Congo-Kinshasa: Des casques bleus ukrainiens interpellés à Goma avec des tenues de l'armée congolaise

Publié le par veritas

MONUSCO

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L'information a fait le buzz mercredi sur les réseaux sociaux. Des soldats de la paix de la Mission de l'ONU pour la stabilisation en RDC (Monusco), photographiés en compagnie d'un Congolais en treillis, étaient accusés de trafic des uniformes de l'armée congolaise.
 
Le porte-parole militaire de la Monusco, le lieutenant-colonel Prosper Félix Basse nie toute implication de la Mission dans un quelconque trafic de ce genre. Il affirme cependant que l'officier ukrainien incriminé a reconnu avoir cherché à acheter six uniformes de la garde républicaine congolaise.
 
Le lieutenant-colonel Prosper Félix Basse raconte :
 
«Nous avons effectivement des soldats de la paix, des casques bleus ukrainiens qui opèrent au niveau de l'aéroport de Goma au sein de la force aérienne de la Monusco qui ont voulu acheter des tenues auprès d'un élément de la garde républicaine congolaise. Ils ont pris contact avec l'individu et à un moment, des agents en civil se sont présentés, les ont interpellés et ils ont été conduits à la 8è région militaire pour des investigations approfondies sur la provenance de ces uniformes là et sur les modalités qui ont conduit ces soldats ukrainiens à acheter ces tenues ».
 
Le général commandant de la force de la Monusco, Carlos Alberto Dos Santos Cruz s'est rendu le même jour au siège de la 8è région militaire où ses casques bleus étaient interrogés. L'officier ukrainien, principal accusé dans cette affaire, a dit aux enquêteurs qu'il voulait acheter ces uniformes pour les utiliser à la chasse à son retour dans son pays. Mais l'enquête déterminera si cette déclaration est exacte ou tronquée, a estimé le lieutenant-colonel Prosper Félix Basse.
 
Le porte-parole militaire de la Monusco a souligné que la Mission onusienne « évolue en RDC dans un cadre tout à fait transparent et les casques bleus doivent avoir un comportement exempt de tout reproche» et que des mesures seront prises à l'issue de l'enquête en cours dans le cadre de la politique de tolérance zéro qui s'applique au personnel des Nations unies concernant certaines pratiques.
 
Cet incident arrive au moment où plus de 200 civils ont été tués à l'arme blanche en l'espace d'un mois et demi à Beni dans le Nord-Kivu, alimentant ainsi les rumeurs d'un un éventuel soutien des éléments de la Monusco aux rebelles ADF qui commettent des massacres.
 
«Je dirai aux populations de Goma de se souvenir qu'il y a peu de temps la Monusco a démontré à suffisance qu'elle était aux côtés des populations civiles. Le M23 a été défait ici avec la contribution et l'engagement de la Monusco. Les casques bleus ont payé un lourd tribut pour défaire le M23. Il faut que la population continue à nous faire confiance. Elle ne doit pas succomber à la manipulation parce qu'aujourd'hui les rumeurs circulent mais nous avons besoin de leur soutien et de leur engagement à nos côtés et aux côtés de forces de défense et de sécurité pour ramener la paix et dans cette région », a insisté le lieutenant-colonel Prosper Félix Basse.
 
Source : allafrica.com

Publié dans FRANCAIS

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barto 28/11/2014 01:00

That's a great error from UN.When you make analysis about that act you can conclude the impact UN has in all conflicts handling by rebels. They sell DRC army uniforms to those rebels in change with gold and diamond.