A New York, Yoweri Museveni a de nouveau proposé d'une amnistie provisoire pour le M23

Publié le par veritas

http://i2.wp.com/m23congordc.files.wordpress.com/2013/04/makenga-et-bertrand.jpgAlors qu'il y a eu des combats, jeudi 26 septembre, dans l'est de la RDC, où en sont les négociations entre le M23 et le gouvernement congolais ? Les chefs d'Etats de la Conférence internationale des Grands lacs (CIRGL) avaient donné 14 jours aux deux parties pour trouver un accord. Si les négociations ont bien repris le 10 septembre, elles ont été suspendues quelques jours plus tard sans que l'ultimatum de la CIRGL ne soit plus évoqué. Plusieurs sources évoquent désormais la possibilité d'une reprise de ces pourparlers le 6 octobre.


C'est la question de l'amnistie et de la réintégration des éléments du M23 qui pose problème. Même si du côté de la rébellion congolaise, on affirme toujours que ce n'est en rien l'une de leurs exigences.


Kinshasa a établi une liste d'une centaine de noms qui a été remise au chef de la Monusco, Martin Kobler, et à la médiation ougandaise. C'est toute la hiérarchie militaire du M23, passée et actuelle, qui n'aurait ainsi ni le droit à l'amnistie ni à la réintégration au sein de l'armée congolaise. Ce qui du point de vue de l'ONU, comme de la médiation ougandaise, risque de compromettre toute chance d'accord politique entre Kinshasa et les rebelles.


Une amnistie provisoire ?


A New York, le président ougandais Yoweri Museveni a de nouveau proposé l'idée d'une amnistie provisoire pour le M23, reprenant l'exemple burundais de l'accord de cessez-le-feu signé à Dar es Salaam en 2003. Une amnistie qui court depuis dix ans déjà. Cette proposition du chef de l'Etat ougandais a à nouveau été refusée par l'équipe de négociation gouvernementale qui avait fait le déplacement.


C'est donc à Mary Robinson, la représentante de Ban Ki-moon, et à Martin Kobler, qu'est revenue la lourde tâche d'essayer de trouver un compromis sur cette liste. Côté congolais, on affirme avoir écouté les uns et les autres sans donner d'indication définitive. A noter que le M23, lui, n'était pas représenté dans ces discussions informelles.

 

 

Source : RFI

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Didier 28/09/2013 20:55


Que Museveni comence par accorder cette immunité à JOSEPH KONI et le Rwanda aux Génocidaires. Ils n'ont aucune lecon à nous donner quand on sais réelement qui ils sont par rapport au pseudo M23.