Burundi : Aucun chef d’état n’a accepté de soutenir le major BUYOYA à New York

Publié le par veritas

Burundi : Aucun chef d’état n’a accepté de soutenir le major BUYOYA à New York
Lors de la dernière session de l’assemblée des Nations Unies qui vient de se terminer, la délégation burundaise conduite par le vice président avait un comportement étrange dans la salle. Comme de petits gamins racoleurs, la délégation accostait chaque chef d’état francophone pour lui demander de soutenir l’ancien président putschiste du Burundi, le major BUYOYA Pierre, au poste de secrétaire général de la francophonie.
 
On a vu tour à tour, le candidat BUYOYA arpentait les couloirs pour accoster un chef d’état, lui parlant pendant quelques secondes. A chaque fois c’est un échec. Les réponses étaient très parlant. Soit ils ont déjà un candidats choisi, soit ce n’est pas ici qu’on peut en parler, soit il lui rappelle carrément que son passé de putschiste ne joue pas de son coté … en gros des refus cuisants.
 
Victime de son équipe de communication
 
Le seul endroit où le candidat BUYOYA est présent c’est sur les réseaux sociaux uniquement. Sur le terrain il n’y pas beaucoup de contact car personne ne veut le recevoir. Alors, il a trouvé une astuce rocambolesque. Il rencontre des autorités dans le cadre de ses consultations en tant que représentant de l’Union Africaine au Mali et son équipe de communication fait croire que c’est dans le cadre de la recherche de soutien pour sa candidature. Un grossier mensonge démasqué et qui vient de couter l’exclusion de deux apprentis communicateurs de son équipe. Il s’agit de Edgar Mbanza et Teddy Mazina.
 
Le premier s’est illustré en faisant une propagande offensive sur les réseaux sociaux, ce qui a renforcé à ternir l’image du major putschiste. Le compte facebook du candidat s’est vu submergé par les partisans du collectif contre la candidature de BUYOYA à l’appel de son porte parole pour saboter cette action. Du coup elle a été saturé et le responsable l’a transformé tout bêtement en « page » facebook. Une victoire pour le collectif et un échec pour les communicateurs du candidat putschiste.
 
Pour le deuxième, son éviction est venu de l’équipe du vice président burundais. Ces derniers ont rappelé à Buyoya que le photographe de Télé Renaissance (une télévision privée appartenant à l’ancien dictateur) Mazina Teddy n’a fait que ternir l’image de l’UPRONA et de son représentant légal sur les réseaux sociaux. BUYOYA qui venait de remarquer que son seul soutient est venu de NIBIGIRA Concilie a nié avoir des relations avec ce photographe. Le message est quand même passé puis qu’aujourd’hui, la télé renaissance a changé de fusil d’épaule et est devenu le premier soutien de madame Concilie.
 
En reniant ses deux «collaborateurs», l’ancien dictateur burundais revient sur ses anciennes pratiques. A chaque fois qu’un de ses collaborateurs lui faisait faux bon, il le reniait publiquement. MUHOZI innocent, directeur de Télé Renaissance, vient de l’éviter en s’alliant publiquement au parti au pouvoir pour sauver la candidature de Buyoya. Ce comportement prouve encore plus que ces journalistes burundais ne sont que des valets d’une personne. C’est vrai qu’on chasse le naturel et qu’il revient au galop même à soixante ans. Buyoya ne changera jamais.
 
Un plan de détournement des fonds publics
 
Aujourd’hui le major BUYOYA devait arrêter sa campagne car il vient de constater qu’il n’a aucune chance de passer. Il reste en course uniquement parce que le parti au pouvoir à Bujumbura le lui exige. Il y a un accord entre le parti au pouvoir et le candidat Buyoya qui n’a rien à voir avec la francophonie mais plutôt vers un plan de détournement des deniers publics.
 
Des sommes colossales sont vidés des caisses de l’état pour soutenir une candidature qui n’aboutira à rien. L’équipe du candidat Buyoya n’existe pas. Il est seul dans sa campagne. Les soit disant membre de son équipe sont de petits voyous volontaires sans aucunes formations en communication. L’exemple du photographe de la télé renaissance est cuisant. Un voyou sans aucune formation, n’ayant jamais fréquenté une école en Europe durant son séjour, qui a fuit la Belgique car poursuivi pour fraude et faux usage de faux en utilisant entre autre la carte d’identité de son meilleur ami. Recherché aussi par la famille de son ancienne copine marocaine pour escroquerie. Si ce n’est pas une honte pour Buyoya et le Burundi c’est quoi ?
 
Les burundais devraient se lever et demander à leur gouvernement d’arrêter de financer cet ancien dictateur putschiste accusé de plusieurs crimes dans son pays sinon il cautionnera un vaste blanchiment d’argent jamais organisé par le CNDD-FDD.
 
Radio BUJUMBURA fm, le 4 octobre 2014

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