La RDC demande « quelques explications » au Rwanda sur le retour des refugiés congolais à Chengerero à son insu.

Publié le par veritas

http://www.congosynthese.com/ImgNews/mende_12_03.jpgLe gouvernement de la RD Congo a déclaré mercredi 02 octobre à Kinshasa avoir demandé « quelques explications du gouvernement rwandais susceptibles de l’éclairer » sur « l’arrivée en territoire de Rutshuru de 2000 civils présentés par les éléments des forces négatives M23 comme des réfugiés congolais de retour dans leur pays ».


Le ministre congolais des Médias Lambert Mende Omalanga indiqué dans un point de presse que l’autorité provinciale du Nord-Kivu et la Société civile « font état depuis quelques jours de l’arrivée en territoire de Rutshuru les samedi 28, dimanche 29 et lundi 30 septembre dernier, de 2000 civils présentés par les éléments des forces négatives M23 comme des Réfugiés congolais de retour dans leur pays ».


« Ces personnes se seraient installées à Chengerero /Léproserie et dans la paroisse catholique dans le groupement de Jomba (Chefferie de Bwisha), à Bunagana/Kibaya.    Le gouvernement de la République démocratique du Congo n’a été en aucune manière informé ni de l’identité des personnes en question, ni d’une quelconque opération de retour de réfugiés en ces lieux, ce qui est tout de même très curieux », a-t-il déclaré.


Tout en considérant « tout à fait normal et même souhaitable que des ressortissants congolais choisissent de mettre fin à leur situation d’exil afin de regagner la mère – patrie », le gouvernement de la RDC « tient à rappeler que le retour des réfugiés en République démocratique du Congo doit obéir aux prescrits du droit international en la matière ».


Aux termes d’un accord tripartite RDC-Rwanda-Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés signé en 2010 pour régler la question du rapatriement des réfugiés congolais au Rwanda et rwandais en RDC, « une étroite synergie a été mise en place pour encadrer et coordonner les mouvements de rapatriement des réfugiés pour leur propre sécurité ».


« Il est tout simplement inconcevable que l’un quelconque des signataires de l’Accord tripartite RDC-Rwanda-UNHCR ne soit pas tenu informé d’une opération de rapatriement. Or, dans le cas d’espèce, la RDC n’a été notifiée par personne d’un retour de réfugiés », s’indigne le gouvernement congolais.


Par ailleurs, « aurait-il été informé que le gouvernement aurait orienté d’éventuels réfugiés candidats au retour vers une zone moins perturbée que cette partie du territoire de Rutshuru où sévissent de nombreuses forces négatives, y compris celles du M23 ».

   

« Bien plus, tout rapatriement de réfugiés est conditionné par l’expression de la volonté des concernés adressée au Haut Commissariat de l’ONU aux Réfugiés. Cela n’a manifestement pas été le cas car on voit mal des chefs de famille doués de raison accepter. D’amener leurs femmes et enfants dans cet espace réputé pour l’insécurité qui y règne », a encore rappelé le ministre congolais des Médias.


« Pourquoi l’irruption du M23 dans ce dossier ? »


http://lepotentielonline.com/site2/images/Rutshuru%20de%202000.pngKinshasa a dit ne pas s’expliquer « pourquoi le gouvernement rwandais a pu laisser partir de son territoire ces personnes sans en prévenir le gouvernement de la RD Congo qui a signé avec lui l’accord tripartite susmentionné ».


« Nous ne nous expliquons pas que nos partenaires rwandais aient accepté, comme en a tout l’air de remettre lesdits réfugiés entre les mains de la force négative M23, alors qu’en exécution de l’Accord tripartite de 2010, plusieurs centaines de réfugiés congolais au Rwanda ont déjà regagné sans encombres la RDC », a insisté le porte-parole du gouvernement congolais.


Pour les autorités congolaises, « l’irruption du M23 dans ce dossier du rapatriement des réfugiés Congolais au Congo est suspecte à maints égards car ce rapatriement ne concerne que quatre (04) parties, à savoir :


1)La RD Congo, pays d’origine des réfugiés,
2)La République du Rwanda, pays d’accueil,
3)Le Haut Commissariat aux Réfugiés des Nations Unies dont le rôle est d’offrir appui, sécurité et garantie à l’opération, et
4)Le réfugié pris individuellement qui doit manifester sa volonté de rentrer au pays devant le HCR ».


« On ne voit pas bien ce que vient faire le M23 dans la mise en œuvre de cet Accord dans lequel ne sont impliqués que les gouvernements légitimes de RDC, du Rwanda, le HCR et les réfugiés congolais au Rwanda candidats au retour à la maison. Les motivations cachées de cette imposture donnent lieu à une suspicion légitime de la part de la RD Congo qui attend sur ce dossier quelques explications du gouvernement rwandais susceptibles de l’éclairer sur cette situation », a dit le ministre des Médias.


D’autre part, le gouvernement de la RDC est « également intéressé à connaître la position du Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés qui est l’instrument du droit international pour défendre les intérêts des uns et des autres et à qui incombe la responsabilité de garantir le caractère volontaire du rapatriement des réfugié »s.


« En tout état de cause, M23 ou pas M23, l’époque où l’on pouvait entrer ou faire entrer des gens dans le territoire congolais comme dans un parc de récréation est  révolue », a averti Kinshasa.

 


Source :lepotentiel

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Gakima Andre 04/10/2013 04:26


Atention Congolais.Ne soyez pas lacher encore.Ces gens ne sont pas des refugies, sont des militaires bien traines par Kagame.Kagame a manque la facon de les envoyer au su et au vu de tout le
monde, il a invente avec Museveni ce truck. Les femmes seront retournes au Rwanda d'ici peu de jours et les hommes auront les uniformes pour combattre comment d'habitude. Soyez vigilant alors