Elections burundaises: Bujumbura questionné par les bailleurs!

Publié le par veritas

Elections burundaises: Bujumbura questionné par les bailleurs!
Au Burundi, pays de plus en plus épinglé pour les restrictions imposées aux libertés politiques et les violences politiques attribuées notamment aux jeunes du parti au pouvoir, l’organisation des élections générales de 2015 va coûter très cher. Mais les bailleurs ne sont pas prêts à dépenser sans avoir de réponses à leurs questions.
 
Les prochaines élections générales coûteront 60 millions de dollars américains, dont les deux tiers devront être financés par la communauté internationale, selon la Commission électorale nationale indépendante (Céni). Ce vendredi 1er août, les Pays-Bas, parmi les tout premiers à concrétiser une partie de leurs promesses d’aide, n’ont pas hésité à poser des conditions très précises, dont la réponse devait déterminer le financement des élections. Un cas qui sera sans doute suivi par beaucoup d’autres. L’ambassadeur des Pays-Bas au Burundi a eu le mérite d’avoir un message clair. « Si nous donnons cette première tranche, a expliqué Jolke Oppewal, c’est qu’il y a eu des progrès ».
 
Et de souligner tout de suite qu’il s’agit plutôt de progrès techniques : adoption d’une feuille de route et d’un code de conduite pour des élections libres, et publication d’un calendrier électoral détaillé. Côté politique, son pays, tout comme le reste de la communauté internationale, est très inquiet et cette dernière pose donc ses conditions. « Le déboursement de notre deuxième tranche, également de 1,3 million de dollars, dépendra de l’analyse qui sera faite conjointement avec les partenaires européens, du respect de ses engagements convenus entre les politiciens et le gouvernement burundais, insiste Jolke Oppewal. »
 
Et Bujumbura est attendu sur trois sujets de préoccupation majeurs, selon l’ambassadeur des Pays-Bas. « Il s'agit de l’espace politique, de l’abstinence des violences et du processus de réunification des partis politiques. » Jusqu’ici, seule la France avait déjà contribué au fonds électoral géré par le Pnud, pour seulement 200 000 dollars, ce qui n’empêche pas Pierre-Claver Ndayicariye, le président de la Céni du Burundi d’être confiant. « Nous sommes optimistes dans le fait que les partenaires techniques et financiers vont accompagner le Burundi, explique-t-il mais nous rappelons toujours que l’activité "Elections 2015" relève de la responsabilité première du gouvernement. »
 
La balle se trouve désormais dans le camp du gouvernement burundais.
 
RFI

Publié dans FRANCAIS

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