FDLR : Le blocage s’appelle Paul Kagame

Publié le par veritas

Paul Kagame, c'est lui le problème!

Paul Kagame, c'est lui le problème!

Pas de solution durable tant qu’il n’y aura pas un dialogue entre les deux camps : Les rebelles hutus et le Rwanda. Il y a une accalmie relative sur le front de la traque des Fardc contre les FDLR dans le Nord et le Sud-Kivu. Les Fardc sont en train de remplir leur part du contrat dans la lutte contre les groupes étrangers qui écument l’Est de la Rdc. Aucun succès militaire en lui tout seul ne débouchera, cependant, sur une solution durable de la question complexe des FDLR qui ont passé vingt ans à l’Est de la Rdc. Il faut passer à l’étape politique. La traque est une solution militaire, donc la guerre.
 
Or c’est connu, toutes les guerres se terminent toujours autour d’une table où se retrouvent les belligérants pour passer à l’angle politique. C’est cela le dialogue politique. Or, la guerre contre les FDLR ne se terminera pas sur un dialogue politique. Rien n’est prévu à ce sujet. Après, ce sera alors le vide. A supposer que tous les 2.000 ou 3.000 combattants FDLR soient fait prisonniers, seraient-ils remis au CICR comme prisonniers de guerre. Et la suite alors ? C’est là le but du dialogue politique sans lequel la solution définitive est chimérique.
 
Le leadership politique des FDLR est favorable à un dialogue avec leur pays, le Rwanda. Ils ne cessent de l’exiger à tue-tête même pendant les opérations militaires de traque des Fardc. Mais, Kigali ne veut rien entendre. Rien du tout.
 
L’équation devient compliquée
 
Le Rwanda a même entrainé la Communauté internationale dans sa cécité et a obtenu que celle-ci rejette tout dialogue avec les FDLR. Ce qui complique toute l’équation. Le blocage s’appelle donc Paul Kagame. Si ce dernier avait négocié avec les FDLR, il y a belle lurette que ceux-ci auraient quitté la Rdc. L’argument avancé ne tient pas du tout la route. On ne comprend pas comment la Communauté internationale s’est fait prendre au piège du pouvoir rwandais.
 
Car, tous les Hutu-FDLR ne sont pas du tout des génocidaires. Il y a même parmi eux des enfants nés après 1994 en Rdc. Ces enfants qui ne connaissent rien du génocide de 94. Kagame a dit que ces Hutu nés en Rdc sont des génocidaires du fait de leur sang. Et on laisse passer des inepties. Il y a un principe de droit qui dit que l’infraction est individuelle. On ne peut donc faire endosser à un enfant des crimes supposés commis par ses parents. Or, c’est ce qu’on fait au Rwanda.
 
D’où, le refus total de négocier avec les FDLR considérées tous comme des génocidaires. Le problème s’appelle Kagame. Il faut que la Communauté internationale revienne à la raison et impose au Rwanda un dialogue avec le leadership des FDLR.
 
Poursuivre ceux qui sont impliqués dans le génocide
 
Kigali aura l’occasion de poursuivre ceux qui sont impliqués dans le génocide. Il faut avoir le courage de jeter une passerelle pour discuter avec ses compatriotes. C’est ce qu’exigent Pretoria et Dar-es Salam. La même Communauté internationale l’a imposé à la Rdc alors que la population n’en voulait. Alors que le M23 était vaincu militairement par les Fardc et la Monusco, la Communauté internationale a imposé un dialogue politique qui a débouché sur la Déclaration de Nairobi.
 
En 1998, le Rwanda et l’Ouganda ont occupé la Rdc par leurs armées et ont créé des rébellions sous leur botte, le RDC/Goma, le RCD/K-ML, le Mlc etc. Au bout d’un processus des négociations entre belligérants imposé par la Communauté internationale, les parties ont signé un Accord de paix à Lusaka, en 1999.
 
Malgré cela, la guerre a continué pendant 5 ans et un autre processus des négociations en Afrique du Sud qui a débouché sur le partage du pouvoir entre les anciens rebelles et le pouvoir constitué de Kinshasa. En 2008, le Rwanda crée encore une autre rébellion des Tutsi au Nord-Kivu sous la dénomination du CNDP. Après la guerre, il y a eu des négociations de Goma, de 2009 entre Kinshasa et ces anciens rebelles pro-rwandais qui ont accouché d’un Accord politique.
 
Il n’y a qu’à la Rdc où on impose des dialogues politiques même lorsque les Fardc sont en position de force sur le terrain militaire. Au Rwanda, rien du tout. Même pas avec son opposition politique en exil.
 
Source : africa243.com

Publié dans FRANCAIS

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