RDC : Deux casques bleus tanzaniens tués dans une embuscade de l’ADF près de Beni.

Publié le par veritas

RDC : Deux casques bleus tanzaniens tués dans une embuscade de l’ADF près de Beni.
Un peu plus de 24h après l’attaque d’un hélicoptère de la mission de l’ONU au Congo, c’est un de ses convoi qui a été attaqué mardi soir, exactement dans la même zone, par des hommes suspectés d’appartenir à la rébellion des ADF, active dans la zone depuis plus de 20 ans. Un bilan rendu publique ce mercredi fait état de cinq morts, dont trois civils, et de 13 blessés.
 
C’est une heure environ après la tombée de la nuit vers 19 h 30 que l’embuscade a eu lieu. La patrouille composée d’une vingtaine de soldats tanzaniens progressait sur la route principale de la base de Mavivi à la sortie de Beni vers Mayimoya plus au Nord. L’attaque a eu lieu à une dizaine de kilomètres au sud de la ville d’Eringeti.
 
On disposait, mardi soir, de peu de détails sur l’embuscade elle-même. Selon un bilan délivré ce mercredi 6 mai par la Monusco, l'attaque a fait 5 morts et 13 blessés. « Deux militaires tanzaniens et trois civils congolais ont été tués, treize militaires tanzaniens sont blessés », a précisé à RFI le général Carlos Santos Cruz, chef d'état-major de la Monusco. Les civils congolais tués ont été pris à parti dans l'embuscade. Un bilan précédant faisait état de deux morts et dix blessés.
 
Les Casques bleus patrouillaient seuls, car depuis mars les forces armées congolaises (FARDC) ont suspendu les opérations et les patrouilles communes avec la Monusco dans tout le Nord-Kivu. Mardi soir, informés de l’embuscade, les FARDC ont envoyé des renforts sur place.
 
Cette attaque intervient un peu plus de 24 h après que l’hélicoptère du chef des forces armées onusiennes au Congo, se soit fait tirer dessus. Bien qu’il n’y ait aucune revendication pour l’instant, les Nations unies soupçonnent les rebelles ADF d’être responsables.
 
Sur Twitter, le chef de la Monusco Martin Kobler a fait part de sa « tristesse » et de « sa colère » suite à cette embuscade. C’est l’une des plus meurtrières depuis l’arrivée de la brigade d’intervention il y a deux ans en République démocratique du Congo.
 
RFI