Moi, Paul Kagamé, j’ai arrêté le génocide, donc, j’ai tous les droits.

Publié le par veritas

Moi, Paul Kagamé, j’ai arrêté le génocide, donc, j’ai tous les droits.
Ce qui se passe actuellement dans la région des grands lacs surtout entre le Burundi et le Rwanda, n’est pas à prendre comme un simple accrochage diplomatique. C’est plutôt plus grave que l’on le croit. Le Rwanda a élaboré depuis  son plan contre le régime de Bujumbura bien longtemps avant ces histoires électorales de 2015. Seulement, le Rwanda n’attendait que ce moment propice pour montrer à Bujumbura son vrai visage ou ses canines. Pour bien comprendre cette haine, il faut remonter en 1993. Avec la victoire de Melchior Ndadaye, premier président  élu démocratiquement lors des élections libres de 1933, depuis que le Burundi existait, avec un score de 64% contre 33% du candidat Pierre Buyoya.
 
Alors que le Front Patriotique Rwandais (FPR) étaient en pleine guerre avec le Président Rwandais Juvénal Habyarimana, la victoire de Ndadaye a était perçue comme une menace sérieuse au FPR ou disons une perte d’un allié stratégique qui était le régime de Buyoya Pierre et al. En plus que Melchior Ndadaye avait séjourné au Rwanda étant refugié, ce là rendait plus compliqué la tache du FPR, craignant le duo Habyalimana-Ndadaye.  Dans ces années, le Burundi abritaient des milliers des refugiés rwandais membres fondateurs et sympathisants du FPR. Ce n’est pas pour rien qu’après l’annonce de la victoire de Ndadaye, tout le quartier de Ngagara est descendu dans la rue pour s’opposer aux résultats des urnes. Ce quartier où plus de 60 % des habitants étaient rwandais (même l’actuelle épouse du président rwandais Jeannette Kagamé a résidé dans ce quartier) qui  était considéré comme le QG du FPR au Burundi, c’est donc compréhensible qu’ils aient pris le devant de la scène pour demander l’annulation  de ces élections. La suite tout le monde la connait. Ndadaye n’a pas dépassé trois mois au pouvoir. Il a été décapité de façon ignoble, ce qui plongeant le Burundi dans une crise sans précédent.
 
De cette crise est né le mouvement armé CNDD-FDD, et dans l’entretemps le FPR s’est installé au pouvoir à Kigali. Dans son ambition de contrôler et piller les richesses de la République Démocratique du Congo, il s’est heurté aux combattants Intagoheka du CNDD-FDD qui eux aussi avaient leur base arrière en RD Congo. Les Intagoheka et les Inkotanyi (combattants du FPR) se sont farouchement battus, et dans beaucoup de batailles, les Inkotanyi  ont été vaincus, et Paul Kagamé garde toujours en mémoire toutes les défaites qu’il a subies au Congo à cause de la combativité des Forces pour la Défense de la Démocratie (FDD). C’est pourquoi après l’accord global de cessez-le-feu entre le gouvernement  de Buyoya et le mouvement CNDD FDD, le FPR a changé de plan, connaissant la détermination des FDD, il a opté pour une coopération  avec le CNDD-FDD, non pas par amour, mais par stratégie d’infiltrer le cœur du système FDD et de le détruire au moment opportun.
 
Tout le monde sait que Paul Kagamé se définit comme le seul homme au monde à avoir stoppé le génocide. Il ne cesse de le répéter à toute personne et toute puissance et par fois il accuse qui il veut d’avoir participé au génocide ou de n’avoir pas assisté ou sauvé les tutsi en pleine extermination au Rwanda en 1994.  Pour Kagamé, avoir arrêté le génocide lui donne  tous les droits, tout le pouvoir même celui de donner la vie ou la mort, celui d’attaquer ou de perturber tous les pays de la région des grands lacs en fonction de ses besoins géostratégiques, celui de dénigrer et d’insulter qui il veut et quand il le veut, celui de faire trembler la France et la Belgique, celui d’imposer le mea culpa des puissances occidentales etc…
 
La complexité sinusoïdale  des ambitions de Kagamé fait  du Burundi son ennemi juré, malgré les apparences apaisantes. Tout commence avec la Tanzanie, quand elle a donné son point de vue par rapport à la sécurité dans la région. Pour la Tanzanie, chaque pays concerné, devrait s’ouvrir et entamer des  négociations  avec ses opposants armés ou non pour que la sous région ait la paix et la stabilité politique, économique et sociale. Le Rwanda a immédiatement haussé le ton accusant la Tanzanie d’être le porte-parole des FDLR. Ce qui a provoqué un climat de méfiance entre Kigali et Dar-es-Salaam. Pour Paul Kagamé, le président Tanzanien Jakaya Kikweté avait franchi la ligne rouge, ce qui était inacceptable pour Kigali. Dans cette tension diplomatique, le Burundi a joué le neutre. Pour se venger, Kagamé a tenté de torpiller le fonctionnement de l’East African Community (EAC) qui regroupe le Burundi, le Rwanda, la Tanzanie, l’Ouganda et le Kenya.
 
Fort de ses manigances, il a tout fait pour diviser la communauté EAC, en initiant des rencontres au nom de cette communauté, mais qui excluaient le Burundi et la Tanzanie. Kagamé est allé loin jusqu'à proposer que le siège de l’EAC soit transféré ailleurs qu’en Tanzanie. Ce n’est pas pour rien que l’actuel secrétaire de cette communauté EAC est Rwandais, il roule et fonctionne selon les désirs de son chef Paul Kagamé. En plus de cette prise de position de la Tanzanie, il faut noter que la présence des militaires tanzaniens en renfort aux soldats de la Monuc dans l’Est de la RD Congo, n’a pas été appréciée par Kigali qui via le M23 continuait son plan de déstabilisation  et de pillage de la RD Congo. En même temps, la présence des militaires Burundais sur le sol Congolais dans le cadre des patrouilles mixtes avec les militaires congolais dérangeait tellement le pouvoir de Kagamé de tel point que ce dernier  a piqué une colère multidimensionnelle en vers le régime de Bujumbura.
 
Dans ces conditions, il fallait faire tout le possible pour que cette coopération militaire entre le Burundi et la RD Congo cesse. C’est pourquoi, sous les lobbies de Kigali, une campagne dite Kiliba ondes a été bien orchestrée via des medias privés burundais et de certaines personnes de la société civile burundaise, que des milices Imbonerakure sont en formation au Congo pour préparer le génocide contre les Tutsi au Burundi, que des hauts gradés de l’armée Burundaise sont de connivence avec le FDLR dans le trafic des minerais congolais. Cette campagne a été bien menée quitte à ce que les lobbies de Kigali  pénètrent dans le système du Bureau des Nations Unies au Burundi (BNUB) qui par un câble diplomatique envoyé au siège de l’ONU à New-York confirmait bien ces allégations sans fondements. Et Le Burundi a dû retirer ces militaires de la RDC malgré que le Gouvernement congolais ne fût pas contre cette présence sur son sol.
 
Pour renchérir son plan et montrer que le Burundi est en action dans les massacres, des cadavres venant du Rwanda ont été jeté dans le Lac Rweru au nord du Burundi à la frontière avec le Rwanda. Kigali a  nié que  ces corps proviennent du Rwanda, de même le Burundi a démontré que ces corps sont probablement d’origine Rwandaise. Pour savoir la vérité, le dossier a été transféré à la communauté EAC, quelques jours plus tard, le dossier était porté disparu des tiroirs de l’EAC. Les services rwandais sont parvenus à étouffer cette affaire. Le Rwanda ne s’attendait pas à ce que le Burundi réagisse de façon intelligente pour démasquer l’origine de ces cadavres.
 
Entretemps, signalons que le Rwanda avait élaboré une liste de ce qu’il a appelé des génocidaires burundais qui ont vécu au Rwanda. Parmi lesquels se trouvent Domitien Ndayizeye et autres. Dans la stratégie de Kigali, il t’accuse de génocidaire pour que tu te rendes, pour que tu te soumettes à ces exigences et pour que tu acceptes d’être son homme et travailler pour lui jusqu’à ce que ta mort te sépare de lui. Telle est donc la stratégie de Kigali, applicable aussi bien aux Rwandais qu’aux Burundais qui ont accepté de travailler avec Kagamé dans ses ambitions de torpiller le régime de Bujumbura. C’est dans cette logique bien évidemment que Kigali prépare son Terminator revanche sur le système CNDD-FDD, il profite de la naïveté et de l’appui de certains burundais, il profite aussi de l’incompréhension de certaines puissances occidentales sur le Burundi, pour mettre le Burundi sur les rails de l’instabilité. Kigali a essayé le même plan avec la Tanzanie de Jakaya Kikweté, mais la Grande Bretagne puissance coloniale de la Tanzanie et première bailleur du Rwanda s’en est mise et a joué un rôle important pour désamorcer la crise bien que ce n’est pas fini.
 
Au moment où la Grande Bretagne fait tout pour que son ancienne colonie ne sombre pas sous les ambitions du Rwanda, la Belgique quant à elle semble lâcher le Burundi, elle ne se pose même pas la question de savoir si réellement la population burundaise dans sa majorité croit en Pierre Nkurunziza, elle ne se pose même pas la question si réellement Nkurunziza a violé la constitution, elle ne se pose pas la question de savoir pourquoi le Rwanda se mêle de la politique burundaise, elle est là pour enfoncer les clous, elle là pour aider à la destruction du Burundi. C’est dommage !!
 
De toute façon, c’est bien visible que le Rwanda, aidé par certains services des USA,  utilise l’EAC pour torpiller le Burundi,  c’est bien visible que le Rwanda abrite les putschistes burundais, il est bien clair que le Rwanda veut provoquer la crise au Burundi, mais va-t-il réussir ? Bonne question !! Quoi qu’il arrive l’histoire nous montre que le peuple burundais peut s’enfoncer et peut aussi se relever à lui seul. Les régimes Michel Micombero, Jean Baptiste Bagaza et Pierre Buyoya, aidés par les rwandais refugiés au Burundi ont massacré des centaines de milliers  des burundais dans un silence complice de la communauté internationale ce qui a donné naissance au mouvement PALIPEHUTU et autres qui ont mené une campagne de libération du peuple burundais, ils ont traqué tout membre de ce mouvement, ce qui a donné naissance au parti Sahwanya FRODEBU avec son chef charismatique Monsieur Melchior Ndadaye, ils l’ont assassiné  ce qui a donné naissance au mouvement Conseil National pour la Défense de la Démocratie- Force pour la Défense de la Démocratie CNDD-FDD.
 
Ceci pour dire que le peuple burundais est prêt à se défendre et à défendre ses acquis de paix et de démocratie. Que Kigali ne se fasse pas des illusions qu’il va marcher sur Bujumbura comme il a marché sur Goma.
 
Burundi-24

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kabarisa 03/09/2015 23:26

Makanji we mbwirira izo mpehe zijye zumva.

Makanji 03/09/2015 21:23

@ Murphy,

Najyaga mbona ibitekerezo utango witsinsa kumateka,nkagirango ufite ubwenge none nsanze uri ikigoryi!!!! uti gute?

- Article nakubarijeho ikibazi siyo wansubirijeho uhurutura ibyo bigambo. Kuberiki? kubera ko utiyizeye ntiwizere nibyo uvuga. Bivuga ngo wandika ugamije kwiyereka abasomyi ntugamije débat.

- Kuva munyandiko zabanje tuvugana ndi Makanji. Ibyo lbyo kunyita ba Makanji bivuyehe?? Ibyo nkubwira se biraremereye cyane kuburyo ubona ko byaba bivuye mu ishyirahamwe??

- Kumenyana n'abatutsi kwawe s'igitangaza ahubwo nuko ubu wemera kuvugana nabo kandi avril-juillet 1994 warababonaga nk'inyenzi inyangarwanda. Byagenze bite kugirango ubu ube ubita abavandimwe?? (nsubiza utantutse kandi utantubuye kuko nkubajije ndi jyenyine)

- Ntushobora na rimwe kuba warafashije muri génocide, abatutsi nkurikije uburozi bugusohokamo. Niba mbeshya ni bande?

- Kucyi wumva nakunda abahutu? Hejuru yiki? ikiza cyabo niki?

- Ntahantu na hamwe nijyeze nkubwira ko nishe abahutu nihorera. Kuyihe article??

- Utanze igitekerezo kikagukorogoshora wese umwita Makanji!!! ni ubwoba unfitiye?? erega ntabwo arijya jyenyine uzi kandi uvuga ububi bw'abahutu!! isi yose irabazi kuko nakubwiye ko Umuhutu ariwe wambere kuri iyisi wabyutse mu gitondo agafata umuhoro akirara mu baturanyi abo baraye basangiye,n'aba collègues agatema kuva ku mubyeyi kugeza ku buheta bwe ajugunya mu musarani,ubundi agafata amatungo yabo akabaga akarya. Ntano kuyorora STP!!

Ngiyo ishusho y'umuhutu w'i Rwanda n'ibyitso bye.

UMWANZURO

Jyerageza kunsubiza ingingo ku yindi nicyo débat imara,wishaka kwerekana ko usubiza benshi kuko nubwo twaba duhuza ibitekerezo turi benshi ahubwo bishimangira ukuri kw'ibyo tuvuga.

Ubundi ibyo kumbwira ko uzi diplomatie byo numva wiganirira aho wihishe inyuma ya pseudonyme.

Ubu isi yose na ONU ubwayo ifata abahutu nk'aba génocidaires ba mbere kwisi. Ngaho se bihindure niba uzi diplomatie nkwemere!!!!

Muzi kwihisha iyuma ya computer. Narababwiye ko Génocide mwakoze ari umusaraba kuri mwe nababakomokaho!!!

c'est grave 03/09/2015 08:21

Les PEUPLES TUTSI SONT SI MECHANT QUE MEME LE DIABLE EST MIEUX. VOIR TOUT CE QU'ILS FONT AU LIEU D'ETRE UN TUTSI G PREFERE ETRE CREE SOIT UN BERGER ALLEMAND SOIT UN CANICHE OU ENCORE UN ARBRE. YOOOO POLE SANA VRAIMENT JE NE SAVAIS PAS.

la vérité affranchi 03/09/2015 08:15

Je lis la procession vers 2016 comme la marche vers un goulot d’étranglement. Avec ou sans Kabila, il s’agit d’un passage qui, même réussi sur le plan des élections (ce qui est hautement improbable), ouvre sur le Congo la porte vers l’inconnu, la relance des conflits armés étant, à mon avis, la perspective la plus probable. Décembre 2016 est annoncé pour être le bout du tunnel pour le peuple congolais.Il va avoir un président démocratiquement élu et tourner la page du régime actuel. La pauvreté, la corruption, la mauvaise gouvernance, les humiliations et bien d’autres maux qui plombent l’essor du pays vont devenir du passé. Le bonheur et la prospérité auxquels la Providence destina le Congo, au vu de ses immenses richesses, est à portée de main. La prophétie de Lumumba va enfin se réaliser : « L’avenir du Congo est beau »… Ce rêve est, hélas, trop merveilleux pour être réalisable. Il serait même temps que s’estompe l’euphorie autour des enjeux électoraux et que les Congolais se remettent à regarder la réalité en face.En effet, un rapide coup d’œil sur l’ampleur des dégâts accumulés par le régime actuel et les enjeux géopolitiques nous renseigne que le rendez-vous le plus sûr est celui d’une nouvelle vague des conflits armés, et le prochain président, quelles que soient les conditions de son accession au pouvoir, n’y pourra rien. En cause, les deux difficiles voisins de l’Est : le Rwanda et l’Ouganda, et l’accumulation des dossiers litigieux dont nombreux ne peuvent se régler qu’à coups de canon.La guerre pourrait d’ailleurs éclater bien avant le départ de Joseph Kabila, notamment si les présidents Paul Kagame et Yoweri Museveni se persuadent que le prochain président à Kinshasa contrariera les ambitions hégémoniques et économiques qu’ils revendiquent sur l’Est du Congo. Les deux hommes ont ainsi déjà entrepris de disposer d’une confortable avance, non seulement sur le plan militaire, mais surtout sur le plan politique et diplomatique, comme nous le verrons dans la suite de cette analyse. Les Congolais seraient ainsi bien inspirés de garder un œil sur ces deux « voisins » habitués, depuis deux décennies, à ruiner leurs aspiration à la paix et à la démocratie, chaque fois qu’ils croient enfin être sortis du bourbier.RD Congo-Rwanda-Ouganda : Le cycle guerre-élection-guerre-électionEn revisitant les deux dernières décennies de l’histoire du Congo, on découvre que chaque fois que les Congolais croyaient se doter de nouvelles institutions, soit à l’issue d’une élection, soit à l’issue d’un accord politique, le pays subissait une attaque militaire rwando-ougandaise qui se traduisait par le sabotage des acquis engrangés. La guerre du M23 en est la plus récente illustration.2011 : Election présidentielle au Congo ; 2012 : guerre du M23 Le 16 décembre 2011 à Kinshasa, Joseph Kabila est proclamé président de la République à l’issue d’un processus électoral où il avait pour adversaire Etienne Tshisekedi. Nous ne revenons pas sur les conditions dans lesquelles se sont déroulées ces élections, mais les Congolais se dotaient d’un nouveau gouvernement au terme de ce processus électoral. Mais cinq mois seulement après le scrutin éclatait la guerre du M23. Une agression rwando-ougandaise comme en attestent plusieurs rapports d’ONG et des experts de l’ONU[1]. Le conflit durera jusqu’en décembre 2013.Parmi les revendications brandies par le mouvement[2], on lit aisément les ambitions territoriales sur l’Est du Congo des présidents Museveni[3] et Kagame[4]. Et les deux hommes n’en étaient pas à leur coup d’essai. Cinq ans auparavant, le Congo subissait une attaque de même nature.2006 : Election présidentielle ; 2007 : guerre du CNDP (l’ancêtre du M23)Le 15 novembre 2006, la Commission électorale annonce à Kinshasa les résultats du deuxième tour de l’élection présidentielle donnant Joseph Kabila vainqueur face à Jean-Pierre Bemba. Comme pour 2011, nous ne revenons pas sur les évènements ayant entouré ce scrutin. L’élection est présentée par la presse internationale comme « la première élection démocratique de l’histoire du Congo ».Des semaines durant, des diplomates américains et européens défilent dans les médias pour apporter l’assurance que le Congo est enfin sorti des années sombres de son histoire et que le pays amorce son essor économique. Les Congolais ont toutes les raisons de voir l’avenir en rose. Une naïveté qui va coûter cher, tout le monde ayant oublié le Rwanda et l’Ouganda.Quelques semaines seulement après la mise en place du nouveau gouvernement, on assiste à une intense activité militaire dans le Kivu. Des soldats rwandais, menés par le général Laurent Nkunda, vident les écoles et enrôlent les élèves de force. Dès novembre 2007, soit un an seulement après l’élection présidentielle à Kinshasa, les assaillants s’emparent de Nyanzale et se positionnent à 100 km au nord de Goma. C’est le début d’une série de batailles qui se soldent, le 10 décembre 2007 par le terrible carnage de Mushake[5] où périssent plusieurs milliers de soldats FARDC (armée gouvernementale)[6]. Une débâcle qui ruina le moral des troupes. De défaite en défaite, l’armée congolaise finit par s’effondrer complètement. Dos au mur, le gouvernement capitula platement comme en attestent les accords du 23 mars 2009, qui, pire, ouvraient la voie à la guerre du M23, trois ans plus tard. Mais 2006-2007 et 2011-2012 ne sont pas les seuls rendez-vous gâchés par le Rwanda et l’Ouganda au Congo. Trois ans avant le traumatisme de Mushake, les Congolais subissaient une autre déconvenue.2003 : Accord de Sun City ; 2004 : chute de BukavuUn processus de paix destiné à mettre fin à la Deuxième Guerre du Congo avait été amorcé avec la signature des accords de Lusaka le 10 juillet 1999. Il sera bouclé en Afrique du Sud par un document, l’Accord global et inclusif, signé à Pretoria le 17 décembre 2002, par les protagonistes du conflit, puis adopté à Sun City le 1er avril 2003. Il sera concrétisé par la mise en place, le 30 juin 2003, du gouvernement de transition avec un président et quatre vice-présidents, tous ayant un passé dans l’un ou l’autre des mouvements armés créés ou parrainés par Museveni et Kagame[7]. Les deux présidents ne pouvaient pas avoir meilleurs privilèges à l’intérieur de l’Etat congolais.Et pourtant, ils vont relancer la guerre contre le Congo un an seulement après la mise en place du fameux régime 1+4. Le 02 juin 2004, des milliers de soldats rwandais, menés par le général Laurent Nkunda et le colonel Jules Mutebutsi s’emparent de la ville de Bukavu. Une semaine durant, la ville est mise à sac tandis que des centaines de femmes sont violées par les occupants. Le nouveau gouvernement de Kinshasa, qui avait pourtant suscité tant d’espoir, est rapidement discrédité face à son incapacité à chasser les malfrats de la ville. Ceux qui avaient naïvement cru que les accords de Pretoria et de Sun City suffisaient à conjurer la folie meurtrière des dirigeants rwandais et ougandais en avaient eu pour leur compte.En résumé, 2003-2004 : accord de paix en Afrique du Sud puis guerre ; 2006-2007 : élection présidentielle puis guerre ; 2011-2012 : deuxième élection présidentielle puis guerre. On ne saurait naïvement envisager l’après 2016 en faisant fi d’une nouvelle guerre, encore moins dans ce contexte où résonnent à nouveau les bruits des bottes aux frontières du Congo et que le pays se trouve dans un état de fébrilité sur le plan politique, de vulnérabilité sur le plan militaire et de tâtonnement sur le plan diplomatique.Kigali et Kampala en position de force ; le Congo battu d’avancePlusieurs sources renseignent que le Rwanda et l’Ouganda trépignent d’impatience à l’idée de renvoyer, à nouveau, leurs forces sur le sol congolais. Les présidents Kagame et Museveni ont créé une force commune dénommée Eastern Africa Standby Force (EASF) dont ils comptent se servir pour envahir le Congo, officiellement afin de combattre les FDLR et les ADF, face à ce qu’ils considèrent comme l’inefficacité de la Monusco[8].Parallèlement, ils parrainent la création d’une nouvelle « rébellion des Tutsis » sur les ruines du M23 dont les membres se sont installés dans les deux pays après leur défaite au Congo en décembre 2013. Selon les premières informations, le mouvement, dénoncé par le gouverneur du Nord-Kivu, Julien Paluku, s’appellerait Mouvement chrétien pour la reconstruction du Congo qui serait, sur le plan militaire, à un niveau de préparation assez avancé[9]. Selon le journaliste et correspondant de guerre américain Keith Harmon Snow, ce mouvement est l’auteur de l’attaque du 02 juin 2015 contre l’aéroport de Goma[10], attaque faussement attribuée à un mystérieux groupe de mai-mai qui serait venu de Butembo (290 km au nord de Goma) sous le commandement d’un certain Kambale Malonga. Une version mensongère par laquelle les autorités de Kinshasa, complices de Kagame, essayaient de ne pas exposer le dictateur rwandais à la colère de la population de Goma. Mais pour combien de temps ?… Car on peut déjà considérer que les forces rwando-ougandaises sont maintenant en assez grand nombre sur le sol congolais compte tenu du flot des infiltrations signalées depuis au moins décembre 2013[11]. Une nouvelle guerre ouverte n’est donc plus qu’une question de temps. Les Congolais gagneraient ainsi à moins se préoccuper du nom du prochain président qu’à la façon dont le pays devrait se préparer à faire face, en essayant de rattraper les retards accumulés aussi bien sur le plan militaire que sur le plan diplomatique et politique.Une guerre inévitableLes guerres menées contre le Congo ont pour principal enjeux le contrôle des ressources minières du pays, soit directement par des armées étrangères, soit derrière des groupes armés ou des rébellions factices. Depuis la Première Guerre du Congo, le Rwanda et l’Ouganda sont devenus d’importants exportateurs de plusieurs minerais extraits du sous-sol congolais. En décembre 2014, le Rwanda a été déclaré premier exportateur mondial de coltan avec 28 % du total des 8.807.232 kg de tantale produit dans le monde. De 2010 à 2013, les revenus tirés des exportations minières sont ainsi passés de 68 millions à 134,5 millions de dollars[12].L’Ouganda connaît également une prospérité économique bonifiée par l’exportation des minerais pillés au Congo. Il n’est pas envisageable que les deux pays renoncent à un « statut » aussi prestigieux dont dépendent largement leurs économies respectives. On imagine assez aisément que le prochain président congolais ne sera pas aussi complaisant que Joseph Kabila et qu’il essayera de reprendre le contrôle sur les richesses nationales. Non seulement parce que le pillage a assez duré, mais surtout parce que le Congo, ruiné par des années de guerres, aura besoin de toutes ses ressources pour commencer à se reconstruire.Par ailleurs, les conditions dans lesquelles s’opère ce pillage sont que n’importe quel dirigeant congolais, doué de conscience patriotique, ne pourra que s’employer à y mettre un terme, entraînant des pertes sèches aux économies de rente dont se repaissent les élites au pouvoir à Kigali et à Kampala. Le conflit sera inévitable. Reste que le Congo se trouve dans un rapport de force nettement défavorable.Un rapport de force militaire défavorable au CongoLe premier élément à prendre en compte en cas de conflit consiste aux moyens dont chaque partie dote ses forces armées. En 2014, le gouvernement congolais a alloué à l’armée un budget de 400 millions de dollars, une broutille pour un pays grand comme l’Europe occidentale avec un poids démographique de 77 millions d’habitants et un effectif de 140 mille soldats. En ce qui concerne le Rwanda, les experts de l’Onu ont estimé, dès 2002, les dépenses militaires du pays à 400 millions[13] de dollars[14], soit, à l’époque, un budget équivalent au budget de l’armée de la RD Congo en 2014, un pays 90 fois plus grand et 10 fois plus peuplé.Pour ce qui est du personnel, les spécialistes, en considérant le nombre de généraux (une centaine), estiment que les effectifs de l’armée rwandaise dépasseraient ceux des pays voisins pourtant plus étendus et plus peuplés[15]. L’armée rwandaise est une gigantesque « armée sans frontières » dont les éléments sont déployés dans plusieurs régions du monde (Centrafrique, Darfour, Haïti) et, fréquemment, sur le sol congolais sous forme de « rébellions » ou de groupes armés en tous genre. Autrement dit, rien que sur le plan des moyens consacrés à leurs armées respectives, le Rwanda et l’Ouganda[16] partent avec une supériorité indéniable sur le Congo. Il faut dire que les autorités congolaises ont scandaleusement négligé leur armée.Dans la région, un autre voisin immédiat du Congo, l’Angola, a alloué, en 2014, jusqu’à 6,8 milliards de dollars à son armée, soit 17 fois plus que le Congo. Pour revenir au Rwanda et à l’Ouganda, il faut relever que les deux pays disposent surtout d’un avantage stratégique, qui devrait faire la différence, longtemps avant le premier coup de feu, si jamais confrontation il y a : les infiltrés.Le fléau des infiltrations massivesA la suite des guerres à répétition imposées au Congo depuis 1996, des accords secrets entre Kinshasa, Kigali et Kampala ; et surtout des mécanismes de brassage et de mixage, le Congo s’est retrouvé avec plusieurs milliers de soldats rwandais et ougandais dans les rangs de son armée, et à tous les niveaux. L’ampleur des dégâts est telle qu’à chaque fois qu’on lève un coin de voile sur l’affaire, le pays tout entier se retrouve dans l’embarras devant l’opinion internationale, comme en témoigne le cas Bosco Ntaganda[17].Parfois, ce sont des personnalités de premier plan qui sont amenées à mettre le scandale sur la place publique. Ainsi, en septembre 2013, lorsque l’Administrateur général de l’ANR (Agence nationale de renseignements), M. Kalev Mutond, communique au représentant du Secrétaire général de l’ONU une liste des membres du M23, on découvre à côté de plusieurs noms les mentions « sujet rwandais »[18], le comble étant que ces « soldats ennemis », dans le même document, disposaient de numéros de matricule FARDC.Deux mois plus tard, le général François Olenga, alors chef d’état-major des forces terrestres, affirmait que, confronté au manque de fiabilité des troupes au cours de la guerre du M23, il avait menacé de faire fusiller tous les infiltrés. Du jour au lendemain, « on a vu filer des colonels, des majors », dit-il dans l’interview accordée à Colette Braeckman[19].En gros, le Congo a vraiment un problème quasiment insurmontable avec son armée massivement infiltrée par des « soldats ennemis » qui n’attendent que le « bon moment » pour « frapper ». Nul ne sait exactement combien ils sont (entre 12 et 35 mille[20]). Ils sabotent les opérations de l’armée dans le Kivu, tendent des embuscades, assassinent les officiers congolais[21], organisent des massacres,… Ils constituent un risque physique permanent pour n’importe quelle personnalité congolaise (militaire, politique, ou membre influent de la société civile) ouvertement opposée à la mainmise du Rwanda et de l’Ouganda sur le Congo.Une réalité qui oblige quasiment toutes les personnalités de Kinshasa à visiter le Kivu « sur la pointe des pieds »… terrain miné… Le Congo part ainsi avec ce handicap qui devrait le paralyser en cas de conflit, et ce n’est pas le contexte politique dans le pays, d’ici à 2016, qui devrait contribuer à remédier à la situation, bien au contraire.Sur le plan politique : stabilité à Kigali et Kampala, incertitude à KinshasaAutant, sur le plan militaire, le Rwanda et l’Ouganda se trouvent largement en position de force, autant sur le plan politique Kigali et Kampala peuvent envisager l’avenir en toute sérénité. En effet, après le vote du 14 juillet par le parlement rwandais d’un texte en faveur de la non-limitation du nombre des mandats, Kagame a le feu vert pour un troisième mandat dès la présidentielle d’août 2017. En Ouganda, Museveni, qui a déjà neutralisé tous ses opposants, est, lui aussi, assuré de se maintenir au pouvoir à l’issue de la présidentielle de février 2016. Seul le Congo se trouve dans l’incertitude. Les manœuvres de Joseph Kabila visant à se maintenir au pouvoir au-delà de la limite constitutionnelle de 2016 annoncent une crise politique qui devrait plonger le pays dans une instabilité qui en fera une proie facile pour les agresseurs déjà militairement en position de force. En outre, l’image du Congo qui se dégrade depuis la répression dans le sang des manifestants à Kinshasa, en janvier dernier, devrait continuer de se dégrader entraînant un affaiblissement du pays sur le plan diplomatique.Sur le plan diplomatique : Kigali et Kampala à l’offensive ; Kinshasa dos au murEn effet, le Rwanda, l’Ouganda et leurs parrains internationaux continuent de mettre le Congo le dos au mur en le présentant, entre autres, comme le principal responsable de la difficulté de mise en œuvre d’une série d’accords (accords de Nairobi entre le gouvernement et le M23, et surtout accords d’Addis-Abeba). Kagame en est même arrivé à menacer de franchir à nouveau la frontière accusant le Congo et la Monusco de passivité face aux FDLR.On sait pourtant que les FDLR ne représentent plus aucune menace crédible pour la sécurité du Rwanda et que c’est plutôt le Rwanda et l’Ouganda qui ont tout à se reprocher par rapport aux accords d’Addis-Abeba[22]. Paradoxalement, c’est sur le Congo que s’exercent des pressions internationales, à tel point que le président Kabila a été amené à rencontrer en secret les membres du M23[23], une démarche inenvisageable plus ses homologues du Rwanda et de l’Ouganda avec leurs groupes armés[24].En gros, le Congo est en difficulté quasiment sur tous les plans (diplomatique, politique et militaire). Seul un grand sursaut national devrait lui éviter de revivre les sombres années que ses deux difficiles voisins lui préparent pour une énième fois. Il est peu probable que Kinshasa redresse sa diplomatie plutôt aphone et mole. Quant à la situation politique, elle devrait continuer de se dégrader. Le maintien de Joseph Kabila à la présidence de la République est une perspective de crise politique majeure, et rien ne peut y remédier sauf si l’intéressé annonce solennellement qu’il quittera ses fonctions le 19 décembre 2016, la fin de son second et dernier mandat. Par conséquent, le seul dossier dont les Congolais devraient se saisir avec ferveur est celui de l’armée.« Qui veut la paix prépare la guerre »L’expérience des deux dernières décennies nous apprend que l’essor économique du Congo est quasiment inenvisageable tant que le pays ne sera pas doté de moyens de défense à la fois efficaces et dissuasifs. En effet, le poids des convoitises étrangères suscitées par les richesses naturelles du pays ont placé le Congo dans la position d’un gibier attaqué par toutes sortes de prédateurs. Le Congo ne peut survivre à toutes ces meutes qu’en développant des capacités autonomes de défense, une démarche qui passe par une profonde prise de conscience nationale, soit dans le cadre des états généraux de l’armée soit dans le cadre d’une prise en main du « dossier armée » par les principales formations politiques ayant vocation à gouverner le pays.Les états généraux de l’arméeDans son dernier ouvrage, qui décrit l’état assez catastrophique de l’armée congolaise, et les pistes des réformes à envisager, l’analyste des questions militaires et géostratégiques Jean-Jacques Wondo insiste sur la nécessité d’organiser des états généraux de l’armée. Ces états généraux, s’ils sont effectivement tenus, devraient avoir un impact psychologique immédiat, aussi bien sur l’opinion nationale que sur les agresseurs. Ils devraient être, non seulement l’occasion de poser clairement la question des défaites en répétition que subit le Congo depuis 1996, mais surtout de savoir qui est qui dans l’armée, d’où vient-il et qu’est-ce qu’il y fait.L’initiative de la convocation des états généraux de l’armée devrait venir du chef de l’Etat. Mais il est peu probable que Joseph Kabila se risque dans une démarche comme celle-là qui pourrait aboutir à des déballages sur une gouvernance calamiteuse dont le résultat, en 14 ans de règne, sont que l’armée congolaise est cette armée incapable de s’imposer face à un banal groupe armé. Quid du Premier ministre ? Aux termes de la Constitution du 18 février 2006, « la défense et la sécurité, autrefois domaines réservés du Chef de l’Etat, sont devenus des domaines de collaboration ».Mais là aussi, on imagine difficilement un Premier ministre congolais initier, de son propre chef, les travaux des états généraux de l’armée. Le scenario le plus envisageable est plutôt celui de l’initiative des différentes formations politiques de l’opposition qui, devant la situation alarmante de l’armée et face à la menace qui se profile à l’horizon, se saisiraient de la question de la défense dans le cadre d’un programme politique à mettre en œuvre de la fin du régime actuel.Un programme politique de défenseAprès avoir fait le constat que la majorité actuelle au pouvoir n’a ni la volonté ni les compétences nécessaire pour bâtir une armée digne de ce nom au Congo, des formations politiques – de l’opposition évidemment – pourraient élaborer un programme politique de défense en nouant des contacts soutenus avec des Etats et des organisations qui possèdent une solide expérience dans le domaine de la formation des armées. Le Congo a peut-être raté l’occasion de proposer un programme plus ambitieux à l’EUSEC[25] et pourrait regretter de n’avoir pas su profiter de la présence de la Monusco pour doter le pays d’une armée digne de ce nom.L’avantage d’un programme politique de la défense est qu’il devrait être assorti d’un partenariat stratégique permettant à la puissance alliée d’intervenir militairement sur le sol congolais en cas de défaillance de l’armée nationale. Les Congolais peuvent commencer par réexaminer les différents partenariats en matière de défense. Plusieurs puissances stratégiques occupent des sites militaires sur le sol congolais : l’Angola (Kitona – Kongo central), l’Afrique du Sud (Mura – Haut-Katanga), la Chine (Kamina – Haut-Lomami), les Etats-Unis (Kisangani – Tshopo), la Belgique (Kindu – Maniema), la France (Mbanza-Ngungu – Kongo central). Jusqu’à présent, ces puissances semblent essentiellement poursuivre au Congo leurs propres objectifs stratégiques. Un programme de gouvernance en matière de défense devrait consister à coordonner ces partenariats autour de quelques objectifs stratégiques, privilégier certains partenariats à d’autres ou carrément nouer de nouveaux partenariats plus ambitions avec des puissances émergentes comme la Russie.Mais ce qui est certain est que le Congo ne peut plus se passer du débat sur son armée, et aucun candidat à l’élection présidentielle ne sera crédible s’il ne met pas la plus grande faillite du pays (l’armée) au cœur de son programme. Le rêve d’un avenir meilleur dès l’après-Kabila n’est envisageable que si le Congo prend son armée à bras-le-corps. Plus qu’aucun autre nation au monde, la devise du Congo dans les mois et les années à venir ne devrait s’inspirer que de cette sagesse héritée des Romains : «  Qui veut la paix, prépare la guerre ».Références Bibliographiques[1] Le M23 était un mouvement politico-militaire formé de combattants rwandais et ougandais et dirigé, selon un organigramme publié par les experts de l’ONU, par le général James Kabarebe, l’actuel ministre rwandais de la Défense. Cf. Rapport S/2012/843 du Groupe d’experts sur la République démocratique du Congo, 15 novembre 2012, p. 109. L’implication du Rwanda et de l’Ouganda sera confirmée par plusieurs autres rapports d’ONG et des enquêteurs de l’ONU.[2] Le M23 exigeait que les « soldats rwandophones » ne soient affectés que dans les provinces de l’Est frontalières avec le Rwanda et l’Ouganda. Il exigeait en plus le retour de 400 mille « familles rwandophones » au Congo. En réalité, les « soldats rwandophones » dont parlait le M23 sont des soldats rwandais. Et les 400 milles « familles rwandophones » sont une vague des populations rwandaises et ougandaises que les présidents Kagame et Museveni s’emploient à déverser dans le Kivu pour submerger les populations congolaises autochtones. L’enjeu derrière ce forcing migratoire est, pour les deux présidents, d’obtenir un avantage numérique qui leur permettrait d’arracher progressivement le Kivu du contrôle de Kinshasa, dans le cadre de l’exécution du plan de balkanisation du Congo.[3] Dans son discours devant l’Assemblée générale de la Société de droit de l’Afrique de l’Est (The East Africa Law Society general assembly) du 04 avril 1997, le président ougandais déclare : « Ma mission est d’assurer que l’Erythrée, l’Ethiopie, la Somalie, le Soudan, l’Ouganda, le Kenya, la Tanzanie, le Rwanda, le Burundi et le Zaïre deviennent des Etats fédérés sous une même nation. Cela n’est pas maintenant un choix, mais une obligation (…) De même qu’Hitler fit pour unifier l’Allemagne, de même nous devrions le faire ici. Hitler était un chic type mais je pense qu’il est allé un peu trop loin en voulant conquérir le monde entier. Cf. « Report to UN Security Council : Génocide rwandais : Le peuple crie justice !, Feb 2008 », général Emmanuel Habyarimana, Déogratias Mushayidi, Gérard Karangwa Semushi & Noël Ndanyuzwe, 03 mars 2009.[4] Le 28 octobre 1996, le président Bizimungu (une marionnette de Kagame) tenait une conférence au cours de laquelle il déclara, carte du « Grand Rwanda » à l’appui, que la région qu’habitent les Banyamulenge était autrefois rwandaise. Deux jours plus tard, au cours d’une conférence de presse tenue par Paul Kagame, alors vice-Président, mais véritable homme fort du pays, un document prônant l’organisation d’une « Conférence de Berlin II » (en vue d’un nouveau tracé des frontières), faisant échos aux propos de Pasteur Bizimungu. Dans la même semaine, les dirigeants de l’AFDL, l’ancêtre du M23, venaient de signer les fameux accords de Lemera qui prévoyaient de « céder 300 km du territoire congolais » au Rwanda, à l’Ouganda et au Burundi. Treize ans plus tard seront signés les fameux accords du 23 mars 2009 qui assuraient au Rwanda une mainmise sur l’Est du Congo par groupes armés interposés.[5] Le carnage est décrit par la journaliste belge Colette Braeckman : « Sur les 6.000 éléments des FARDC engagés dans la bataille de Mushake, la moitié ont été mis hors combat : 2.500 militaires ont été tués dont 2000 policiers en tenue militaire et 600 éléments de la garde républicaine. S’y ajoutent 600 blessés pour lesquels une compagnie médicale a été dépêchée d’urgence à Goma. En plus des pertes en vies humaines, un important matériel militaire a été saisi par les hommes de Nkunda (…) : 6 tonnes de munitions, y compris des munitions d’hélicoptères, 45 blindés, 20 lance-roquettes, 15.000 caisses de grenades, 6000 caisses d’armes type Fall. Le bilan fait même état de 15 missiles sol air, mais on se demande pourquoi de telles armes auraient été envoyées au Kivu contre un adversaire qui pratique la guérilla et ne dispose ni d’armement lourd ni de moyens aériens… ». Cf. « L’armée congolaise est rongée par le soupçon de trahison », Le carnet de Colette Braeckman, 27 décembre 2007.[6] Laurent Nkunda revendiqua un bilan plus terrifiant : 4.800 cadavres des FARDC. Cf. « Le Chairman du CNDP le général Laurent Nkundabatware Mihigo brise le silence après sa victoire militaire face aux FARDC », laconscience.com, 05 janvier 2008.[7] Joseph Kabila, un ancien de l’AFDL et du FPR (Front patriotique rwandais), des mouvements créés et parrainés par Kigali et Kampala sera confirmé au poste de président de la République. A ses côtés, les vice-Présidents : Jean-Pierre Bemba (MLC, parrainé par l’Ouganda) et Azarias Ruberwa (RCD-Goma, parrainé par le Rwanda). Puis, Abdoulaye Yerodia (un ancien de l’AFDL et membre de la majorité présidentielle de Kinshasa – PPRD). Enfin, Arthur Z’ahidi Ngoma (représentant de l’opposition non-armée et ancien du RCD-Goma).[8] Emmanuel Neretse, « Vers une invasion « ouverte et autorisée » de la RDC par les armées du Rwanda et de l’Ouganda ? », musabyimana.net, 23 février 2015.[9] La visite aux Etats-Unis du général Laurent Nkunda, en juillet 2014 (en violation des sanctions de l’ONU et du gouvernement américain) s’inscrirait dans les préparatifs en vue du lancement d’une nouvelle campagne militaire rwando-ougandaise contre le Congo.[10] Keith Harmon Snow, “Western-Backed Terrorism in The Congo : Where Is General Laurent Nkunda ?”, globalresearch.ca, June 21, 2015.[11] Le 27 juillet 2015, des sources locales à Beni signalaient que plus de 300 hommes lourdement armés et vêtus en tenue militaire Updf (armée ougandaise) avaient traversé la frontière deux jours auparavant  à partir du district ougandais de Bundibudjo. Partis du camp de Kanyamwirima qui abritait des combattants de l’ex M23, ces hommes armés avaient traversé la rivière Semliki, en passant par Kyavoya, en direction de Kainama dans le parc des Virunga. Cf. radiomotooicha.com, 27 juillet 2015. Cette incursion armée n’est qu’une d’une longue série des incursions qui ont commencé en décembre 2013. Cf. B. Musavuli : « RD Congo : Le M23 version Kampala ? », agoravox.fr, 28 décembre 2013.[12] Cf. “Rwanda Has Become World’s Largest Coltan Exporter, Reports KT Press”, PRNewswire-US Newswire, December 16, 2014.[13] Rapport S/2002/1146 du 16 octobre 2002, §71, p. 16.[14] Bien au-delà des 80 millions de dollars qui étaient mentionnés dans le budget officiel. Cf.[15] Cf. JJ. Wondo, « Le vrai visage du FPR, l’« Armée Sans Frontières » de Kagame, desc-wondo.org, 27 août 2014 ; Gaspard Musabyimana et Emmanuel Neretse, Rwanda Vingt ans de pouvoir du FPR Quel Bilan ?, Editions Scribe (Bruxelles), mars 2014.[16] En 2013, l’Ouganda a alloué, officiellement, un budget de 212 millions de dollars à son armée dont les effectifs sont estimés à 45 mille soldats.[17] A l’occasion de l’audience de confirmation des charges de la Cour pénale internationale, le 10 février 2014, le général présenté comme « congolais » Bosco Ntaganda, poursuivi pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité, s’est fait identifier en tant que « citoyen rwandais », jetant un froid dans la salle. Cf. JJ. Wondo, « CNDP-M23 : embêtante révélation de Bosco Ntaganda à la CPI », desc-wondo.org, 14 février 2014.[18] http://ikazeiwacu.k.i.f.unblog.fr/files/2014/01/sidep-list-m23-non-eligible-integration-fardc.pdf[19] « Le général Olenga commente la victoire de l’armée congolaise », Le carnet de Colette Braeckman, Le Soir, 8 novembre 2013.[20] Patrick Mbeko estime à 35.000, au moins, le nombre des soldats rwandais opérant dans la partie Est du Congo. Cf. P. Mbeko, H. Ngbanda, Stratégie du chaos et du mensonge – poker menteur en Afrique des Grands Lacs, Ed. de l’Erablière, 2014, p. 375.[21] Ibidem, pp. 486, svt.[22] Pour rappel, aux termes de ces accords, les pays signataires s’engageaient, entre autres, à « ne pas héberger ni fournir une protection de quelque nature que ce soit aux personnes accusées de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité, d’actes de génocide ou de crimes d’agression, ou aux personnes sous le régime de sanctions des Nations Unies » (article 5). Tous les chefs du M23 sont, depuis leur fuite, protégés par Kigali et Kampala. Paradoxalement, c’est sur le Congo que s’exercent des pressions internationales par rapport à l’application de ces accords.[23] Selon Congo Indépendant, lors de son passage à Goma le 03 août dernier, le président Kabila a rencontré discrètement une délégation des membres du M23 composée de Bertrand Bisimwa, Sultani Makenga et Vianney Kazarama. Cf. « Goma : entrevue secrète entre « Joseph Kabila » et des cadres du M23… », congoindependant.com, 09 août 2015.[24] En mai 2013, en marge du sommet de l’Union africaine à Addis-Abeba, le chef de l’Etat tanzanien avait proposé au Rwanda et à l’Ouganda de discuter avec leurs opposants opérant dans les maquis de l’Est du Congo, dont les rebelles hutus des FDLR (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda). La proposition provoqua de violentes réactions à Kigali et un début de crise diplomatique entre les deux pays.[25] L’EUSEC RD Congo est La mission de l’Union européenne en matière de réforme du secteur de la sécurité au Congo. Son mandat est de soutenir les autorités pour reconstruire une armée qui garantira la sécurité sur toute l’étendue du territoire et créer les conditions favorables pour un retour au développement économique et social.

Boniface MUSAVULI

Exclusivité

Amani 03/09/2015 02:10

Kagame na fpr/inkotanyi baremewe kwica abanyarwanda kubamara ku isi. Ibinywamaraso birakomeje kwica kugera uyumunsi.gutemsgura abantu, kuroga, kurasa, nibindi byose bibi. Buri mututsi wese ahora ashaka kwica Abahutu ahantu hose. Abahutu bari abanyamahoro pe.
mbese umunsi isi yose yahaye ivomo abatutsi bazerekera hehe?
Nibyiza cyane ko abatutsi bagiye ahirengeye buri muntu wese ari kureba abatutsi abo aribo nibyo bakora. Hariho abantu ntavuze bagenda mu rwanda batangiye kubaza ngo mbese abahutu bari hehe ngo barebe nabo uko basa.

Murpy. aux Makanjis 03/09/2015 01:29

Makanji: Ndi fiere cyane yicyo ndicyo rwose.Gusa ndi muri oppostion ariko sindi FDLR. kandi.Ariko ushatse ko nyijyamo nayijyamo rwose kuko FDRL kuri wowe fdlr ni umuhutu wese .Sibyo.Ndi fiere kandi sintinya DMI kuko nzi faiblesse yayo. Faiblesse zayo ni Eurotomania(kwibeshya ko abazungu babakunda ko muri abayuda kandi shwi) Mwica abahutu batabazi. Abatutsi tubana barantinya peee kuko mbabwiza ukuri nkabanesha muri diplomatie.Aho bagerageje kurwana bahasize ihembe. Bampaye Ruswa ndayigarama. Batega imitego irabashibukana. Bise abahutu abicanyi bucyeye mbahinfura abicanyi babaya sana kandi biremerwa. uzi impanvu? ntayindi ni ukubeshya kwabo. bakoresheje ibouche gusa jye nkoresha. science. Navukiye mubatutsi nkurana nabo nsangira nabo ndryamana nabo
Send a thief to catch a thief!!!! Ababatinya ni ubugwari cg se inyungu. Ariko rwose Ntabwo nanga DMI ahumbwo ni uko nanga ko mwica innocent people abicanyi nka Rwarakabije mukamureka.Urabona Seraphina Mukantabana? Ndamuzi from A to Z yabanje kuba ALIR bucyeye aba FDRL bucyeye aba FPR. none se niba ntacyo wamukora ho jye bite. None se ntuxi ko ari fondateur wa fdlr!!! Ntubona ko Ntubona Rucagu?yari intershamwe,ngaho mutunge agatoki zikurye.DMI nanjye nayikorera ariko muri contrat nta kumena amaraso birimo.Urabona ko bimwe byo gucecekesha abantu mubita abicanyi byanze gukora!!! Ya interpole uherutse kunkangisha ntuye mugikari cyayo.Shebuja wayo turaziranye.Namaze kumubwira ibyanyu!!! Harya Karake yafashwe mande mwa???Si interpole? Nose igihe afatirwa arusha mugatanga 100.000$ ntiyari interpole yamufashe.None se shahu Afande mukuru yabujije les 41 gutembera cyane in europe atari interpole? ARIKO NIBYIZA KO tuganira niyo ntango yubwiyunge kuko uzageraho wemere udufashe kwibohora si ngombwa gukunda abahutu rwose ariko reka nabo babeho kuko twese twahemukiranye.Ubaye nka wa mwidishyi wanyu wabwiye kagame ngo mwese muri babi usibye we(kagame) wenyine!!!!! Jye sinabishobora Abanyarwanda bose baranduye bakeneye ibyuhagiro kuva kuri Kagame kujyeza kuri ba baturage muherutse kwa.bura ubusa mubuhagira.Buriya mwarabyishe mwagombaga kubanza kuhagira kagame kuko niwe wishwe n,umwanda kubera amaraso amutafukira ho kila siku.

Murpy. aux Makanjis 03/09/2015 00:34

Makanjis(vous tous). Navuze ko nicecekeye kuko ndi busy, ariko reba encyclopedie wanditse. Reka nkubwire Muri 94 nta mututsi nijyeze nica.Mfite abatutsi twari kumwe kuva ubwicanyi butangiye kujyeza burangiye .Barankunda,ndetse iyo niyo ndwaye flu barahangayika. Iyo nkennye bampa support. Nahungabana bakampumuriza nta kindi babikorera nuko nabavanye mumenyo yinkoramaraso nkawe.Nkwise gutryo mpereye kubyo wanditse cyera kuri leprophete aho wigambye ubwicanyi wakoze.Nge narishe umututsi ntabwo nabiguhisha kuko ntacyo wantwara nkuko ntacyo wakora kuri Rwarakabije cg Rucagu nubwo nabo ntabemera. ntukomeye mumutwe. Bigaragarira muri monotony yibyo uvuga.Ikindi Kugeza ubu nakwemereye ko abahutu bishe abatutsi umbwira ko mwabishe mwihorera. Ngaho bwira abasomyi ba veritas icyo mwahoye 7 millions zabanyekongo mwishe icyo mwabahoye.bari bakoze genocide nabo se? Naguhaye reference wanyatse zerekana ko mwabishe kandi warazemeye. rero reka kwigira umwere.Ese uravuga ngo ngusabe imbabazi ngo utantwara iki ko uri umunyabyago nkange.Hari agatutsi kigeze kwiyemera cyane nkawe kiyita ko kiha akazi ko kugenda kubantu kandi ntawakagshaye.Nagateje kagame yari akavanye mo iyo kotsa.Nawe rero nta ngufu ufite uri guca incuro. Ese ufite iriya Audio babafashe muri mo munegocia uko kayumba yagombaga gupfa? Uzayishake wunve ko muri abicanyi.Niba uboshye jye ndi libre menya nibyo waraye uriye kuko DMI yaratobotse kandi ntishobora guhomwa!!!!! Rero umva ibyo uriya mututsi umumenya apfuye....aguhanura,wimenyereze kubana nabandi hakiri kare.Reba uko murimo mumubaza CV ye.Kuki utsyaka Dr Rudasingwa ko nawe avuga nkibyo.Ngo RNC izadutegeka!!! forget about it. Turayicungira hafi ni 50/50 . Ariko se mwa no mu Rugwiro turi yo nkanswe RNC!!! Rwose muri en position de force ariko murahangayitse kuko gucecekesha abantu biri kwanga.Burya kandi iyo abiru batakibika ibanga ingoma iba yatangiye guhanguka.Kandi wowe ntushobora kubibona kuko nturi libre ukorera kuri baranyica. Nkuko murugano bakwemereraga cash ntibayiguhe nubu niko bizagenda.Ikindi je suis democrate kandi mfite liberte total. ikikwereka ko uboshye ni uko urya indryo nkene ,nta variété. uhora kwijambo rimwe ari ryo Hutu hutu hutu boshye isake iririmba guguguuu mpaka ipfuye. ikindi utinya guseba kandi simbitinya kuko umugabo ni uwemera aho ubushobozi bwe bugarukira.Sir Churchil Na General Dogaure ntabwo bigeze bivuga ko bishe abadage.Stallin ntiyikonoye kubadage imyaka 20. nta munsi Kagame atababurira ko ibintu bimeze nabi ariko wowe ngo ntawagutsinda kandi ntuzi naho intwaro zibitse. Uri kubaza uriya type ngo si umututsi ngo navuge uwo ari we.....Ese Robert higiro ntimwabanye?none se avuze ko mwishe kuki utamwita umwicanyi.ushaka ko ngira complex yubwoko kandi ndi umuhutu concentré.kandi wowe unyanze i dont care mfite abanyemera. Oga amagari amazi ari guhinduka. Cyakora merci kuko uyu munsi wabaye umwana mwiza komereza aho. Mutegeka ONU!!!! Mugategeka Au ...Nibyo byago byanyu kuko mwateretswe mubusholishori kandi no kuva yo muzavanwayo vuba kuko nubona imbwa mugiti ni uko hari uwayitetse yo kuko imbwa ntixizi kurira igiti. Uyishize mu giti niwe uyivana yo.Mwankanga mwiyurije mukanimanura!!!!!!!!

joas 03/09/2015 01:23

Jyubimbwira, nuko bitumva!

umututsi mwiza umumenya iyo aphuye 02/09/2015 20:52

En fin des compte la vérité fini par triompher car quand bien même que l'escalier soit fatiguant nemoins ya tjr un éclaircissements qui apparaît au bout du tunnel. Le monde retiendra que les gde puissance n'hesiterons jamais de provoquer les massacres à gde échelle pour enfin par le truchement des médias internationaux crier à tout vent que c'est le GENOCIDE or les bourreaux utilisé comme kagame plain d'orgueil ne pouront detecter ce fleot que trop tard car c'est la politique de diviser pour mieux régner. La région des gd lacs connais des sérieux problème depuis de cela plus d'une décennie que mes le sol est fatigué d'avaler le sang des innocent(du foetus aux vieillards) et ceuci sans pitié mais à quand la méchanceté? ??? Peuples africains levons ns et barcadons la route du mensonge sur tout les plans.  -aux peuples HUTU arreter la naïveté sachez que le pouvoir se mérite vs êtes majorité soutenez vs et preparez l'avenir des vos enfants ne demeurer pas ds la distraction du feu président HABYARIMANA qui a été aveuglé jusqu'à sa mort sans avoir bâti la fondation de la majorité pourtant il avait tout son temps et voilà ce que pas seulement ces proches plutôt que tout les peulples HUTU de la region sont entrés de subir car comme toutte autorité vient de DIEU dit on il avait tout le temps de prévoir l'avenir paisible pas seulement de sa famille mais de tout de tout un continent car l'homme blanc ne vient que par detruir; voler; egorger; semer la haine et division rien que pour accomplir son EGO. -Aux peuples TUTSI (ba ruharwa mukwica no kubeshyera abandi) ns avons longtemps profités de l'appui des gde puissance; du mensonge de nos différents dirigents; ns avons mis à terme des vie innocent avc tout just les ambitions de devenir majoritaire un jrs; ns avons pourchassés les réfugié partout au monde juste pour ns contenter de dominer sur les innocent ;cacher les atrocités commises au Congo sur nos propre amis (abanyarwanda bimpunzi) avc tant des fosse commune!!! Franchement ns sommes fatigué ; depuis que soit disant que ns avons un pays dè 94 à nos jours ce n'est que les bruits des bottes mais jusqu'à qd???? Laissons nos voisins tranquille car meme si ns ignorons leurs hospitalité aujourd'hui →demain ca sera trop tard car même le banyamulenge en ce jours regrettent de leur aveugle décision de se détacher du peuple congolais pour se laisser assassiné par kagame gratuitement. (Ntabaphira gushira abahutu nibenshi kuturusha). -aux restes: peuples (BURUNDAIS-CONGOLAIS-TANZANIENS-OUGANDAIS) réveillez vs il est gd temps un SOS EST LANCE; sauver les vies innocentes; sauvez vos pays; user tjr la sagesse mais agissez rapidement et soiyez discrez car les infiltré sont nombreux ; sauvegardez la paix par tout les moyens possible importe le prix que de devenir réfugiés et etre abandonné à vorre triste sort comme les HUTU RWANDAIS qui ont vendu leurs propre pays et voila les conséquences.  - au président KAGAME :aho wiciye nturuha ???? Rekeraho kuko inzira yubugome nubwibone nuruphu. - à Mzee MUSEVENI: umaze gusaza ariko ububwa ntiburakuvamo jyerajyeza usaze neza wenda wazabona ijuru kuko kagame nabene wacu baragushuka. -à PRESIDENT KIKWETE: mumewakoseya wa HUTU WA RWANDA kwakusaidiya hadui tangia zamani sasa umegunduwa ukweli lakini ulicelewa sana kuwakombowa kwani ulijuwa byenye NYERERE alikukabizi ; hivi umemalizi mtiani sasa ujitaidi kwa kupata malipo yani " AM GONA WAIT FOR YOU ON THE RIGHT PLACE AND SHOOT" ili wa tanzaniya wote ambao wanabaki wasubutu ku cheza na moto ili kusaidiana na wa tutsi kwa sababu hatucezeshake bipingamizi. - ay président JOSEPH KABILA : QUI QUE TU SOIS DIEU ta souverainement élevé à 29 ans tu es devenu president de la République en plus pas de n'importe quel pays mais UN GEANT D'AFRIQUE "CONGO ELOKO YA MAKASI" avec toutte rishesse malgré l'amour et l'accueille combie chaleureuse que le peuple congolais "TJR HUMBLE" t ' ont réservé mais voilà la récompense si ce n'est que:TRAHISON; FACILITER LES INFILTRER RWANDOPHONE TUSTI jusqu'a commettre l'erreur monumental à l'instar du feu habyarimana de donner les "ADUI" CND mais toi tu as préféré élevé les vipères même ds ta chambre: FERE GOLA A CHANTE:" qui vivra vera" GEN NTAGANDA;AZARIAS RUBERWA MANYWA; sénateur MOISE NYARUGABO; DEO RUGWIZA(dgm ofida); Gen BISENGIMANA (inspecteur général de la police; et tant d'autre officier sup que tu as laissé volontier entre ds l'armée FARDC au profit de kaguta et kagame; MAMAN OLIVE LEMBE te conseil nuit et jts mais tu continu a faire sourd d'oreilles; j'ai comme l'impression que tu tjr un GAMIN car la faute est à celui qui a fais monté le chien sur l'échelle mais "KALA MINGI TE TOKOZUA YO" ainsi tout nos compatriote qui ont osé de dire la vérité en face tu as mis terme à leur souffre de vie: MZEE LAURENT DESIRE KABILA(père adoptif); Généraux:MBUJA MABE; BAUMA; MAMADOU NDALA; les sage comme KATUMBA MWAKE; SAMBA KAPUTO et les autres OSIMBISA TOUCHE LOKOLA Gen JOHN NUMBI donc la liste est si exhaustive yes "akigize icwende ntikozwa" mmais tout se pays ici bas. BRAVO A SON EXCELLENCE VITAL KAMERHE car tu as decouvert la vipère avant la morsures donc courage à tout les congalais qui so t déterminés à liberer leur pays de la joug du diable KANAMBE. - A NKURUNZIZA: umu president wumutesi: tujya duseka rimwe na rimwe ibyo abahutu mwirirwamo bikatuyobera kuko ngo ibuye ryabonetse ntiryica isuka ariko mwe DMI YISHE gen adolph muraturama boshye ibyo ntazi; twe kumwe na kagame iyo ducyetse gusa (nkibakorera kuko nabavuyemo nubwo ndumututsi bwose ) kurandura agasozi kose nibika nuruhinja aphakuba ari abahutu ntibisaba ko afande avuga turibwiriza ubundi rapport igatangwa nyuma. Ariko nibyo koko abahutu mwaremanywe umutima mwiza cyaneeeeee cyokoze courage Imana ihora ihoze gusa mwabarundimwe nimuhumbya gato muzicuza. - KURI FDLR: MWE MURI MUMASHYAMBA MURWANA ; nubwo FDLR atari mwe ingabo gusa nkuko bizwi FDLR nitwe twese twababajwe na empire hima tutso kagame; nkurikije amateka kuva mukiri INZIRABWOBA mumenyeko RDF ibatinya kubi kandi turebye namateka mwaciyemo nubwo babeshya ngo musigaye muri 400 gusa mijyihe twazaga kubatera muri congo turi 10000 tuzavuze abagande naba FARDC ariko nanubu mukaba mukiriho uwavuze ngo muri agati kateretswe n'IMANA ntiyabeshye kuko tumaze gutwara GEN RWARA twibwiyeko biranjyiye ariko mumenye ko na kagame abatinya kubi mukomere rero kuko inkono ihira igihe " BA KIZITO MIHIGO"TURAHARI TURI BENSHI MURWANDA. -KUBAHUTU NA BATUTSI: turaphiki ko twese twaremwe tureke kwitana bamwana ahubwo twe abatutqi twemereko turi minoritaire twicishe bugufi tureke guharabika abavandimwz babahutu kuko nabo nabantu nkatwe kuko aho twabiciye ntiduteze kubaruta ubwinshi kuko twaba tuvugurije IYABAREMYE. ariko rero namwe bahutu mujijuke musigeho kugumya kuba inkoma mashyi GUPHA NTAWE BYISHE.  -@MAKANJI: nziko uri mwene wacu kandi ushobora kuba uri umututsi wumugogwe cg umunyamulenge kuko mbona wandika ibyo utazi neza kumateka nyarwanda kuko twarinze kugera aho dufata Zaïre dushyiraho chef d'etat major Gen kabarebe bivuzeko twishe abahutu umugenda twibwirako twabamaze biranjyiye ariko abenshi bari mumashyamba za masisi ni abo twirutseho namaguru kuva goma (mugunga) na bukavu(panzi; kashusha) tubambutsa na fleuve congo ariko uko bagarutse bakejyera urwanda ni IMANA yonyine izi impamvu ariko bigaragarako bifuza kuba amahoro murwababyaye tureke rero nabo bajyire amahoro kuko sibose bafashe imipanga muri 94 kuko uwari umuku wumujyi wa kigali PREFET Gen RENZAHO nuwari intellincy Col NSENGIYUMVA nabandi benshi bayoboraga igihugu yewe na HABYARIMANA bose abagore babo nabatutsikazi ; nuko rero tureke gutoreza abahutu kuko twe muri FPR kirazira kurongo UMUHUTUKAZI. NEVER GIVE UP .TO ALL OF YOU:LOVE IS BETTER THAN MONEY.

hallelua peace 02/09/2015 19:52

Dusabire ibihugu byacu amahoro

kabarisa 02/09/2015 17:48

Turabiziko gutukana ari ibyanyu kuko mwaremewe gukukira inka zacu!! Naho muteze kwijyeza kuko ari murwanda ubwami nubwacu ari hanze RNC izabategeka
Ibibyose rero ntimutangare kuko nkuko gisunzu habyara wanyu atazazuka ninako ndadaye yagiye buheriheri nonese komuntuka nukugirango ADOLPH azuke?? Ere twaratsinze kandi dufiye power nihahandi hanyu mwiyahure cg mutahuke mukukire inka zacu.

To @kabalisa 02/09/2015 16:35

Urakalya agashino ka nyoko wa nkoziyibibi we . Uzumirwa wa shitani we .Icyo cyobo ucukulira abandi ushobora uzakigeramo kikulindimukireho mbere yuwo wakigeneye niyo maherezo yumupfu nkawe .

Km 02/09/2015 16:28

Uyu wiyise Kabarisa arwaye mu mutwe! Twagiramungu amuzanye muri iyi nkuru ate? kujijisha gusa! Abatutsi bo mu Rwanda bishe abaperezida 2 b'u Burundi kandi ntibarabibazwa, igihe ni iki!! aba bakagame bazatabaza na shitani yanjye kubatabara!

Cyomoro Ngayabahutu 02/09/2015 16:24

Iyi analyse ni ukuri. D,ailleurs si analyse ahubwo vue d'ensemble et cummulee des actes ignobles zikorwa n'abatutsi b'Abega depuis Rucunshu jusqu' au president Kagame. Ce plan macable va s'etendre sur l'ensemble de l'humanite via le president Museveni sous l'apelation EMPIRE HIMA TUTSI. byose rero biterwa kandi bizagerwaho kubera abahutu ubwabo. Abahutu muri STUPID, LACHES et NAIFS. Kuki mubyemera? Kuki Kagome na Museveni babakoresha mukemera? Ba rucagu na ba bamporiki nibo bazageza fpr ku ntego.

kabarisa 02/09/2015 11:48

Muhagarare tubanyuke mwambwamwe zabahutu tuzabasanga hose mpaka tubatsembyeho. Wowe twagiramungu niwowe tuzasorezaho izompehe gusa.

gahoro 02/09/2015 14:19

@ kabarisa

mfite imipanga itatu, umwe niwo wagimbye naho ibiri yo iratyaye mbese irashashagirana.

komera 02/09/2015 14:00

Ndabona warize gutukana sha Kabarisa we. Imana iguhezagire

umututsi mwiza umumenya iyo aphuye 02/09/2015 11:17

Mwitegure biracyaza. Ngo akababaje umugabo kamurenza impinga. Iyo ushaka gufata inyini mukirere uyishakira kumabyi yayo.aho yayanereye niho irara.

Jyenosayidi ko yabereye mu Rwanda, izo nzibutso mu bihugu by'abandi.... 02/09/2015 11:16

"Ce 31 août 2015, le Président d'Ibuka France, Marcel Kabanda a écrit une lettre au nouveau Maire de Dijon , François Rebsamen pour lui exprimer son indignation et déception et lui demander des explications à la suite de la décision de son Conseil Municipal du 24 août, d'annuler la décision de son prédécesseur, feu Alain Millot, d’ériger le 21 septembre prochain à Dijon une stèle en hommage aux victimes du génocide des Tutsi du Rwanda."
Souces: http://www.ibuka-france.org/

komera 02/09/2015 14:03

Abo bafaransa nibo baguma birereraho abo bantu. Ubu se uko umuntu abishatse naho abishakiye yubatse izibutso zabantu bose twabuze aho abantu ntibabura aho bahagarara? Cyakora simbujije uwo ariwe wese gukomeza kubaka izo nzibutso, kuko zishobora gufasha bamwe gukira mu mitima. ikibabaje gusa ni uko hubakwa iz'ubwoko bumwe gusa. Kandi tuzi neza ko mu rwanda hapfuye ubwoko bwose kandi nubu biracyabandanya. Ubwoko bw'Imana ni ubuzajya mu ijuru. Komera