Une activiste burundaise empêchée de s’exprimer devant le Conseil de sécurité

Publié le par veritas

Carine Kaneza, porte-parole du mouvement des femmes et des filles pour la paix et la sécurité au Burundi.

Carine Kaneza, porte-parole du mouvement des femmes et des filles pour la paix et la sécurité au Burundi.

Une militante burundaise des droits de l’Homme devait être entendue, jeudi, par le Conseil de sécurité de l’ONU, dans le cadre d’une réunion sur la situation au Burundi. Son intervention a été annulée, suite à l'opposition russe et chinoise.
 
La réunion s’est tenue sans elle. Carine Kaneza, une défenseure burundaise des droits de l’Homme, devait intervenir, jeudi 9 mars, devant le Conseil de Sécurité de l’ONU, à New York, en marge de la présentation d’un rapport du secrétaire général Antonio Guterres sur les violations massives des droits de l’Homme au Burundi. Ce pays de la région des Grands Lacs traverse une grave crise née de la décision du président Pierre Nkurunziza de briguer un troisième mandat il y a presque deux ans.
 
"Plusieurs personnalités, comme l'ancien président tanzanien Benjamin Mkapa, devaient intervenir au cours de cette réunion, et les Britanniques ont proposé d’entendre Carine Kaneza, pour qu’elle apporte son regard sur ce que vivent les citoyens lambda au Burundi", explique une source onusienne qui connaît bien le dossier à France 24. Porte-parole du mouvement des femmes et des filles pour la paix et la sécurité au Burundi, Carine Kaneza n’a pas les faveurs du gouvernement de Nkurunziza. Début janvier, celui-ci a refusé de prendre part à des discussions de paix sous l’égide de la Tanzanie, en raison notamment de la présence de la militante et de son mouvement à la table des négociations.
 
Prétexte technique
 
Vendredi, des sources diplomatiques ont indiqué à France 24 que la Russie s’était opposée à l’audition de Carine Kaneza par le Conseil e Sécurité de l’ONU, entraînant l’annulation pure et simple de son intervention. Moscou a invoqué un motif technique, arguant que les membres du Conseil de sécurité n’avaient pas été prévenus suffisamment en avance de cette intervention. Des réticences partagées par la Chine et l’Égypte. Mais des sources diplomatiques ont expliqué à France 24 que les véritables raisons de ce refus étaient ailleurs : la Russie et la Chine voient tout simplement d’un mauvais œil que des activistes des droits de l’Homme soient entendus par le Conseil de Sécurité. Par ailleurs, Moscou protège le gouvernement burundais d’actions plus sévères de l’ONU, ont souligné ces mêmes sources.
 
Depuis avril 2015, le Burundi est plongé dans une crise violente qui a fait plus de 500 morts selon l'ONU et jusqu'à près de 2 000 avancent les ONG. Le rapport de Guterres, le premier que le nouveau secrétaire général ait rédigé sur le Burundi, fait état d’une grave crise politique. Il décrit une population terrorisée par un régime qui viole délibérément les droits humains, presque deux ans après que Pierre Nkurunziza a obtenu son troisième mandat en avril 2015, entraînant des contestations de masse et un coup d’État réprimé dans la violence. Ce rapport met en garde contre un quatrième mandat du président burundais – une éventualité évoquée par Nkurunziza en décembre dernier.
 
Carine Kaneza a de son côté indiqué à France 24 que “le risque de génocide et d’atrocités de masse” décrit dans le rapport devaient alerter. Le document indique que malgré une baisse des violences déclarées et notamment une baisse des violences armées, les violations des droits de l’Homme se poursuivent : meurtres, disparitions forcées, violences de genre, arrestations arbitraires, tortures, découverte de cadavres non-identifiés ont été recensés. Jamal Benomar, le médiateur de l’ONU dans la crise burundaise, a déclaré quant à lui à France 24 que "les témoignages de torture rapportés sont épouvantables". "Des corps pendus ont été retrouvés dans la campagne, le long de rivières, laissant croire à de supposés suicides", a-t-il relaté.
 
Exil massif
 
En réponse à ce rapport, l’ambassadeur du Burundi à l’ONU, Albert Shingiro, a déclaré que Guterres appartenait à un "axe du mal" qui "harcelait" le Burundi. Alors que le gouvernement prétend que la situation dans le pays est calme, de nombreux Burundais partent en exil. Le Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés estime ainsi que près de 386 000 personnes ont déjà fui et que près de 500 000 personnes auront quitté le pays d’ici à la fin 2017. Si elle n’a pu être entendue officiellement, Carine Kaneza a pu parler à des membres du Conseil de sécurité en marge de la réunion de jeudi. Elle a dit souhaiter que les pays de la région des Grands Lacs accentuent la pression sur le gouvernement de Nkurunziza.
 
Elle a appelé les voisins du Burundi à parler d’une seule voix pour mettre en œuvre des sanctions, comme par exemple un embargo commercial, afin de forcer le gouvernement burundais à s’asseoir à la table des négociations avec des membres de l’opposition et de la société civile.
 
France 24

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Gahoro 15/03/2017 08:18

Abatutsi ni ibigoryi 100%. Uwababeshye ko ari bo bonyine bazi ubwenge niwe wabahemukiye. Mundebere namwe iriya mbwakazi y'umututsikazi yari yikoze ijya muri ONU,izi neza ko igiye gukwiza ibinyoma kuri genocide imbere y'imbaga y'abadiplomates nta soni.Harya ngo inyenzi ntizishaka ko umuhutu ayobora mu Burundi. Nyenzi mwe, mwisamye mwasandaye mwa ngegera mwe, ubu umuhutu arayobora mu burundi, niba bibababaje icyiza ni uko mwakwiyahura mwa byontazi mwe! Ubwo rero iriya mbwakazi y'umututsikazi bayisweye mu kibuno no mu kanwa ubundi bayemerera amadollars ngo nijye kuvuga ibinyoma muri UN, none barayikumiriye itaha yimyiza imoso. Ese abahutu bishwe muri 72 mu burundi ko batavugwa, abakurikijwe Ndadaye ko batavugwa, ntibava amaraso? Ibigoryi gusa! Zarangiza ngo genocide, ngo genocide mu burundi, genocide mu burundi ntizizi ko ziri gutera izahararutswe. Muzapfa mwangara kubera ubugome n'ubutindi bwanyu mwa nzoka mwe!

NTWARI 14/03/2017 19:29

Il est parfaitement Claire, le psychopathe Nkurunziza est devenu le chouchou de communistes Russe et Chinois. Qu'il soit prêt pour en subir les conséquences. Le president Sylien a été aussi un amoureux des Russes, et voilà comment la Syrie s'est transformé. C'est le Burundi qui va être ruiné ce n'est pas la Russie. Ce sont les Burundais qui vont être bombardé ce ne sont pas les chinois. Et tout ça à cause d'un fou criminel Nkurunziza!! Tout changent tout évoluent seul les imbeciles ne changent pas, j'insiste je persiste et je signe les énémies de l'Afrique ces sont les Africains comme Nkurunziza. Umutima wanje uriko uraririra u Burundi.

Kalisa 14/03/2017 08:53

Hataka nyirubukozwemo naho nyirubuteruranywe n'ikibo akituramira. Mu Burundi abatutsi bakoze Génocide isi irituramira.None Kagame amaze imyaka ashaka ko mu Burundi haba Géocide byaramunaniye.Abatutsi bazakomeza kurisha génocide mu biyaga bigari kugeza ryari? Bahumure hari ibihugu bimwe byumva umukino ubera muri kariya karere.

kilimambogo boys 14/03/2017 00:54

https://www.youtube.com/watch?v=Er649WXSRxo

Niyirema 14/03/2017 18:18

Urakoze cyane kubwiyi Video Link.

Gewe Warokotse Tingi Tingi natemaguriwe muri Amerika, nicwa nabazungu babanyamerika bambwira ko ndi Umuhutu wumunyarwanda. Nyamara Iyakaremye niyo Ikamena. Niba Abanyamerika ataribo bishe kandi bica bakicisha Abahutu babanyarwanda bazadusobanurira. Amaraso yange aratukura azahame abanyamerika.

kilimambogo boys 14/03/2017 00:27

"Depuis le 9 février 2017, les proches et la famille de Lionel Nishimwe sont sans nouvelles de lui. Ce jeune juriste rwandais, ancien réfugié en Zambie et autrefois critique du régime de Kigali, avait décidé il y a quelques mois, à la surprise générale, de rentrer au Rwanda. Quelques jours avant sa disparition, Lionel avait fait part de ses inquiétudes quant à sa sécurité suite à une affaire de faux témoignages. "
arikose nkuyu yajyaga he koko ?! abantu nkaba njye sinjya mbaririra.

CESAR 13/03/2017 20:29

"Carine Kaneza, porte-parole du mouvement des femmes et des filles pour la paix et la sécurité au Burundi".

Il est surprenant que cette dame dite porte-parole du mouvement des femmes et des filles pour la paix et la sécurité au Burundi se livre à de tels agissements contre son propre pays. Elle a écrit à Kagame, à Museveni et à Kabila, trois tyrans et sanguinaires notoires de tout mettre en œuvre pour éliminer le président Nkuruniza, le tout sans être inquiétée outre mesure. Alors que cette dame s’est libre manifestement aux actes contre le Burundi et son gouvernement, le fait qu’elle ne soit pas en cage pour répondre de ses méfaits notoires est la preuve que le Burundi est un Etat de droit nonobstant les tentatives de la mafia internationale pour couper la tête de celui-ci. S’elle était Rwandaise, dès lors qu’il n’est pas à prouver qu’à côté de Kagame, en matière de cruauté, Nkurunziza est un nain, elle se serait-elle livrée à de tels agissements ? Sûrement pas. Elle aurait déjà répondu à son créateur sans conséquence aucune pour Kagame . Au regard de ses dires, le constat est qu’elle est imbibée de malhonnêteté intellectuelle caractérisée. Elle a osé dire publiquement que les crimes commis au Burundi sont constitutifs de génocide des Tutsi devant le monde. Autrement dit, dans sa campagne macabre contre son pays, à l'instar de Kagame qui a pu faire avaler au monde entier le génocide dit des Tutsi Rwandais, du moins jusqu'à présent, elle entend faire reconnaître au monde entier que le président burundais commet des massacres qu’elle a qualifiés de génocide contre les Tutsi Burundais. Ses agissements sont inopérant car la vérité est mondialement connue quant aux causes réelles du drame que connaît le Peuple Burundais. Le gouvernement burundais doit mobiliser toutes les moyens dont il dispose afin de mettre hors jeu ceux œuvrent pour détruire le Burundi. La qualité d'un chef d'Etat on la voit et on la reconnaît dans les circonstances difficiles. Si cette dame a droit d’être anti-Nkurunziza, elle n’a pas droit de proférer des énormités de caniveaux et des mensonges flagrants. En invitant cette comédienne de mauvaise qualité de venir raconter ses galimatias amphigouriques devant le Conseil de Sécurité, les dirigeants des Etats qui veulent la tête de Nkuruniza se sont eux-mêmes démasqués. Elle n'est pas pour la Paix dans son pays mais pour l'écoulement de sang des millions de Burundais. Que le Plus Haut ait pitié d’elle par ses actes minables et irresponsables.

kilimambogo boys 14/03/2017 00:25

ce qui est alarmant est que les pays occidentaux trouvent toujours des idiots et idiotes utiles (comme cette vieille salope) pour continuer à détruire notre beau continent !
Il y a un homme blanc qui avait affirmé que l'homme noir collabore souvent avec celui qui veut le détruire, lui facilitant la tache en quelque sorte !!! incroyable mais vrai.