Rwanda : FDLR, le problème c’est Kagame

Publié le par veritas

Rwanda : FDLR, le problème c’est Kagame
Le problème des FDLR se pose avec acuité à cause de l’intransigeance de Paul Kagame, le président de la république rwandaise, qui ne veut pas du retour de ses compatriotes dans leur pays d’origine. Que faut-il faire pour amener le N° 1 du pays des Mille collines à changer de position vis-à-vis de ceux qu’il appelle « génocidaires » bien que la plupart des réfugiés rwandais ne soient impliqués ni de près ni de loin aux massacres des Tutsi? A ce propos, les analystes politiques spécialisés de la région des Grands lacs sont d’avis que l’arrogance du chef de l’Etat rwandais est due au soutien de ses mentors anglo- saxons. Il suffit que ceux-ci le lâchent pour que cet homme puisse changer de langage.
 
Pour qu’on en arrive-là, intérêt politique oblige, ce lobby doit s’assurer des dividendes qu’il va récolter au cas où leur protégé serait affaibli. C’est ici que l’opposition rwandaise surtout celle située à l’extérieur du pays doit se montrer crédible et offrir des garanties pour une alternance démocratique dans le pays. Mais si ses membres affichent des velléités revanchardes, il est certain que le lobby pro Kagame et même la communauté internationale ne peut pas cautionner une autre dérive au Rwanda, étant donné que le génocide de 1994 a sérieusement terni l’image de cette communauté à cause de son indifférence face aux tristes événements qui ont entraîné ce qui se vit aujourd’hui dans l’est de la RDC.
 
C’est depuis plus d’une semaine que l’avion affrété par le gouvernement congolais pour le transfert vers Kisangani en province Orientale des rebelles des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (Rwanda) se trouve cloué au sol à l’aéroport de Kavumu,  à quelques km de Bukavu,   parce que ces derniers ne veulent pas quitter leur site d’hébergement actuel de Walungu au Sud-Kivu. Ils exigent au préalable la visite du site de  Kisangani par leurs chefs pour évaluer leur viabilité. Jusqu’à samedi 26 juillet, le gouvernement congolais et la Monusco d’une part, et les responsables des FDLR ne s’étaient pas encore mis d’accord pour les modalités de cette inspection du site de transit de Kisangani.
 
A analyser de près cette position des ex rebelles rwandais, il s’agit tout simplement d’une technique pour gagner du temps, leur volonté étant de ne pas quitter leur territoire d’occupation actuel où ils se livrent à des opérations des pillages des ressources naturelles. Face à cette manœuvre dilatoire, le gouvernement congolais doit inviter la communauté internationale à user de tous les moyens conventionnels possibles pour faire partir ces ex combattants vers leur site de transit en attendant une solution définitive.
 
Mais quelle est cette décision définitive à laquelle les Congolais s’attendent pour mettre fin à ce problème qui ne cesse de provoquer une insécurité récurrente dans toute la partie est de la RDC ? Il faut d’abord souligner que la situation que nous déplorons aujourd’hui est la conséquence des événements qui se sont produits au Rwanda en 1994 après l’assassinat de l’ancien président rwandais Juvénal Habyarimana. La communauté internationale avait exigé à l’ex Zaïre d’accueillir des milliers et des milliers de réfugiés rwandais qui avaient fui leur pays pour échapper à la barbarie des éléments de l’armée patriotique rwandaise qui massacraient tous ceux qui ressemblaient à l’ethnie hutu et même aux tutsi modérés.
 
Plusieurs années après ces événements de triste mémoire, il faut que la même communauté internationale prenne ses responsabilités en mains pour le retour dans leur pays de ces réfugiés dont elle a favorisé l’entrée en RDC. Bien sûr qu’il existe des conventions internationales en matière de gestion des réfugiés qu’il faut obligatoirement respecter, mais il faut que cette problématique qui est comme une épine dans le pied de la RDC soit définitivement réglée une fois pour toutes.
 
En tout état de cause la solution au problème de l’insécurité dans toute la région des Grands lacs exige l’implication de diverses parties aux conflits qui déchirent cette sous-région. On ne doit pas traiter isolement le cas des FDLR sans tenir compte des seigneurs de guerre en Ouganda, de la rébellion au Burundi et surtout des graves atteintes aux droits de l’homme perpétrées au Rwanda. Il faut une solution globale pour faire revenir la paix dans cette sous-région. Pour ce, les organisations telles que la SADC et la CIRGL, avec le concours de la Monusco,  doivent se montrer un peu plus pragmatiques dans leurs prises de position au lieu de rester évasives.
 
Source : afrique.kongotimes.info

Publié dans FRANCAIS

Commenter cet article

kamali Achille 01/08/2014 19:28

mwirebe uko musa! ubwo murabona mwageza iki ku banyarwanda koko! mwemere mutahe mucishwe i Mutobo ni impamo igihugu cyababyaye gifite imbabazi muzababarirwa ubundi mwigishwe kwiteza imbere. Ayo mashyamba ntacyo azabamarira mwe n'urubyaro rwanyu.

james 02/08/2014 11:49

Wowe se usa ute? Ese batashye wabaha isura badasanganwe. Uzumirwa,ubuse wowe wagejeje iki kubanyarwanda si inzara n,ubwicanyi,gutwika nibindi.uwakunyereka igihe uzaba wiruka.

WASHINGTON:MANIFESTATION CONTRE KAGAME 31/07/2014 17:19

Vous êtes ici : Home Actu A la Une Majorité et Opposition convoquées à Washington


Majorité et Opposition convoquées à Washington



Détails Catégorie : A la Une Publié le 31 juillet 2014 Écrit par Le Potentiel Affichages : 268 .



.






Révision constitutionnelle et processus démocratique

En marge de la rencontre prévue à Washington le 6 août 2014 entre le président des Etats-Unis, Barack Obama, et une cinquantaine de chefs d’Etat africains, se tiendra un forum où sont conviés des dirigeants de la Société civile et de la classe politique africaine. Pourquoi cette mobilisation ? Que sortira-t-il de Washington ? Autant de questions au moment où en RDC le débat sur une éventuelle révision de la Constitution a pris une nouvelle tournure avec la sortie en grande pompe du parti présidentiel, le PPRD.



Deux activistes de la Société civile (Jérôme Bonso de la Linelit et Gérard Bisambu d’AETA) et des délégués de deux principales factions de la scène politique congolaise, à savoir l’Opposition et la Majorité présidentielle, sont conviés la semaine prochaine à Washington, capitale fédérale des Etats-Unis, à une série d’échanges sur la démocratie et les droits de l’Homme en RDC en particulier, et en Afrique, en général.

Il faut dire que les Etats-Unis vont mettre les bouchées doubles. D’un côté, Barack Obama s’entretiendra avec une cinquantaine de chefs d’Etat africains, de l’autre des acteurs politiques et de la Société civile des pays africains débattront des voies et moyens à mettre en œuvre pour que l’Afrique parvienne à asseoir des bases d’une démocratie solide, fondée sur le respect des droits de l’Homme.

C’est dans ce cadre qu’il faut inscrire la tenue, par les principales organisations américaines de la démocratie et des droits de l'Homme, d’une conférence de la Société civile africaine placée sous le thème « Vers un programme d'action pour la démocratie ».

Ces assises seront une plate-forme importante qui permettra à la Société civile africaine de rappeler à ses gouvernements et à la communauté internationale la valeur de la liberté individuelle et de la démocratie.

Dans le schéma d’Obama

Initiée par National Endowment for Democracy (NED), une structure américaine émargeant au budget du Sénat et généralement coordonnée par un ancien de la très célèbre agence d’intelligence américaine, la CIA, la rencontre de Washington n’a rien de fortuit. Elle est sûrement inscrite dans le schéma du président américain qui s’entretiendra à huis-clos le mercredi 6 août 2014 avec des chefs d’Etat africains.

Selon des observateurs de la scène politique américaine, l’implication de NED dans la stratégie que s’apprête à mettre en œuvre Barack Obama pour sortir l’Afrique du gouffre promet de faire bouger sensiblement les lignes sur le continent noir. En effet, NED, commente-t-on dans les milieux spécialisés, pèse énormément dans la prise des décisions à la Maison Blanche. Le débat auquel sont conviés les acteurs politiques et ceux de la Société civile africains n’est, de ce point de vue, pas protocolaire. Elle répond à un schéma tracé par l’administration Obama.

L’on sait d’ores et déjà que le discours du président américain tournera autour de trois principaux thèmes, à savoir la démocratie, le développement et le respect des droits de l’homme. Déjà le lundi, Barack Obama l’a décliné devant 500 jeunes leaders africains à la Maison Blanche. En d’autres termes, l’Afrique ne peut pas s’engager sur le chemin de développement sans une véritable démocratie. « Quelles que soient les ressources d'un pays, si vous n'avez pas un ensemble de lois, le respect pour les droits civiques et les droits de l'Homme, si vous n'avez pas de liberté d'expression et de rassemblement (...), il est très rare qu'un pays réussisse dans la durée », a indiqué, à ce propos, le chef d’Etat américain.
Outre National Endowment for Democracy (NED), d’autres organismes internationaux sont associés à ces réunions de Washington, à savoir World Movement for Democracy, Freedom House, F. Kennedy Center Robert for justice and human rights, National Democratic Institute, International Republican Institute, Center for International Private Enterprise, Solidarity Center, Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), Foundation for Democracy in Africa et Bridges Institute.

Loin de Kinshasa

C’est bien au-delà des frontières de la RDC et outre Atlantique que des délégués de la MP et de l’Opposition vont faire triompher leurs idées devant les stratèges américains réunis au sein de la NED. Du côté de l’Opposition, l’on annonce le déplacement pour Washington de Martin Fayulu de l’Ecidé, Vital Kamerhe de l’UNC, Félix Tshisekedi de l’UDPS et Thomas Luhaka du MLC. La MP aligne des délégués issus principalement du parti présidentiel, le PPRD. C’est le cas d’Evariste Boshab, secrétaire du PPRD, Ramazani Shadari, président du groupe parlementaire PPRD à l’Assemblée nationale, Lambert Mende Omalanga, président du CCU et porte-parole du gouvernement, Jean-Pierre Kambila, conseiller à la présidence.

Selon des sources concordantes Un autre délégué, non autrement identifié, mais proche du Conseil national de la sécurité, serait également aligné sur la liste de la délégation de la MP.

L’échantillon étant pratiquement relevé, l’on prédit des débats très mouvementés dans la capitale fédérale américaine.

Joint au téléphone par notre Rédaction, Ramazani Shadari, n’a pas voulu engager un débat prématuré. « C’est autour de Washington qu’on va se prononcer. Pour l’instant, il est trop tôt de prédire quoi que ce soit », s’est-il limité à dire.

Réaction tout autant réservée de la part de Martin Fayulu, qui s’est également refusé d’en dire trop : « Les Etats-Unis nous ont invités à Washington pour débattre ensemble de grands problèmes des pays africains, essentiellement de la démocratie. Nous y allons pour leur dire ouvertement ce qu’il en est de la RDC. Pour le reste, nous ne savons pas ce que les Etats-Unis nous réservent comme surprise. Sans doute, après cette rencontre et le sommet entre Obama et des dirigeants africains, quelque chose va bouger en Afrique ».

Le plus évident est qu’à Washington, des délégués congolais seront à l’école de la démocratie. Leur point de vue ne devait pas sensiblement agir sur les choix déjà opérés par les Etats-Unis. John Kerry, secrétaire d’Etat américain, et Russ Feingold, envoyé spécial des Etats-Unis dans la région des Grands Lacs, l’ont fait savoir lors de leur passage en RDC.

La conclusion de toutes ces rencontres donnera des indications claires sur le dénouement à l’horizon 2016.

Encadré
Le monde a besoin d'une Afrique "forte et autonome", pense Barack Obama

Le monde a besoin d'une Afrique "forte et autonome", pense le président des Etats-Unis, Barack Obama. Il a souligné lundi la nécessité de renforcer les institutions démocratiques sur le continent à une semaine d'un sommet qui rassemblera à Washington la quasi-totalité des dirigeants africains.

M. Obama, né aux Etats-Unis d'une mère américaine et d'un père kényan, avait lancé l'idée de ce sommet il y a un an, lors d'une tournée au Sénégal, en Afrique du Sud et en Tanzanie. Lors d'un discours au Cap, il avait souhaité « ouvrir un nouveau chapitre dans la relation entre les Etats-Unis et l'Afrique ».

Mettant en avant « le plus grand rassemblement de chefs d'Etat et de gouvernement africain jamais organisé par un président américain », M. Obama a assuré lundi dernier devant des étudiants africains qu'il illustrerait sa conviction que « la sécurité, la prospérité et la justice » dans le monde « ne sont pas possibles sans une Afrique forte, prospère et autonome ».

Seuls les dirigeants de l'Erythrée, du Soudan et du Zimbabwe n'ont pas été conviés par la Maison Blanche à ce sommet de trois jours, qui débute lundi. L'Egypte, qui avait dans un premier temps été écartée, a finalement reçu une invitation de dernière minute.

« Si nous sommes conscients des réelles difficultés que rencontrent tant d'Africains chaque jour, nous avons aussi le devoir de saisir le potentiel extraordinaire de l'Afrique d'aujourd'hui, qui est le continent le plus jeune et qui connaît la croissance la plus forte », a-t-il poursuivi.

Pour l'Afrique sub-saharienne, le Fonds monétaire international (FMI) table sur une croissance de 5,4% pour l'année en cours et de 5,8% pour 2015, des chiffres nettement supérieurs aux projections de croissance mondiale (3,4% pour 2014, 4% pour 2015).

Les Etats-Unis ne pointent cependant désormais qu'à la troisième place au tableau des échanges commerciaux avec l'Afrique, derrière l'Union européenne, solidement en tête, et la Chine, qui a fait un spectaculaire bond en avant au cours de la décennie écoulée.

Nécessaire alternance

Lors d'un échange avec les étudiants, M. Obama a longuement insisté sur la question de la gouvernance sur ce continent où 60% de la population a moins de 35 ans. Il a appelé de ses vœux « un nouveau modèle de partenariat entre l'Amérique et l'Afrique, un partenariat d'égal à égal s'appuyant sur votre capacité à renforcer la démocratie et à promouvoir la paix et la sécurité ».

« Quelles que soient les ressources d'un pays, si vous n'avez pas un ensemble de lois, le respect pour les droits civiques et les droits de l'homme, si vous n'avez pas de liberté d'expression et de rassemblement (...), il est très rare qu'un pays réussisse dans la durée », a-t-il souligné. « Vous n'éliminerez jamais la corruption à 100% (...) mais l'important est que le respect de la loi soit la norme ».

Le président des Etats-Unis a également insisté sur une nécessaire alternance politique à la tête des pays africains. « Un Etat de droit, c'est aussi le fait que les dirigeants ne gardent pas le pouvoir éternellement. Si vous avez les mêmes dirigeants tout le temps, vous n'avez plus d'idées nouvelles et le respect de la loi va en diminuant ».

M. Obama s'exprimait devant 500 étudiants africains participant à un programme d'échange qui a été rebaptisé « Mandela Washington Fellowship for Young African Leaders », en l'honneur de l'ancien président sud-africain et icône de la lutte anti-apartheid, décédé en décembre 2012.

A l'exception d'une brève escale au Ghana en juillet 2009 et d'un aller-retour à Johannesburg pour les funérailles de Nelson Mandela, le premier président noir des Etats-Unis, dont l'élection en 2008 avait suscité d'immenses espoirs en Afrique, n'a effectué qu'une seule grande tournée sur le continent, en juin 2013.

La Libre/LP