«John Kerry n'a jamais évoqué un scénario militaire pour la Syrie avec moi» (Sergueï Lavrov).

Publié le par veritas

Jean-Marc Ayrault et Sergueï Lavrov à Moscou

Jean-Marc Ayrault et Sergueï Lavrov à Moscou

Des sources bien informées à Moscou et à Berlin font état d’un plan concocté par l’Otan visant à frapper l’armée arabe syrienne à l’aide des dizaines d’escadrons et en présence de 14 pays. Cette information est confirmée par John Kirby, porte-parole de la diplomatie des Etats-Unis :«J'ai vu les déclarations de Moscou. En dépit de ces propos, cette discussion se poursuit au sein de l'administration américaine » dit-il. Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault a parlé le scénario militaire des USA à Moscou pour faire pression sur la Russie si la voie diplomatique ne fonctionnait pas !
 
A l'issue de leur rencontre à Moscou, Sergueï Lavrov et Jean-Marc Ayrault se sont tous deux exprimés pour une résolution politique du conflit syrien, Sergueï Lavrov ajoutant que Moscou avait «plus de points communs avec Paris que de différences». Le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, s'est rendu à Moscou le 6 octobre pour défendre le projet de résolution que la France compte présenter prochainement au conseil de sécurité de l'ONU.
 
Lors d'une conférence de presse conjointe, son homologue russe Sergueï Lavrov a déclaré que la Russie étudiait l'initiative française, mais avait l'intention de proposer ses propres amendements. Le ministre russe des Affaires étrangères a ajouté que la Russie souhaitait que la guerre contre le terrorisme en Syrie soit menée collectivement, ajoutant cependant qu'au stade actuel, les Etats-Unis et leurs alliés dans la coalition ne parvenaient pas à garantir une distinction claire entre l'opposition syrienne modérée et les groupes terroristes.
 
Œuvrer pour toutes les populations d'Alep, à l'est comme à l'ouest de la ville
 
A propos du chaos qui règne à Alep, Sergueï Lavrov a indiqué que Moscou était très préoccupé par la situation humanitaire dans laquelle se trouvait la ville et œuvrait à aider la population. Mais pour lui, les Nations unies devraient se soucier de la situation de tous les habitants d'Alep et pas uniquement de la partie orientale de la ville, celle qui se trouve sous le contrôle des rebelles. Ce n'est actuellement pas le cas, estime la Russie, Washington se préoccupant plus d'aider les populations de la partie orientale d'Alep, au détriment de la partie occidentale, contrôlée par l'armée gouvernementale syrienne.
 
Tout scénario militaire exclu 
 
Si Washington affirmait ne plus exclure la force militaire pour faire pression sur la Russie si la voie diplomatique ne fonctionnait pas, Sergueï Lavrov a déclaré que dans ses échanges privés avec John Kerry, le secrétaire d'Etat américain n'avait jamais évoqué une quelconque décision militaire, rappelant que les Etats-Unis, l'Iran et la Russie avaient toujours exclu l'utilisation de la force en Syrie, notamment dans la déclaration que nous avons adoptée à l'automne dernier. Par ailleurs, la France tout comme la Russie, restent persuadées qu'il n'y a pas d'alternative aux négociations, Jean Marc Ayrault ayant appelé à  la reprise du dialogue à Genève.
 
Au sujet de nouvelles sanctions contre la Russie, Moscou appelle au «bon sens» 
 
Alors que récemment, «le Wall Street Journal» avait écrit que les autorités allemandes envisageaient la possibilité d'imposer de nouvelles sanctions économiques contre la Russie en raison de la politique poursuivie par Moscou en Syrie, Sergueï Lavrov est revenu sur ce sujet, indiquant que le bon sens devait prévaloir sur la volonté de l'Occident de blâmer Moscou. 
 
«Je souhaite que le bon sens prévale sur la volonté de l'Occident de blâmer la Russie, afin que l'on puisse parvenir à l'instauration d'une vraie normalisation de la situation dans différentes régions du monde, en Syrie bien sûr, mais également dans tout le Moyen-Orient, ainsi qu'en Ukraine. Pour cela, il nous faut nous baser avant tout sur les intérêts des peuples qui y vivent», a insisté Sergueï Lavrov.
 
Source : www.citoyens-et-francais.fr

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Butare 09/10/2016 11:48

Mwagiye mutegereza igihe ko kizabikiranura.

iseta 08/10/2016 11:02

En Syrie bien sur,mais egalement dans tout le moyen- orient,ainsi qu'en Ukraine!!!!
Pourqoui pas en Afrique????
Murabona ko abazungu batitaye ku bibazo byacu,buliya ni nko kuvga ngo abirabura birwalize!!!

Murphy to Wowe wiyise Kigali. 07/10/2016 18:52

Niba wita abantu impyisi(Hyna) wowe uri imbwa zo mu ishyamba (wild dog)
Byose byenda gusa bihuje imibereho aho bitandukaniye ni ku bwoko!!!
Byose ni ibikoko kimwe nawe n, abo wita impyisi!!!!!

Ngabo Mihigo 07/10/2016 16:36

@ Kigali, ntabwo utaziyuko iyahigaga yahiye ijanja. Nonese niba ubihakana, nikuki America irikurebera muri Syria aho Russia iri gucucuma insuti zayo ntatabare?

Ngabo Mihigo 07/10/2016 14:07

Iyongereranyije umbwinshi bwamagorofa arigusenywa nintambara muri Syria, nijambo Kagame yavuze ubushyize yuko uzamusenyera inzu azamwica birantanga. Igihe kagame atazashaka amaho kubanyarwanda bahanganye nawe ntayo bazamuha, ikizakurikiraho nintambara, nanahungira muriyonzuye bazayimusenyeraho. Niba agirango ndabeshya azagegufata isomo mubihugu bibamo intambara.

Kigali 07/10/2016 14:44

Ariko igihe mwavugiye intambàra ntimurambirwa, mwibuke ko mudashoboye kuyirwana. Uwabatsinze ntayo yagiye NWA MPYISI MWE!