AGATHON RWASA, EXPLIQUE SA POSITION SUR LA CRISE AU BURUNDI

Publié le par veritas

AGATHON RWASA, EXPLIQUE SA POSITION SUR LA CRISE AU BURUNDI
Agathon Rwasa: «Exprimer nos doléances, c’est ça les motivations profondes». Quand toute l'opposition refuse d'entrer dans les institutions à cause du 3e mandat de Pierre Nkurunziza, Agathon Rwasa, le poids lourd de l'opposition, a choisi depuis fin juillet, à la surprise de tous, de siéger à l'Assemblée. Lui qui, comme les autres, a pourtant affirmé ne pas reconnaître les résultats « fantaisistes » d'élections « pas crédibles ». Pourquoi ? Quel rapport entretient-il avec le pouvoir ? Et que pense-t-il du bras de fer entre l'Union européenne et le Burundi, qui vient de retirer l'agrément de l'ambassadeur belge en poste à Bujumbura ? Pour la première fois, il s'explique sur RFI au micro de Pierre Pinto.
 
RFI : Agathon Rwasa, le régime burundais semble décidé à en découdre avec l’Union européenne et ses Etats membres. Est-ce que vous trouvez également que le traitement réservé au Burundi est injuste ?
 
Agathon Rwasa : Je pense que le pouvoir devrait réfléchir à deux reprises avant de réagir d’une façon ou d’une autre. Le partenariat entre le Burundi et l’Union européenne et les différentes capitales c’est quand même des relations qu’il nous faut entretenir. Si le pouvoir a un grief contre l’une ou l’autre capitale on ne doit pas réagir juste dans le vif de l’émotion. Ça doit se négocier sur le plan diplomatique plus que par autre chose.
 
RFI : En juillet dernier vous aviez appelé à boycotter les législatives et à ne pas reconnaître les résultats. Or, vous avez siégé et accepté la vice-présidence de l’Assemblée nationale. Pourquoi avoir pris cette décision finalement ?
 
Agathon Rwasa : La décision a été dictée par deux mobiles. Premièrement c’est que le forcing du CNDD-FDD a réussi et tous les efforts de l’opposition de la communauté internationale de faire un processus qui pouvait satisfaire tout le monde n’ont pas abouti. Donc on a été devant le fait accompli et comme les uns et les autres appelaient au dialogue, on devait quand même dialoguer et être quelque part. Et aussi on a considéré le fait qu’en tant qu’indépendants, une fois la période électorale terminée, nous restions sans espace où nous pouvions, ne fut-ce que nous exprimer. Et donc nous pensons qu’en entrant dans les institutions, au moins nous pouvions exprimer notre doléance. C’est ça les motivations profondes.
 
RFI : Mais est-ce que ce n’est pas un aveu d’échec quelque part, de votre part ?
 
Agathon Rwasa : Un aveu d’échec ça peut être un jugement de certains. Mais s’ils peuvent juger que moi, j’ai échoué, est-ce qu'eux, ils ont réussi ?
 
RFI : Comment définissez-vous votre relation aujourd’hui avec Pierre Nkurunziza ? Est-ce que vous êtes toujours un opposant ?
 
Agathon Rwasa: Je suis opposant parce que le gouvernement dominé par le CNDD-FDD, il a sa volonté qu’il essaie de faire exécuter. Et moi, je plaide pour que tous les Burundais se sentent mieux dans leur Burundi. Je plaide pour que ce dialogue inclusif ait lieu et qu’on évite qu’il y ait toujours des peurs qui soient ressenties crise qui est la nôtre, plutôt que de m’insulter ou de me traiter de tous les mots comme il le fait !
 
RFI : Autrefois vous aviez coutume de dire que vous aviez une cible dans le dos. Est-ce qu’aujourd’hui vous vous sentez en sécurité ?
 
Agathon Rwasa: Oh ! Vous savez, la sécurité c’est relatif. Et je crois que parmi les gens ciblés je suis toujours parmi ceux-là. Mais ça ne m’empêche pas de faire ce que je peux faire. Je ne sais pas quand je mourrai et comment je mourrai. Je sais que les gens qui chercheront toujours à me nuire ne manqueront jamais, mais je ne peux pas céder à la panique. Je dois quand même faire tout ce que je peux faire pour l’intérêt de la Nation burundaise.
 
RFI : Est-ce qu’en ayant rejoint les institutions vous pensez que vous avez mis les ex-FNL hors de danger ?
 
Agathon Rwasa: Ce serait me tromper parce qu’il y a toujours des velléités en matière de sécurité dans ce pays. Mais tout au moins je peux dire qu’il y a un minimum de répit que l’on a depuis que l’on est dans les institutions.
 
RFI : Comment est-ce que vous expliquez les actes de violence dans les quartiers ou contre les quartiers supposés acquis au FNL, les quartiers ou communes d’ailleurs ?
 
Agathon Rwasa: Pour moi ce n’est pas justifiable que l’on vive toujours dans l’insécurité. On est là. On est tous Burundais. Cette logique de la violence doit être dans les oubliettes. Il faut qu’on puisse s’affronter sur le front du débat politique, sur le front des programmes politiques et non pas sur le front des armes. Donc pour moi il n’y a pas de FNL, il n’y a pas de CNDD-FDD, il n’y a pas d’Uprona, il n’y a pas de MSD, il n’y a pas quoi que ce soit ! On est tous Burundais ! Le droit à la vie c’est un droit garanti par la Constitution. Et dans notre pays la peine capitale a été abolie et les assassins doivent être traités comme des assassins. Nul ne peut attenter à la vie de quelqu’un impunément. Il faut que tout cela cesse. Il faut que le pouvoir prenne les mesures nécessaires pour sévir contre quiconque ôte la vie à un citoyen burundais.
 
Par Pierre Pinto
RFI

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Munyarukato 23/11/2015 00:18

@ Bene

Ngaho niba manda z'abasipanyoro zataye agaciro ibyo bivuze ko nta nyenzi nimwe izongera gufatitwa i Burayi.

1. Ngaho bwira Ibingira cg Jack cg Kabarebe bajye i burayi turebe ko ibyo uri kuvuga ari byo?
2. Ikindi ngaho nimusubize abantu amafaranga yabo mwabambuye ngo ni ayo gufunguza za Karenzi
K. yamara gutoroka mugasigara muri kubeshya ngo ashobora ngo kuzagoboka abandi bafatwa.
Ubwo bigaragaye ko ntawe uzongera gufatwa rero ngaho nimusubize abantu utwabo.

Ibisambo gusa.

Munyarukato

CESAR 22/11/2015 01:54

Au regard de ses déclarations, Monsieur Agathon Rwasa prouve qu'il est indigne et napte et à diriger le Burundi. La régle numéro portant sur l'éthique qui gouverne la vie de tout homme politique est de s'interdir de critiquer les dirigeants de son pays et encore moins son gouvernement à l'extérieur.Le lieu de critiques est l'assemblée nationale dont il est membre et à l'intérieur du Burundi. Ses déclarations outes leurs incohérences manifestes, elles manquent de sustance.
Sur le fond, le problème au Burundi a pour origine Kagame et certains de ses sponsors. Ceux-ci veulent coûte que coûte sa tête après l'échec cuisant du coup d'Etat, planifié et exécute sur ordre de Kagame. En effet, le problème de mandat a été réglé par la Cour Constitutionnelle.Sa décision qu'elle soit mauvaise pour les uns ou bonne pour les autres, elle s'impose à toutes les parties en cause. Le respect des décisions des instances légales de l'Etat sont indiiscutables.A défaut, c'est le désordre institutionnelles et l'anarchie qui s'installent dans le pays. Par aileurs, la décision de la Cour de Communautés des Etats d'Afrique de l'Est qui a été saisie par une des parties en cause, s'impose à tous. Celle-ci a rendue une décision défavorable aux détracteurs du président Burundais. Même s'elle est négative, ils doivent la respecter. Par ailleurs, force est de constater est qu'ils n'excipent d'aucun argument juridique sérieux pour contester la validitié du mandat du président burunndais.
Les putschistes qui sont sous les ordres de Kagame et tous ceux qui les soutiennent doivent être comme tels et subir les effets de la loi dans toute sa rigueur.
Quant aux chantages de certains pays occidentaux, l'ére du chantage est révolue. Les dirigeants de ces pays semblent ignoré que le Burundi n'est plus sous tutelle belge et qu'une nouvelle génération est aux affaires à l'instar de Cherles Michel, premier ministre belge qui écoute plus son père que ses ses conseillers. Avec leur silece de tombeau sur le méfait de Kagame à savoir la violation flagrante de la constitution du Rwanda suivie de son autoproclamation "Président à vie", les masques de ce ceux qui vocifèrent contre le président burundais son tombés. Ils ont été démasqués quant à leur objectif non avoué à savoir créer le chaos au Burundi et liquider physiquement le président burundais.
Les propos extravagants de Kagame sont la parfaite illustration.Celui-ci prétend être défenseur en chef de tous les batutsi de la notre région; Rwanda, Burundi, RDC, Ouganda et Tanzanie. Le combre pour lui est qu'il a malahonnêtement parlé du génocide, dévenu une chanson dont la valeur vénale est aujourd'hui quasi zéro, alors qu'aucun Burundais n'a jamais sorti ce mot. Par ailleurs, son déficit intellectuel le pousse a divaguer dans tous les sens. Il a parlé pêle-mêle des FDLR, de génocide, de pasteur, des crimes commis par le président burundais etc , bref une litanie de divagations qui prouvent son état mental actuel. Si le Président burundais, au nom de la justice pour des milliers de victimes burundaises qui sont tombées sous les balles et les machettes des soldats de Kagame sur ordre de celui-ci en 1994 au Rwanda ,au premier rang le Président Cyrien Ntaryamira, saisissait le conseil de sécurité de l'ONU pour demander la mise en place d'une commission internationale d'enquête sur le génocide des Barundais et l'assassinat du président NTARYAMIRA au Rwanda en 1994, le monde verrait alors le véritable génocidaire. Ce peut être un des moyens pour mettre Kagame au pied du mur.Mais se pose la question de savoir si le président burundais est disposé à le faire, ne serait ce que pour que les familles des milliers de victimes burundaises puissent observer le deuil d'une part et démontrer au monde qu'en réalité le véritiable criminel n'est celui qui vilipendé par les certains pays occidentaux mais leur serviteur notoire dans nontre région.

Bene 21/11/2015 23:55

Les accusations de l'Espagne contre les 40 officiers rwandais viennent d'être abolies par sa propre administration judiciaire et par l'Interpol. Ecouter la Voie de l'Amérique en swahili qui en parle:

http://www.voanews.com/audio/3065570.html

ABAGENZI 22/11/2015 11:59

INZOZI ZIBA NYINSHI. INTERPOL IGEZE NAHO ICA IMANZA? URETSE KO ZAVAHO ZITAVAHO, ABANYARWANDA NITWE TUZI BARUHARWA, NITWE TUZABACIRA IMANZA. IGIHE KIZAZA.
KAGAME IBYO YAKOZE MU RWANDA INKOTANYI AZITA INTERAHAMWE-ALIBESHYA KO NONEHO AZAZIBATIZA FDRL MU BURUNDI.
ABANTU YAMALIYE AHO MUNYARUKATO AKUBWIYE, KANDI TWESE TUZI, ABAZIMU BABO NIBO BAMUBUZA GUSINZIRA NEZA.
MUJYE MWIBUKA KO HITLER ATALI AFITE INGABO ZIBIGWALI, ALIKO BYARANGIYE YIYAHURA.
IMPALA ZITI " TWESE TULI ABAGENZI HANO KWISI"

Munyarukato 21/11/2015 22:59

@ Bene

Wowe se vuze iki? wowe se ubwo uragenzwa n'iki? Ikimuga cyasetse urujyo. Ubwo se utaniye he n'uriya murwayi wo mu mutwe ngo ni Kagome watutse Nkurunziza ngo yica abantu kandi ari we ruharwa kumurusha. Yarangiza akabivugira imbere y'abantu nta n'isoni. Ubu se Rwigara yariyishe? Karegeya se yarinize? Sendashonga se yarirashe? Kalimba se niwe wikubise ifuni? abari muri stade ya byumba se nibo birashe?

Irya mirambo yanaganaga muri Rweru se niyo yishyize mu mifuka nyuma yo kwizirika akandoyi no kwiyica? Warangiza ukaza kubwejagura hano ngo Agatho Rwasa ariye abaturage? Ba sindumuja se bo bari kubagirira neza se maye? Ese mubona musigaje iki kitari kwiyambura imyenda ubundi mukiruka mu muhanda?

Murababaje gusa.

Munyarukato

Bene 21/11/2015 23:32

Niba uzi icyo négationnisme na révisionnisme bivuze, ubwo ndagusubiza. Niba uzi icyo accusations en miroirs bivuze ubwo nabwo nagusubiza. Naho ubundi ça vaut pas la peine.

Km 21/11/2015 22:30

Burundi Tirs nourris en ce moment . Armes automatiques, grenades &armes plus lourdes (obus de mortier?) 2208 TU+2 Localisation : Nyakabiga

Bene 21/11/2015 21:18

Ubwo se avuze iki ? Byamumariye iki ? Inyungu ku barundi yabivanyemo ni iyihe ? Arashaka nawe kuryaho duke. Nibamuhe nawe yirire. Siwe wa mbere cyangwa wanyuma uriye aba militants be n'abaturage. Aragenzwa nawe n'inda ye nka Nkurunziza.