RDC: Le FDLR a accepté de déposer les armes pour mener un combat politique (Irategeka Wilson)

Publié le par veritas

RDC: Le FDLR a accepté de déposer les armes pour mener un combat politique (Irategeka Wilson)

Les quatre-vingt-quatre rebelles rwandais des Forces démocratiques pour la libération du Rwanda (FDLR), qui se sont rendus samedi dernier à Kigogo (Sud-Kivu) se disent déterminés à contribuer au retour de la paix à l’Est de la RDC et dans la région des Grands Lacs en général. Ils ont fait cette déclaration lundi 9 juin dans cette localité du territoire de Mwenga lors de la cérémonie du désarmement volontaire de ces rebelles, en présence des ambassadeurs des pays membres de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC) et de la Monusco.

Le gouverneur du Sud-Kivu, Marcellin Chishambo, a par ailleurs invité les autres combattants qui trainent encore dans la brousse à se rendre «sans aucune pression militaire. »
 
«Je voudrais déclarer ouverte cette opération et c’est devant tout le monde. Nous voudrions faire remarquer que nous n’avons pas eu de combats, puisque l’opération a été conçue dans un cadre pacifique : désarmement volontaire des combattants FDLR.»
 
Dans son mot de circonstance, le secrétaire exécutif des FDLR, Wilson Irategeka, a déclaré que son mouvement a accepté de déposer les armes pour mener un combat exclusivement politique. Pour lier l’acte à la parole, il a remis à la SADC 83 combattants, 225 dépendants, 83 armes légères et 8 lourdes. Pour sa part, le secrétaire exécutif de la SADC a promis que chaque diplomate irait plaider cette situation dans son pays pour un aboutissement heureux de ce processus:
 
«Nous sommes extrêmement encourages du désarmement des membres des FDLR et nous espérons que plus de membres [de ce mouvement] viendront encore déposer leurs armes auprès de la Monusco. Nous lançons un appel à tous ceux qui sont dans la brousse de sortir. Nous allons faire rapport à nos différentes capitales pour leur proposer quelle sera l’action suivante.»
 
Ces combattants FDLR  ainsi que leurs dépendants ont rejoint le centre de regroupement et de triage de Walungu mardi 10 juin, sous la supervision de la Monusco. Le 30 mai dernier, une centaine d’autres rebelles FDLR se sont rendus dans la localité de Kateku au Nord-Kivu.
 
Le 4 juin, le chef de la Monusco, Martin Kobler a lancé un dernier appel aux FDLR pour déposer les armes au risque d’y être contraint par les forces de la misions onusienne et l’armée congolaise.
 
Radio okapi

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