fini par l'emporter. Museveni Kaguta, qui assure la médiation entre le Gouvernement congolais et les ex-rebelles du M23 qui ne voulait rien entendre d'autre que la signature d'un Accord de paix, a radicalement fait volte-face. Il accepte enfin la signature d'une simple déclaration et se met en phase avec les Congolais déterminés à ne pas en démordre sur cette question de signature entre un Etat et une force négative militairement défaite.


Museveni s'est aligné sur la position du Gouvernement congolais alors que depuis le ratage de la cérémonie de clôturé ses lieutenants ne ratent jamais une occasion pour exprimer sa colère contre les autorités de Kinshasa. C'est hier lundi 18 novembre que la Médiation ougandaise a fait part de cette évolution positive dans la vision du Président ougandais donnant la possibilité de conclure les négociations au courant de cette semaine.


Voici les images des munitions laiss+®es par le M-copie-3Au fait, cette déclaration du constat formel de la fin du M23 comme mouvement rebelle aura à régler la question du statut des anciens combattants du M23 devant retourner à la vie civile par le programme DDR déjà opérationnel par la Monusco. Il n'est naturellement pas question de l’intégration dans les Fardc comme avec l'Accord de Goma  de 2009 que voulait subrepticement reproduire le Président Museveni dans l'Accord signé avec le M23.


Une question qui revient sur toutes les lèvres à Kampala est le démantèlement des FDLR. Mais à ce sujet, une source proche de l'Etat-major général des Fardc a annoncé dans un proche avenir la concentration des troupes dans le Kivu afin de commencer la traque contre les FDLR.


Celle-ci avait déjà eu cours, mais fut interrompue quand la guerre du M23 a éclaté créant une nouvelle donne qui a fait que toutes les forces soient concentrées sur ce mouvement qui était hyperarmé par le Rwanda et l'Ouganda. Comme on l'a vu dans ses cavernes des collines de Runyonyi où on a découvert un armement sophistiqué que nombre d'armées nationales africaines ne possèdent pas. Le chef adjoint de la Monusco, qui est basé à Goma et qui a vu de visu les armes abandonnées par le M23, confirme ce fait. Il indique aussi pour ce qui est de la traque contre les FDLR, qu'il y avait même eu des opérations conjointes Monusco-Fardc pour cet objectif jusqu'à la création du M23. Il a également annoncé que la Brigade aussi prépare des actions de neutralisation des FDLR avec les Fardc en accomplissement de la Résolution 2098.


Les FDLR sont donc dans l'œil du cyclone. Quant au Rwanda, il peut cesser son agitation car les FDLR, son prétexte de 20 ans pour justifier la balkanisation de la RDC, est en passe de tomber à l'eau. Ces miliciens hutu rwandais n'ont plus longtemps à vivre comme force négative sur le territoire congolais. Même s'il est vrai qu'il est plus facile d'attaquer une force cantonnée géographiquement sur un territoire que celle mobile évoluant de colline en colline comme les FDLR.


Toutefois, le jour de leur fin, paradoxalement ce sera le deuil à Kigali, chez Kagame. Comment encore aller s'immiscer dans les affaires internes à la RDC par la création à la pelle des rébellions rwandophones soi-disant pour protéger les Tutsi du Nord-Kivu menacés d'extinction par les FDLR? Mais, les FDLR ne s'en sont jamais pris de manière systématique aux Tutsi du Nord-Kivu. Leurs victimes sont indistinctement des habitants des villages congolais qu'ils écument, jamais les Rwandais.


Kagame les utilise juste pour réaliser son plan comme il l'a fait avec le M23; Le CNDP et le RCD-Goma pour piller les ressources naturelles de la RDC. Par ailleurs, en ce qui concerne l'autre force négative ougandaise les ADF/NALU à propos desquels Museveni accuse la RDC de déstabiliser son territoire alors qu'ils sèment mort et désolation dans Beni, on annonce l'envoi des unités d'élite des Fardc dans le grand Nord pour les démanteler. Là aussi l'Ouganda devra se taire.

 


 

Source : http://afrique.kongotimes.info

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